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  • www.imagine-magazine.com

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    EDITO


    Chapeau, Elio, d’avoir sauvé les meubles ! 
    Mais la maison brûle... 


    Malgré l’obstruction de Bart, vous y êtes arrivé. On peut donc dire que vous avez (provisoirement) sauvé les meubles. Chapeau, Elio ! Mais la maison brûle. Où sont les choix politiques nouveaux pour répondre aux grands défis de notre temps ?

     

    Aménagement du territoire, urbanisme et architecture 

     

     

     

     


     

  • Court-Saint-Etienne


     

    La Ferme Blanche - Rue de la Quenique, 18 - 1490 Court-Saint-Etienne

     

     secretariat.steiner@scarlet.be        et             direction.steiner@scarlet.be

     

    www.ecole-steiner.be/Steiner

     

     

     

     

  • École Rudolf Steiner de Montréal

     

    École Rudolf Steiner

      

                                                             de Montréal   

  • " Nous y sommes "

     

    " Nous y sommes "
     par Fred Vargas

    Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
    Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

    Nous avons chanté, dansé.

    Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
    Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

    Franchement on s'est marrés.
    Franchement on a bien profité.

    Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
    Certes.

    Mais nous y sommes.

    A la Troisième Révolution.

    Q ui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
    « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

    Oui.

    On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
    C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

    La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
    De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
    Son ultimatum est clair et sans pitié :
    Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).

    Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
    Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
    D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
    Peine perdue.

    Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

    Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

    S'efforcer. Réfléchir, même.

    Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
    Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.

    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
    Pas d'échappatoire, allons-y.

    Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
    Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
    A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
    A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
    A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

    Fred Vargas

  • Quatre millions de GSM inutilisés en Belgique

    Quatre millions de GSM inutilisés en Belgique

     

    En Europe, près de 105 millions de GSM resteraient au fond des tiroirs. Et rien qu'en Belgique, de l'ordre de 4 millions de GSM ne serviraient plus, selon Regenersis, société spécialisée dans la revente et le recyclage d'appareils d'occasion.

    Ces 5 dernières années, Regenersis a déjà recueilli plus de 10 millions de GSM d'occasion. Des appareils qui sont vérifiés, dont les données sont effacées puis qui sont revendus en Europe de l'Est, en Afrique et au Moyen-Orient. "Environ 2 appareils sur 3 sont en ordre de marche. Et les GSM cassés sont envoyés au recyclage dans des sociétés comme Umicore", explique Grégoire Dumoulin, responsable chez Regenersis des ventes sur le continent européen. Le quartier général de Regenersis se trouve en Grande-Bretagne et l'entreprise a conclu des accords avec de nombreux opérateurs dont Vodafone et Orange, tout en travaillant avec de grandes entreprises.

    "De nombreux GSM dorment dans des tiroirs. En fait, ils devraient être envoyés au parc à conteneurs, mais qui veut aujourd'hui payer pour s'en débarrasser? Nous payons 3 EUR par GSM enlevé", poursuit Marc Delorge, directeur Benelux. L'entreprise peut choisir d'encaisser l'argent ou de le verser à une oeuvre. C'est ainsi que Vodafone Pays-Bas est partenaire d'une association qui s'occupe d'enfants malades de longue durée.

    Luc Blyaert

     

     

  • Objecteurs de croissance

    www.decroissance.info/-Radio

    Objecteurs de croissance

    Radio

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    L’émission OBJECTEURS DE CROISSANCE est diffusée sur Radio Panik 105.4 à Bruxelles le premier jeudi de chaque mois à 19 heures sauf en août et reprise sur le site radio.decroissance.info.

    Le programme a pour but de sensibiliser nos concitoyens aux problèmes posés par notre modèle économique basé sur l’augmentation constante de la production et de la consommation.

    Il se veut également un lieu de rencontres, de réflexions et de débats pour les gens et les associations, en Belgique et ailleurs, qui dans leurs analyses et leurs pratiques contestent le mythe de la croissance économique et combattent ses effets dévastateurs.

    L’émission est soit un montage comprenant différentes interventions montées avec des musiques et des ambiances vécues soit une émission en direct avec des invités.

    En tant que média alternatif, l’émission se veut être un espace sonore participatif, bénévole et ouvert à ceux qui désirent prendre part à la réalisation de celle-ci..

    La copie (partielle ou totale), le téléchargement et la diffusion de ce programme sont vivement encouragés.


  • Des plantes épuratrices pour lutter contre la pollution intérieure

     

     

     

     

     Des plantes épuratrices pour lutter contre la pollution intérieure

  • sinusite

     

    Le jala neti, une aide efficace contre les rhumes et la sinusite

    Nous voici entrés dans la saison des rhumes et autres sinusites... Je veux donc vous parler d'une méthode très simple et qui ne coûte quasiment rien pour éviter ces petits désagréments saisonniers.

