environnement

  • semaine bio 2013

    Semaine  bio 2013

    Comment participer?

    La thématique pour 2013

    Le bio près de chez vous, c’est bon pour la santé, mais en plus cela a du goût!

    Les produits bio ont convaincus de nombreux consommateurs car ils sont respectueux de la santé de l’homme assurant par exemple des produits exempts de pesticides chimiques, de résidus d’OGM. Mais ce n’est pas tout! Les produits bio sont aussi reconnus pour leur goût authentique et savoureux. Des légumes de pleine terre, des animaux élevés en plein air, du pain qui a pris le temps de lever, les produits bio séduisent par leur qualité. Le Semaine Bio mettra en avant le bio, bon pour la santé, bon pour le palais.

    En 2013, la campagne mettra une fois encore la production régionale à l’honneur. La Wallonie compte à elle seule 980 producteurs et 434 transformateurs bio Wallons à la fin 2011. La Semaine Bio est l’occasion de mettre en avant ce fort potentiel et un savoir-faire de qualité.

    La Semaine Bio 2012 en 4 questions

    1. Qui peut participer?

    Que vous soyez producteur, transformateur, point de vente, association, collectivité, école ou particulier, vous pouvez proposer une activité, à condition qu’elle soit en lien avec l’agriculture biologique.

    Pour participer, pas besoin de gros moyens, ni de déplacer des montagnes, tous les projets comptent, qu’ils soient à destination du grand public ou des professionnels! Il vous suffit d’avoir une idée.

     

     

    2. Comment participer?

    Vous devez vous inscrire en ligne via www.semainebio.be/inscriptions.php ou compléter le formulaire en pièce jointe et le renvoyer au plus tôt et avant le 10 avril par fax (081/390 691) ou par courrier postal à BioForum Wallonie (98, rue Nanon, 5000-Namur). Une fois votre dossier d’inscription complété, BioForum Wallonie reprendra contact avec vous. Après acceptation de votre dossier, vous recevrez des outils de communication pour faire connaître votre action.

    3. Quelle activité?

    Soit vous vous adressez au grand public,

    Quelques exemplesd’activités en lien avec la thématique:

    • dégustation de produits locaux, test goût à l’aveugle
    • atelier culinaire pour apprendre à cuisiner vos produits
    • démonstration avec participation du public
    • conférences et soirées débats
    • visite ou portes ouvertes: faire découvrir, au détour d’une ballade, vos installations et en quoi consiste votre quotidien
    • promotions
    • animations pédagogiques
    • expositions
    • projections et débats
    • etc.

    Soit/Et vous vous adressez aux professionnels,

    Quelques exemples:

    • conférences et soirées débats
    • formations
    • rencontres en réseaux
    • dégustations
    • etc.

    Si vous désirez organiser une conférence ou un atelier pédagogique, BioForum Wallonie peut vous aiguiller vers des intervenants.

    Toute activité ayant pour thème le goût et les saveurs des produits locaux sera particulièrement encouragée!

     

    4. Comment communiquer votre activité?

    Pour donner de l'ampleur à la campagne et sensibiliser le grand public, la Semaine Bio bénéficiera d'une couverture médiatique.

    Pour assurer la visibilité de votre action, Nous mettons à votre disposition plusieurs outils. A vous de vous en servir pour promouvoir votre activité:

    1. Votre activité sera répertoriée sur le livret «Programme de la Semaine Bio» et sur le site internet www.semainebio.be

    2. Nous vous offrons un kit communication (à commander lors de votre inscription) reprenant:

    • des flyers personnalisables pour y inscrire votre activité (GRATUIT)
    • des livrets «Programme de la Semaine Bio» reprenant votre activité (GRATUIT)
    • des folders généraux sur le bio (GRATUIT)
    • des livrets de cuisine bio, réalisé en collaboration avec le magazine Télépro, à offrir à vos visiteurs. (GRATUIT) (Sous réserve de l’obtention des subsides du Ministre de l’agriculture)
    • des sets de table sur la thématique bio (uniquement pour les activités comportant dans leur programme un repas bio) (GRATUIT)
    • des bâches «Semaine Bio», format 50 cm x 150 cm avec 4 œillets(8 euros/ unité+ frais de livraison à inclure)

