vêtements « propres »

 

 


 

Greenpeace s’en prend à Zara

Greenpeace reproche à Zara de ne pas avoir proscrit les substances toxiques de ses vêtements.
Aux yeux de Greenpeace, Zara est encore loin du compte en matière de protection de l'environnement et des consommateurs.

Les processus de fabrication de la célèbre marque espagnole ne sont pas du goût de l’association.

C’est un sujet qui lui tient beaucoup à coeur. Greenpeace veut des vêtements « propres » et ne lésine pas sur la contre-publicité et les rapports à charge pour parvenir à ses fins. Les Lacoste et autres Nike en savent quelque chose, eux qui se sont retrouvés dans l’oeil du cyclone et ont décidé de « verdir » leurs gammes sous la pression des environnementalistes.

D’une façon générale, même si l’époque est à la « fast fashion », pléthore de grandes marques ont pris des dispositions importantes pour réduire leurs consommations d’eau, de déchets, de produits toxiques et leurs rejets de gaz à effet de serre. Il subsisterait néanmoins un canard boiteux et pas des moindres puisqu’il s’agit de Zara, qui compte pas moins de mille huit cent trente magasins dans soixante pays.

« Depuis le lancement de la campagne Detox, Greenpeace a mené des actions devant les magasins Zara de quatre-vingt villes du monde […] Samedi, c’est dans dix-neuf villes de France que les militants étaient mobilisés afin d’alerter les consommateurs sur la présence de substances chimiques dangereuses dans les vêtements Zara et de les inciter à exiger de la marque espagnole qu’elle renonce à ces substances toxiques », relate l’association de protection de l’environnement sur son site Internet.

L’exemple d’H&M

Une initiative qui a fait mouche et a été « doublée » par la mise en ligne sur le web d’une pétition ayant récolté la bagatelle de deux cent quarante mille paraphes en l’espace de trois jours. De quoi persuader la direction de la multinationale espagnole de lâcher du lest. Si cette dernière a proclamé sa « volonté » de cesser tout rejet de produit toxique dangereux, Greenpeace et ses soutiens attendent cependant des mesures et des engagements significatifs.

De leur point de vue, l’objectif de ne plus émettre le moindre rejet toxique à l’horizon 2020 est accessible, « mais (il) passe par des actions concrètes à plus court terme telle que la transparence immédiate sur les produits chimiques utilisés, les rejets occasionnés et les sites de production concernés ; et un plan d’action pour éliminer rapidement les produits dangereux », énumère l’ONG. Son « matraquage » a fini par faire plier le groupe suédois H&M, l’un des principaux concurrents de Zara, qui a notamment promis de proscrire les perfluorocarbures (PFC) de sa chaîne de production à compter de 2013.

L’entreprise espagnole, qui vend plus de huit cent cinquante millions de vêtements chaque année dans le monde, sait ce qu’il lui reste à faire…

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