    Il s'agit du Jala neti, une technique de nettoyage du nez avec de l'eau salée qui est utilisée par les yogis depuis des millénaires.

    Un peu d'explications..

    Pour ceux d'entre vous qui ne voient pas comment est l'intérieur des cavités nasales, l'idée de faire passer de l'eau tiède salée dans ses narines peut sembler saugrenue..

    En fait la première barrière contre les bactéries sont les petits cils qui empêchent les particules les plus larges de rentrer dans le nez. Ces cils sont normalement nettoyés lors de la respiration et lorsqu'on se mouche, mais parfois, à cause d'une accumulation de poussières, ils se collent et ont donc besoin d'être nettoyés.

    La totalité des cavités nasales est recouverte de mucus, depuis le nez jusqu'à la gorge, dont le rôle est capturer les particules les plus fines et les bactéries. Le mucus sale est ensuite soit mouché, soit expulsé en toussant soit avalé (burk....)

    Les cavités des sinus quant à elles sont un filtre encore plus perfectionné qui, si elles s'infectent, peuvent secréter un mucus liquide qui a pour rôle d'éliminer les germes. C'est la sinusite, qui peut être temporaire ou chronique.

    Comment nettoyer son nez avec le Jala neti?

    Et d'abord qu'est ce que c'est que cette bête là? Alors ça ressemble à ça:

    bleuciel_360x270

     

     

    Souvent, une sinusite s’installe en queue de rhume. Les mucus s’épaississent et une obstruction s’installe. La rhinite dégénère en sinusite. Ceux qui prennent souvent l’avion savent que les fins de rhume risquent de donner lieu à des décompressions très douloureuses en croisière, ou à des descentes de cabine pénibles avec forts picotements d’aiguilles et larmoiements. À savoir qu’en plus des sinus frontaux, nous avons aussi des sinus maxillaires souvent moins douloureux mais présentant plus de risques de débordements au niveau du parodonte.

    La médecine propose souvent des traitements aux antibiotiques ou à la cortisone qui enferment littéralement le loup dans la bergerie et ne résolvent pas le problème définitivement.

    Enfin, il faut signaler que les sinus peuvent servir d’émonctoire de même que l’on pourrait avoir un ulcère variqueux, des leucorrhées, de la bronchite ou une fistule anale. Il convient alors de procéder à des remèdes de drainage de fond selon que l’intestin, le foie ou les reins sont la cause de la déficience.

    • D’abord que faire pour qu’un rhume ne dégénère pas en sinusite ?

    Attendre l’épaississement des mucosités nasales (pas avant), effectuer deux inhalations par jour avec du Calyptol inhalant (en pharmacie). Un inhalateur en plastique ne coûte pas cher.

    • De plus, pour dégager et nettoyer le cavum : effectuer au lever un « neti » (rinçage du nez avec de l’eau salée). Cette méthode pratiquée par la plupart des yogis est aussi conseillée par certains spécialistes ORL.

    Le neti peut être pratiqué en tant qu’hygiène journalière mais aussi pour régler une sinusite installée.

  • Scandale de très grande ampleur dans le nucléaire français

     

     

     

    Scandale de très grande ampleur dans le nucléaire français



    - Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement : les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !

    - Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande à M Borloo des explications immédiates



    Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique aujourd'hui une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.

    Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre Décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008. (Voir liens ci-dessous)

    On ne peut d'ailleurs qu'être stupéfait du silence total de l'ASN à propos de ses propres décisions qui, de par leur importance, méritent au contraire la plus grande publicité. Et ce d'autant que des questions graves se posent. Les autorités françaises doivent y répondre de toute urgence et le Réseau "Sortir du nucléaire" interpelle aujourd'hui même par courrier à M Borloo (voir ci-dessous), ministre en charge de l'énergie :

    - alors que les laboratoires des centrales nucléaires EDF ne sont plus agréés, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés autorisant EDF à exploiter ces centrales ? Si ces mesures ne sont pas faites, les centrales doivent être immédiatement arrêtées.

    - quelles sont précisément les défaillances des laboratoires des centrales nucléaires EDF, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?

    - quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par les centrales nucléaires au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?

    - comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs opérés l'environnement ?

    Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs installations nucléaires : il est légitime de se méfier de l'industrie nucléaire qui est habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles opérés par EDF sont défaillants et permettent très probablement des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions.

    Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle est très loin d'être irréprochable alors que les conséquences et les risques qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé des populations sont incommensurables et incomparables à tous les autres. Il est plus que temps de sortir du nucléaire.

  • Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?

     

     

    Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?