    3. Vous pouvez également télécharger sur le site www.semainebio.be:

    • Des banners pour votre site internet
    • Un communiqué de presse personnalisable

    La mobilisation locale est toujours la plus efficace, nous vous invitons à utiliser massivement les outils cités ci-dessus, mais aussi à faire connaitre votre activité via vos réseaux (clients, amis, fournisseurs, associations…) par courrier, email, SMS

    Quelques autres astuces pour diffuser votre activité:

    • Informerles médias locaux (presse, radio, télé,...), invitation des journalistes à vos événements, annonces publicitaires…
    • Encoder votre action sur le site Quefaire.be: c’est gratuit et ça vous assure une excellente visibilité
    • Diffuser votre activité via les réseaux sociaux(Facebook, ...)





    Contact : BioForum Wallonie - Rue Nanon, 98 - 5000 Namur
    Tél. : 081/ 390 690 Fax. : 081/ 390 691
    wallonie@bioforum.be - www.biowallonie.be


  • vêtements « propres »

     

     


     

    Greenpeace s’en prend à Zara

    Greenpeace reproche à Zara de ne pas avoir proscrit les substances toxiques de ses vêtements.
    Aux yeux de Greenpeace, Zara est encore loin du compte en matière de protection de l'environnement et des consommateurs.

    Les processus de fabrication de la célèbre marque espagnole ne sont pas du goût de l’association.

    C’est un sujet qui lui tient beaucoup à coeur. Greenpeace veut des vêtements « propres » et ne lésine pas sur la contre-publicité et les rapports à charge pour parvenir à ses fins. Les Lacoste et autres Nike en savent quelque chose, eux qui se sont retrouvés dans l’oeil du cyclone et ont décidé de « verdir » leurs gammes sous la pression des environnementalistes.

    D’une façon générale, même si l’époque est à la « fast fashion », pléthore de grandes marques ont pris des dispositions importantes pour réduire leurs consommations d’eau, de déchets, de produits toxiques et leurs rejets de gaz à effet de serre. Il subsisterait néanmoins un canard boiteux et pas des moindres puisqu’il s’agit de Zara, qui compte pas moins de mille huit cent trente magasins dans soixante pays.

    « Depuis le lancement de la campagne Detox, Greenpeace a mené des actions devant les magasins Zara de quatre-vingt villes du monde […] Samedi, c’est dans dix-neuf villes de France que les militants étaient mobilisés afin d’alerter les consommateurs sur la présence de substances chimiques dangereuses dans les vêtements Zara et de les inciter à exiger de la marque espagnole qu’elle renonce à ces substances toxiques », relate l’association de protection de l’environnement sur son site Internet.

    L’exemple d’H&M

    Une initiative qui a fait mouche et a été « doublée » par la mise en ligne sur le web d’une pétition ayant récolté la bagatelle de deux cent quarante mille paraphes en l’espace de trois jours. De quoi persuader la direction de la multinationale espagnole de lâcher du lest. Si cette dernière a proclamé sa « volonté » de cesser tout rejet de produit toxique dangereux, Greenpeace et ses soutiens attendent cependant des mesures et des engagements significatifs.

    De leur point de vue, l’objectif de ne plus émettre le moindre rejet toxique à l’horizon 2020 est accessible, « mais (il) passe par des actions concrètes à plus court terme telle que la transparence immédiate sur les produits chimiques utilisés, les rejets occasionnés et les sites de production concernés ; et un plan d’action pour éliminer rapidement les produits dangereux », énumère l’ONG. Son « matraquage » a fini par faire plier le groupe suédois H&M, l’un des principaux concurrents de Zara, qui a notamment promis de proscrire les perfluorocarbures (PFC) de sa chaîne de production à compter de 2013.

    L’entreprise espagnole, qui vend plus de huit cent cinquante millions de vêtements chaque année dans le monde, sait ce qu’il lui reste à faire…

  • Peintures Naturelles AURO à Theux 087 530 519

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    Information sur le niveau d’émission de substances volatiles dans l’air intérieur, présentant un risque de toxicité par inhalation, sur une échelle de classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions)

     

    Dès maintenant, AURO est à même de vous offrir des produits de la classe A + pour tous les domaines d'application dans la maison.