    Docteur Joseph Hériard Dubreuil

    La médecine anthroposophique se distingue de l'homéopathie, mais elle a recours aussi à des dilutions homéopathiques. Elle utilise également des plantes, mais ne doit pas être confondue non plus avec la phytothérapie. Sa caractéristique la plus originale réside dans ses fondements qui tiennent compte d'une connaissance de l'homme et de l'univers, et dons la démarche rationnelle sur laquelle repose la thérapeutique.

    LES REMÈDES ANTHROPOSOPHIQUES

    La médecine anthroposophique date de 1920. L'homéopathie peut être datée de 1796. On ne s'étonnera donc pas que la méthode des dilutions homéopathiques soit reprise par la médecine anthroposophique qui est bien postérieure, cette méthode étant alors considérée comme un acquis. Il y a cependant des différences dans la préparation des teintures-mères ou des souches de base pour les dilutions ou triturations, différences dans le mode de culture des plantes médicinales, lorsqu'elles sont cultivées, dans le choix du jour et de l'heure pour la récolte, dans l'utilisation de divers procédés, en particulier la chaleur, pour la préparation des souches. Les dilutions sont toujours décimales (une partie pour neuf parties de solvant) alors que la plupart des dilutions homéopathiques courantes sont centésimales (une partie pour quatre-vingt dix-neuf parties de solvant). Des expérimentations précises ont montré en effet que c'est avec des dilutions décimales que l'on obtenait les meilleurs résultats. La médecine anthroposophique a recours également, de façon beaucoup plus large que l'homéopathie, aux remèdes tirés du monde minéral. Elle utilise divers minerais provenant des cinq parties du monde (ou même tombés du ciel comme les météorites), ou bien le métal lui-même obtenu par sublimation sur une source de chaleur et se déposant sur une paroi froide (" miroir métallique "). Ces minéraux ou ces métaux sont ensuite traités par triturations décimales successives. Outre ces modes de préparation qui l'apparentent à l'homéopathie, la médecine anthroposophique a également recours à des procédés originaux de préparation de médicaments spécifiques. Par exemple, l'utilisation de métaux végétabilisés. On fait croître une plante sur une terre qui a reçu une dilution d'un métal avec lequel cette plante a une affinité particulière ; et on répète l'opération à partir de la plante de l'année précédente; au bout de trois ans, on dispose d'une plante qui s'est imprégnée naturellement de ce métal : on l'utilisera sans avoir recours aux dilutions homéopathiques; on dispose ainsi d'un remède contenant les forces métalliques, mais sous forme végétale. Cela va permettre d'entreprendre un traitement pour un patient qui a besoin de ce métal mais ne pourrait bénéficier directement de la thérapeutique par le métal ; on prépare ainsi la voie à l'utilisation du métal lui-même dans un deuxième temps. Un autre exemple est en quelque sorte l'inverse du précédent : on observe les différents processus présents dans une plante médicinale, et on " copie ", avec une composition minérale appropriée, cet ensemble de forces végétales. On a, si l'on veut, une plante présentée sous forme minérale. Une grande partie des remèdes sont des remèdes composés, les différents composants étant réunis pour leurs valeurs propres et pour l'ensemble qu'ils forment, cet ensemble étant plus que la somme de ses composants. Il est fréquent, dans ces exemples, que les composants soient mélangés entre eux avant de procéder à la dernière dilution ou aux dernières dilutions. C'est donc le mélange lui-même qui bénéficie de la dynamisation homéopathique.

    FONDEMENTS RATIONNELS DE LA THÉRAPEUTIQUE

    La thérapeutique, le choix des composants pour un remède donné, le choix d'un remède pour un patient donné ou pour une maladie donnée, reposent sur une pensée rigoureuse, et non pas sur l'empirisme. On tient compte des forces qui sont à l'oeuvre, dens le monde végétal et dans le monde minéral principalement (il y a aussi quelques remèdes d'origine animale), et du fait que ces forces sont à l'oeuvre aussi, mais d'une autre manière, à l'intérieur de l'organisme humain. En particulier lorsqu'une maladie s'installe, c'est qu'un processus inhabituel, qui n'a pas sa place dans un organisme en bonne santé, prend naissance et se développe dans tel ou tel organe. Une connaissance de la nature exacte de ce processus permet de le rattacher à un processus, normal celui-là, car il est à sa place, de la nature végétale ou minérale. Il faut alors proposer à l'organisme malade, sous la forme qui convient, le remède préparé à partir de la plante ou du minéral. Le processus morbide s'oriente alors vers cet apport extérieur donné sous forme de remède ; il se détourne de l'organe sur lequel il s'exerqait et cet organe en est ainsi libéré, il retrouve un fonctionnement normal. En général, le remède bien choisi joue un rôle incitateur, il montre la voie, et l'organe ou l'organisme malade n'avait besoin que de ce point de départ : le processus de guérison une fois enclenché se poursuit de lui-même. Ce qui est dit là décrit l'action d'un remède introduit à l'intérieur de l'organisme (par la bouche ou par injection). Il existe d'autres modes d'administration des médicaments, par voie externe (onguents, bains, enveloppements, etc.).