    Que vous souhaitiez décorer vos murs, traiter vos parquets, laquer vos meubles, lasurer vos fenêtres ou coller un revêtement de sol, AURO a les produits adéquats, classés A + selon la nouvelle loi française.

     

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    La peinture lavable N° 324 est une peinture mate en dispersion, à base d'huiles naturelles. Comme tous les produits AURO, elle laisse respirer les murs et garantit ainsi un climat ambiant sain. Blanche à la base, on peut la colorer avec les colorants pour peinture murale AURO N° 330. Grâce à ses propriétés de lavabilité, elle est particulièrement adaptée à une application dans un couloir ou dans une chambre d'enfants.
    Forte de sa transparence, la société AURO déclare toutes les matières premières utilisées pour la fabrication du produit, sur l'étiquette.

    Pour tout renseignement technique, consultez notre fiche technique ou renseignez-vous auprès de votre revendeur AURO local.

    Magasin BIO   www.clairdeterre.be                                                                                               37 rue hovémont   Theux                                  087 530 519

     

     

     

     

  • Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste

    LIBERTÉ DE LA PRESSE

    Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste



    GASLAND par latelelibre

    PAR SOPHIE CHAPELLE (3 FÉVRIER 2012)

    Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive "Gasland", qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux États-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence.

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    Enquêter sur les gaz de schiste dérange le monde industriel et politique. Le 1er février, Josh Fox, le réalisateur du documentaire Gasland, a été arrêté alors qu’il assistait à une audience à la Chambre des représentants des États-Unis. Le sous-comité de la Chambre sur la science, l’espace et la technologie devait examiner un rapport [1] de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publié en décembre 2011, dont les conclusions sont sans appel : la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste représente un danger pour les eaux souterraines.

    D’après Josh Fox, « les dirigeants républicains voulaient utiliser cette audience pour attaquer l’enquête menée par l’EPA, qui implique des centaines d’échantillons et d’analyses de l’eau ». À l’origine de cette enquête, des habitants de Pavillion, dans le Wyoming (166 habitants), se plaignent au printemps 2008 auprès de l’agence environnementale de la qualité de leur eau potable. L’odeur et la couleur de l’eau leur paraît suspectes. Et ils s’interrogent sur le lien éventuel avec les 169 puits de forage qui entourent leur ville… L’industrie gazière – menée par la compagnie canadienne EnCana, qui possède les forages à Pavillion – nie que ses activités puissent être responsables de la pollution. Après l’interdiction, en 2010, par le ministère fédéral de la Santé, d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation, EnCana prend en charge la fourniture en eau potable des 21 foyers les plus touchés.

    Eau « potable » cancérogène

    L’enquête diligentée par l’EPA de mars 2009 à avril 2011 révèle de fortes concentrations de phénols, une substance cancérogène dangereuse, de potassium, de composés organiques synthétiques ainsi que des traces de gazole ! Le réseau d’eau potable contient par ailleurs des concentrations de benzène 50 fois supérieures aux normes du Safe Drinking Water Act, le règlement portant sur la pollution des eaux potables aux États-Unis ! Comme le souligne le site Propublica, les composés chimiques détectés par l’EPA – dont le solvant 2-Butoxyethanol (2-BE) – font partie de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

    « Nous suivons cette affaire depuis trois ans, et il nous semblait que cette audition pouvait constituer une attaque contre l’Agence de protection environnementale, alors nous voulions être là », a déclaré Josh Fox. « Nous voulions que cela soit transparent pour le peuple américain. » Mais le président de séance, un Républicain, n’est pas de cet avis. Il demande à Josh Fox d’éteindre sa caméra en expliquant qu’il ne dispose pas d’accréditation pour enregistrer l’audience. Cette dernière était pourtant consultable sur le site Internet du comité, comme la plupart des comités du Congrès. « Au moment où ils m’ont dit d’éteindre les caméras, je ne pouvais pas. Je connais mes droits et j’ai senti qu’il était impératif de les exercer. » Menotté manu militari [2], Josh Fox est alors escorté à l’extérieur de la salle.

    Violation de la liberté de la presse

    Arthur Spitzer, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles à Washington, rappelle qu’« il est systématiquement permis aux journalistes professionnels d’enregistrer les audiences des comités du Congrès, même quand ils n’ont pas leur carte de presse officielle. Exclure un journaliste parce qu’il ne partage pas les vues politiques de la présidence du comité est scandaleux ». Les Démocrates ont forcé la tenue de deux votes, un premier visant à permettre à Josh Fox de filmer les discussions, et un second pour suspendre les audiences pendant une semaine afin de permettre au cinéaste d’obtenir les autorisations nécessaires au cours de cette période. Rien n’y fait : les deux motions sont défaites par un vote soumis à la discipline de parti [3].

    Relâché plus tard par la police du Capitole sans avoir eu à verser de caution ou d’amende, Josh Fox est cité à comparaître le 15 février prochain pour « entrée illégale ». Bien qu’il ait été ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (l’équivalent du ministère de l’Intérieur aux États-Unis, ndlr), Josh Fox ne veut pas reculer devant les pressions exercées. Il réalise actuellement la suite du documentaire Gasland, nominé aux Oscars en 2011.

    Sophie Chapelle

     
  • Magasin Bio CLAIR DE TERRE Theux (Spa)

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  • Le plantain

    Le plantain

     

    Considéré jusqu’au début du XXème siècle, comme une plante médicinale majeure, le plantain est aujourd’hui passée de mode. Pourtant, cette fleur très commune mériterait qu’on s’intéresse de nouveau à elle ! Car elle est aussi efficace pour calmer la toux ou stopper une grippe que pour lutter contre la constipation.

    le plantain, une plante médicinale majeure pour la toux et la grippeCette modeste plante que l’on trouve dans les pelouses ou les prairies, guérit de nombreuses affections. Le plantain se caractérise par une hampe florale (de 10 à 50 cm) sortant d'un bouquet de feuilles épaisses, avec de grosses nervures qui partent de la base. Le grand plantain (Plantago major) a des feuilles larges et des fleurs allongées. Le plantain lancéolé (ou petit plantain ou herbe à cinq coutures) a des feuilles allongées (en forme de lance) et des petites fleurs au bout des tiges. Quant au plantain moyen (ou langue d'agneau), il possède des feuilles plutôt rondes et des fleurs crème à étamines violettes alors que leurs cousines sont verdâtres ou brunâtres et inodores.


    Des études scientifiques convaincantes

    Les constituants du plantain (pectine, aucubine, ampigénine, flavonoïdes, tanins, soufre, calcium, fer, phosphore, mucilage...) en font une plante aux très nombreuses indications, utilisable aussi bien en interne qu'en externe. Pour les amateurs de chimie pharmacologique, précisons que l'aucubine accélère l'élimination par les reins et possède des propriétés antimicrobiennes ; l'ampigénine est un anti-inflammatoire et les mucilages freinent l'appétit et activent le transit intestinal... Le plantain est aussi concentré en vitamines du groupe B (B1, B2 et PP) et en vitamine A. Plusieurs études scientifiques ont confirmé les bienfaits du plantain. Ainsi en 1980, des médecins allemands avaient administré pendant 10 jours une préparation à base de plantain à 593 personnes souffrant d’infections respiratoires aiguës : leurs symptômes — et notamment la toux — avaient significativement diminué.


    Pas de contre-indication

    Il n’existe pas d’effets secondaires liés au plantain qu’il soit pris seul ou avec un médicament. Toutefois, par prudence, on le déconseille aux femmes enceintes car il pourrait avoir un effet stimulant sur l'utérus. Seul effet indésirable, à haute dose, le plantain peut être un laxatif mal contrôlé.


    De bronchite à ulcère en passant par surpoids !

    La première indication du plantain concerne les inflammations des voies respiratoires, des muqueuses de la bouche et du pharynx. Mais, en interne, le plantain est aussi utile pour lutter contre l’eczéma, les infections des voies urinaires, les hémorroïdes et la constipation. En externe, on l’utilise pour stopper les saignements, cicatriser les blessures, soulager les piqûres et les rhumatismes. C’est un excellent collyre pour défatiguer les yeux et lutter contre l'inflammation des paupières et la conjonctivite.