    CONNAISSANCE DE L'HOMME ET DE L'UNIVERS

    Le principe exposé ainsi de manière succincte suppose donc une connaissance très vaste de ce qui a été appelé processus à l'oeuvre dons l'organisme ou dans la nature extérieure. En particulier, un processus dans la plante ou le minéral ne s'identifie pas avec ce que l'on appelle habituellement le principe actif. Cette notion repose sur une vision trop strictement matérielle. Il faut apprendre à voir dans une substance donnée d'autres forces que le simple assemblage moléculaire ne révèle pas. C'est la connaissance de ces forces cachées à la vision scientifique habituelle qui fonde la rationalité du choix des remèdes appropriés. Cela suppose donc l'accès à une connaissance élargie de l'homme et de l'univers, élargie par rapport à la connaissance strictement matérielle qui a cours à notre époque. Cette connaissance, appelée anthroposophie, a donné son nom à la médecine qui en est issue et qui s'appuie sur elle. Cette connaissance anthroposophique repose sur un développement des capacités de connaissance qui existent en tout homme, mais restent en général inexplorées. L'anthroposophie expose en détail la méthode à suivre pour parvenir à ces connaissances. Cependant, il n'est pas nécessaire d'être parvenu soi-même à la découverte de ces connaissances pour les utiliser, de même qu'il n'est pas nécessaire d'être un Hahnemann pour appliquer la loi de similitude. Mais le médecin doit être capable d'accéder à la démarche rationnelle sous la forme sous laquelle se manifestent ces connaissances. La médecine anthroposophique se présente en effet sous forme d'un donné élaboré aux environs de 1920 par son fondateur, Rudolf Steiner, avec la collaboration principale du Dr Ita Wegman qui a créé la première clinique anthroposophique pour l'application de ces découvertes. La formation actuelle du médecin anthroposophe consiste donc à s'appliquer à l'étude des résultats ainsi donnés pour parvenir à une compréhension qui rende possible l'intelligence intrinsèque des remèdes, le choix thérapeutique judicieux, et si possible, l'extension de cette démarche à de nouvelles formes de maladies qui n'existaient pas en 1920. Cette recherche prolonge la démarche initiale. Elle a lieu dans les cliniques et dans des instituts de recherche.

    LE PATIENT, UN ËTRE UNIQUE QUI A SON HISTOIRE

    Á partir de ces données que l'on peut qualifier d'objectives, le médecin élaborera une thérapeutique tenant compte de la personnalité du patient. L'élément le plus important de la nature humaine est en effet la personnalité, et beaucoup de maladies, en particulier les plus graves, viennent d'un trouble dans la façon dont la personnalité fait face aux événements de sa vie. Ce qui est indiqué ici brièvement ne doit pas être assimilé à ce qu'on appelle en général la médecine psychosomatique ; ici, il y a une prise en compte de la personnalité comme d'un noyau intime de l'être humain se situant au-dessus des manifestations psychiques et physiques. Cet élément supérieur de l'être humain, le moi personnel, est attentivement pris en compte dans les manifestations de l'histoire individuelle du patient, et dans les répercussions de cette histoire individuelle qui se traduisent en symptômes physiques. C'est ici que la thérapeutique fait appel principalement aux médicaments d'origine minérale. Ce point de vue ne peut être ici que cité ; il représente l'un des apports les plus originaux et les plus féconds de la médecine anthroposophique.

    DONNÉES PRATIQUES

    La médecine anthroposophique est pratiquée par des médecins régulièrement diplômés et inscrits au Conseil de l'Ordre. Il serait en effet tout à fait contraire aux vues du fondateur que cette médecine se situe en marge et soit pratiquée par des personnes que la société ne reconnaîtrait pas publiquement comme des médecins. Dans d'autres pays, les cliniques sont nombreuses. Il existe même, en Allemagne, un hôpital universitaire où les étudiants en médecine préparent, outre leur diplôme, leur apprentissage de la médecine anthroposophique. Outre la thérapeutique par les médicaments et les soins externes qui ont été cités, il existe également des arts thérapeutiques, en particulier une utilisation de la peinture ou du modelage à des fins thérapeutiques et, en outre, un art du mouvement original qui est l'un des fruits de l'anthroposophie, l'eurythmie. L'application de cet art du mouvement à la santé est connue sous le nom d'Eurythmie curative.

    Ce texte est publié par l'Association des patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), dont le premier objectif est l'information des patients.