    ... Et comme si tant d'indications ne suffisaient pas, le plantain est aussi prescrit pour lutter contre le saignement des voies urinaires, l'ulcère gastro-duodénal et la consolidation des fractures !
    Enfin, il serait sans doute intéressant de voir comment le plantain agit dans le cadre d'un régime amincissant puisque, d'une part, il régule l'appétit et le transit intestinal et que, d'autre part, diurétique et circulatoire, il facilite toutes les fonctions éliminatrices de l'organisme.


     

    Le plantain à toutes les sauces !

    plantain préparation en plante médicinale contre la toux, la bronchite...On conseille l'utilisation de feuilles et fleurs fraîches, ce qui n'est pas compliqué puisque le plantain se récolte 10 mois sur 12. Mais il est, bien sûr, préférable de cueillir le plantain à la floraison, au printemps et loin de toute pollution (ce qui est rarement le cas dans les pelouses !). Les feuilles doivent être soigneusement lavées. Pour les sécher, on les place au soleil ou dans un four chaud.

    • salade : préférez les jeunes feuilles que vous ajouterez à votre laitue ou à vos endives. Le goût est légèrement amer, avec un petit parfum de champignon.
    • légume : il suffit de cuire les feuilles et de les utiliser en soupe (comme pour les orties).
    • infusion : laisser infuser 10 minutes, 1,5 g de parties aériennes pour 1 litre d’eau frémissante (2 à 4 tasses par jour). Pour la toux, les bronchites et la constipation.
    • décoction : à utiliser en gargarisme ou lotion. 10 à 20 g de plante entière (feuilles, fleurs et même racines) dans 1 litre d'eau, laissez bouillir 10 minutes. 1 tasse à chaque repas.
    • macération : pour les problèmes digestifs ou urinaires. 30 à 60 g dans 1 litre d'eau. Faites bouillir 3 minutes et laissez macérer toute la nuit. Buvez toute la macération dans les 24 heures.

  • Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?

     
    semences paysannes forum de la biodiversité par ONIRISTV

    AGRICULTURE

    Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?

    PAR SOPHIE CHAPELLE (24 NOVEMBRE 2011)

    Les industries et multinationales semencières veulent rendre les paysans captifs… grâce à la loi. Les députés doivent examiner le 28 novembre un texte instaurant une « contribution volontaire obligatoire » : une véritable dîme sur les semences. Ressemer librement sa propre récolte ou échanger des variétés de plantes deviendra illégal. Soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, des paysans et des citoyens entrent en résistance.

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    Photo : source

    Demain, graines et semences ne seront peut-être plus libres. Des agriculteurs s’inquiètent d’une proposition de loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier (et que l’Assemblée nationale vient de voter le 28 novembre), et déjà appliquée par décret aux productions de blé tendre. S’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante (quoi de plus naturel ?), les producteurs de blé tendre doivent payer une redevance appelée « Contribution volontaire obligatoire » (sic). « L’enjeu de cette nouvelle proposition de loi est d’étendre ce mécanisme à tous les paysans, alerte Guy Kastler, du Réseau semences paysannesChaque fois qu’on cultivera un hectare, ils prendront un peu d’argent de nos poches pour payer les détenteurs de propriété intellectuelle. » La loi prévoit de considérer la reproduction de semences à la ferme, sans payer cette dîme moderne à leurs « propriétaires », comme une contrefaçon [1]. La récolte pourra alors être saisie.

    Qui sont ces propriétaires de semences à qui la « contribution volontaire » sera reversée ? Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers  [2]. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à « l’obtenteur », celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » [3] ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous réunis au sein de l’Union française des semenciers, qui aurait fortement appuyé le projet de loi.

    Rendre les paysans captifs

    « Le fait que l’obtenteur soit rétribué pour son travail de recherche ne nous pose pas de problème, explique Jean-Pierre Lebrun, un maraîcher biologique à la retraite. En revanche, nous sommes opposés à ce que ces obtenteurs récupèrent des taxes sur le travail de sélection que nous menons dans nos fermes. » Avec d’autres paysans et des consommateurs soucieux de préserver l’autonomie alimentaire, Jean-Pierre a fait le déplacement à Angers ce 19 novembre pour « débaptiser » l’OCVV, renommé « Office communautaire de la confiscation des semences ». Un geste symbolique qui en dit long sur les menaces pesant sur l’avenir de notre alimentation.

    Yves Manguy, agriculteur à la retraite, connaît bien les semences de ferme, ces graines récoltées à partir de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, mais multipliées par l’agriculteur lui-même par souci d’économie et d’indépendance. Pour cet ancien porte-parole de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF), l’objectif des firmes semencières est clair : « Elles veulent instaurer un marché captif, que les agriculteurs achètent leurs semences et qu’ils n’en fassent plus chez eux. La loi en préparation consiste non pas à interdire complètement mais à restreindre un maximum le droit des semences à la ferme. » Le texte propose ainsi d’autoriser la semence de ferme pour seulement 21 espèces – en échange du paiement de la Contribution volontaire obligatoire – et d’interdire cette pratique pour toutes les autres espèces.

    « Ce n’est pas la recherche qu’ils veulent rémunérer mais les actionnaires »

    Pourquoi cette redevance ? Officiellement, pour financer la recherche. Actuellement, 85 % des sommes récoltées par la Contribution volontaire obligatoire sont reversées directement aux obtenteurs, et 15 % servent à alimenter le Fonds de soutien à l’obtention végétale en blé tendre« Les objectifs de sécurité et de qualité alimentaire doivent être définis par le public, et non par les seules recherches de profits des entreprises semencières privées », argue la Confédération paysanne. D’après le syndicat, l’application de la proposition de loi entraînerait un prélèvement supplémentaire sur le revenu des agriculteurs français estimé à 35 millions d’euros. « La recherche doit être financée aussi par le public et non par les seuls agriculteurs. Il convient de mettre en place un mécanisme de financement public de la recherche », estime la Confédération paysanne. Le syndicat suspecte l’Union française des semenciers de vouloir d’ailleurs tripler la redevance (environ 3,50 euros par hectare aujourd’hui).

    Des carottes illégales et des choux clandestins

    Non loin de l’Office communautaire des variétés végétales, sur la place du Pilori, dans une rue piétonne d’Angers, se déroulent les rencontres des semences paysannes et fermières d’Anjou. Ici, des artisans semenciers partagent une même passion, celle de la sélection, de la conservation, de la multiplication et de l’échange des semences. François Delmond est membre de l’association Les Croqueurs de carottes, qui sauvegarde les variétés potagères traditionnelles menacées de disparition. Sur le stand, plusieurs variétés de carottes et de choux rouges sont proposées à la dégustation. Les réactions varient du« surprenante, celle-là » au « celle-ci a un goût de noisette très fort, vous ne trouvez pas ? ». Pour François, ces dégustations sont l’occasion de montrer l’impact des choix variétaux sur la qualité gustative.

    « Ce que vous mangez est une variété de carotte illégale car elle a été radiée du catalogue, elle ne respectait pas les critères », explique François à une passante. Entre 1954 (date d’existence du premier catalogue des variétés de plantes potagères) et 2002, 80 % des variétés ont été radiées du catalogue, à cause d’une réglementation de plus en plus contraignante. « Ce que nous voulons, c’est la liberté de faire notre travail en âme et conscience, la liberté du jardinier de semer la variété qu’il veut et la liberté du consommateur d’accéder à des aliments différents. » Une liberté qui contribue à l’augmentation et à la conservation de la biodiversité cultivée, à la réduction de l’utilisation des pesticides ainsi qu’à l’essor de variétés adaptées à leurs terroirs et aux variations climatiques.

    Rébellion contre la dîme des multinationales

    Une campagne pour une loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences vient d’être lancée par plusieurs organisations. « Les droits des agriculteurs de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par les OGM brevetés, et de participer aux décisions nationales concernant la biodiversité cultivée sont reconnus par le Traité international sur les semences approuvé en 2005 par le Parlement français », rappelle Anne-Charlotte Moÿ, en charge des questions juridiques au Réseau semences paysannes. Or, une succession de règlements européens et de lois nationales conduisent progressivement à leur interdiction totale.

    La proposition de loi relative aux certificats d’obtention végétale doit être débattue le 28 novembre à l’Assemblée nationale. Il est encore possible de participer à la cyberaction, qui a déjà recueilli plus de 14 000 signatures, et unrassemblement est prévu devant l’Assemblée. « Il nous faut rester mobilisés, avertit Guy Kastler, afin de ne pas abandonner l’alimentation à quelques firmes multinationales. » Il y a trois siècles, les paysans versaient la dîme ou étaient contraints à des corvées au profit du seigneur local, propriétaire des terres... Aujourd’hui, cette domination s’est déplacée vers les semences.

    Sophie Chapelle

    Notes

    [1] Lire à ce sujet Comment les semenciers tentent d’asservir l’agriculture paysanne.

    [2] Pour être inscrites, les variétés doivent répondre à trois critères : la distinction (la variété doit être nettement distincte de toute autre variété notoirement connue) ; l’homogénéité (la variété est suffisamment uniforme dans ses caractères pertinents) ; la stabilité (la variété reste conforme à la définition de ses caractères essentiels après avoir été reproduite ou multipliée).

    [3] En Europe, on utilise le terme de « certificat d’obtention végétale », qui protège une variété. Son équivalent outre-Atlantique est le brevet, qui protège l’information génétique contenue dans une même variété. Du coup, il arrive qu’une plante fasse l’objet d’un double droit de propriété intellectuelle...

  • Les saumons d’élevage, gavés aux pesticides ?

     

     

    Les saumons d'élevage, gavés aux pesticides ?On le dit bon pour le cœur, la circulation et la lutte contre certains cancers. Le saumon, paré de ses vertus en Oméga-3, cache pourtant une autre réalité. Depuis plusieurs mois, le saumon d’élevage norvégien est nourri au pesticide. C’est la seule solution qu’auraient trouvée les pisciculteurs pour lutter contre un parasite naturel. Avec de possibles effets cancérogènes pour l’Homme. Et une catastrophe environnementale avérée pour la faune aquatique. Un édifiant exemple (de plus) du sacrifice de la santé publique sur l’autel de la rentabilité économique relaté sur l’excellent site d’information Basta !

    Auteure : Sophie Chapelle

    Source : Basta !

    Les saumons d’élevage norvégiens qui finissent en filet dans les rayons réfrigérés des supermarchés avant d’atterrir dans nos assiettes sont nourris aux pesticides. Cette information, révélée en juin 2010 dans l’émission Pièces à conviction (France 3), fait l’objet d’un nouveau rapport d’une ONG norvégienne, Green Warriors. Les Français sont directement concernés puisque 80 % des saumons qu’ils consomment – près de 100 000 tonnes importées chaque année ! – viennent des fjords norvégiens. Or, c’est au cœur de ces vallées glaciaires que le saumon est victime des attaques d’un parasite naturel, le pou de mer.

    Connu depuis longtemps des biologistes, le pou de mer est un petit crustacé de 8 à 12 mm qui se nourrit de la peau, du sang et du mucus des poissons, provoquant de grosses tâches marrons sur le dos du saumon. Sa prolifération est devenue le cauchemar des propriétaires de fermes piscicoles norvégiennes. Pendant des années, les pisciculteurs ont traité les poux de mer à coups d’antibiotiques, mais cela ne fonctionne plus. Pour « épouiller leurs stocks », ils utilisent désormais du diflubenzuron, un produit chimique reconnu comme pesticide. Ils le mettent dans la nourriture avant de le déverser dans les cages où se pressent des dizaines de milliers de saumons.

    Un pesticide interdit en Europe mais autorisé en Norvège

    Dès juin 2010, cette information conduit Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, à écrire à son homologue norvégienne : « Cette substance ne dispose pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) communautaire ou française en tant que médicament vétérinaire. Elle est réservée au traitement phytopharmaceutique de certaines espèces végétales et à la désinsectisation des bâtiments d’élevage ». Et de conclure : « Pour ces raisons, son administration aux poissons destinés à la consommation humaine n’est pas autorisée » [1]. Le saumon norvégien traité au diflubenzuron ne devrait donc pas arriver dans les assiettes des consommateurs français.

    Invitée à expliquer les conditions d’emploi de ce pesticide, la Ministre norvégienne ne tarde pas à répondre. Dans un courrier du 23 juin 2010, Lisbeth Berg-Hansen dénonce des « informations fallacieuses » [2]. Car si elle reconnaît l’utilisation de cette substance chimique dans les élevages norvégiens, elle assure qu’elle « est soumise à un strict contrôle vétérinaire » et que le pesticide a obtenu une autorisation nationale de mise sur le marché comme produits vétérinaires. Se voulant rassurante, elle précise qu’un délai de 100 jours est respecté entre l’administration du produit et la commercialisation. De quoi éviter le dépassement des limites maximales de résidus de pesticides [3] dans la chair animale, assure-t-elle.

    Toxique pour les poissons, cancérogène pour les humains

    Faut-il, comme Bruno le Maire, se contenter de cette explication en assurant que « l’ensemble des conditions de sécurité » sont réunies (voir sa réponse) ? L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a clairement établi en 2009 que le diflubenzuron est « hautement toxique pour les organismes aquatiques » [4]. L’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA) confirme cette toxicité « pour les invertébrés aquatiques d’eau douce et les mollusques marins » [5], affectant leur reproduction et leur croissance. Le mode d’emploi du diflubenzuron stipule précisément que ce pesticide est « dangereux pour l’environnement » et « très toxique pour les poissons ». Rien n’y fait : en Norvège, on continue d’en gaver les saumons.

    Le rapport de l’ONG Green Warriors fait mention d’une autre étude de l’EPA. Elle montre que lorsqu’un mammifère ingère du diflubenzuron, une nouvelle substance (dite « 4-chloroaniline » ou « PCA ») peut se former dans leur intestin et leur estomac. Or, comme l’indique l’Agence américaine mais aussi l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), la PCA comporte des effets cancérogènes pour l’homme et constitue un possible perturbateur endocrinien [6]. Le diflubenzuron ne serait donc pas cancérigène en lui-même mais peut en revanche devenir, lorsqu’il est ingéré, une substance cancérigène. Cette substance serait également « très toxique par inhalation, ingestion ou pénétration par la peau », ajoute l’Université d’Oxford.

    Un marché de 5,3 milliards d’euros...

    Ce que craint l’ONG Green Warriors, c’est que ce pesticide contamine les espèces sauvages. « Environ 90 % du diflubenzuron ingéré par les poissons s’échappe par les matières fécales », mentionne leur rapport. Or, ces substances sont emportées par les courants du fjord et se répandent dans l’environnement, en adhérant fortement aux sédiments et matières organiques. D’après Green Warriors, les pesticides sont diffusées dans un rayon de 5 km depuis les fermes d’élevage. On s’aperçoit dans l’émission de France 3, que seul le saumon y survit, à la différence de toutes les autres espèces marines proches des bassins d’élevages. « Le traitement peut être désastreux pour tous les crustacés le long des côtes, y compris pour les crevettes, crabes, homards et langoustes », précise l’ONG.

    Malgré les impacts sanitaires et environnementaux du traitement au diflubenzuron des saumons d’élevage, les autorités norvégiennes poursuivent leur campagne de communication autour du saumon. Il faut dire que cette production, estimée à 1,4 millions de tonnes, constitue un marché mondial juteux pour la Norvège : 5,3 milliards d’euros. Et le monde politique a aussi ses intérêts dans cette production. La ministre de l’Agriculture Lisbeth Berg-Hansen défraie la chronique depuis plusieurs mois du fait de son implication dans l’entreprise familiale de salmoniculture. Ce type de conflits d’intérêts pourraient expliquer la pression menée sur les autorités sanitaires pour permettre l’autorisation du diflubenzuron en Norvège. Les menaces sur la santé publique pèsent décidément bien peu dans la course infernale au profit.

    Green Warriors exige le passage des fermes piscicoles à des systèmes de confinement, ce qui résoudrait en grande partie la contamination de l’environnement, le problème des poux de mer, et supprimerait la nécessité de recourir aux pesticides. Des normes et des contrôles plus stricts concernant l’utilisant de produits chimiques dans les fermes piscicoles sont également demandés. En juin 2010, Monica Frassoni, co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen, a suggéré un boycott du saumon d’élevage norvégien si les pratiques d’élevage n’évoluaient pas. Quelques mois après voir formulé cette menace, un autre pesticide, le teflubenzuron [7], est venu s’ajouter à la nourriture du saumon...



     

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    Chapeau, Elio, d’avoir sauvé les meubles ! 
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