• Joyeuses Fêtes

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    http://youtu.be/_tqCEgYlzhs

     

     

  • Les étiquettes sans prise de tête - les aliments

     

     


     

    Les étiquettes sans prise de tête

                

     

    Cette partie concerne les produits alimentaires transformés non réfrigérés.

    Cliquez sur une des catégories (réflexes écoconso, ingrédients, labels…) pour obtenir plus d’informations ...

    Les réflexes écoconso !

    • Faisons nos achats avec une liste de courses et le ventre plein pour éviter les achats impulsifs.
    • Préférerons les ingrédients de base que l’on cuisinera soi-même et évitons de manger trop de plats préparés ou d’aliments transformés. C’est à la fois plus sain et plus économique !
    • Choisissons des produits complets, non raffinés (farine complète, huile végétale première pression, etc.)
    • Pour les produits du Sud (sucre de canne, café...), optons pour le commerce équitable.
    • Préférons les produits bio. Leur culture n’utilise pas de pesticides et d’engrais de synthèse et produit 30% à 50% de gaz à effet de serre en moins que les produits « classiques ».
    • Faisons attention à la date limite de consommation, pour éviter de devoir jeter des aliments que l’on n’aurait pas consommés à temps.
    • Préférerons les emballages réutilisables ou recyclables et évitons les produits suremballés.

    Ingrédients

    Contrairement aux produits « frais », les produits transformés contiennent parfois beaucoup d’ingrédients auxquels on ne s’attend pas, et parmi ceux-ci, il y a de nombreux additifs.
    Ceux-ci sont présents pour permettre au produit de se conserver (qualité, goût...), de garder son aspect, d’augmenter son goût, de lui donner de belles couleurs...
    Or, ces additifs ne sont pas toujours sans danger... mais il est parfois difficile de savoir lequel. Beaucoup de risques énoncés ici sont au conditionnel. Mais dans la mesure où ces substances ne sont pas indispensables, autant appliquer le principe de précaution en n’en consommant pas ou, à tout le moins, en veillant à en consommer le moins possible !
    La liste reprise ci-dessous n’est pas exhaustive, elle reflète simplement ce que l’on peut trouver dans des produits de consommation courante. Pour chaque ingrédient identifié, elle reprend une brève description ainsi que les problèmes de santé régulièrement cités.

     

    A privilégier

    • les produits simples et sans additifs (E000, dont colorants, conservateurs, exhausteurs de goût...). Pour un même type d’aliment (un soda, par ex.), on trouve souvent un produit sans ou avec peu d’additifs.
    • les produits dont les ingrédients sont précisés (par ex. « huile de tournesol » et non « huile végétale »).

    A éviter :

    • acésulfame K

    • acide benzoïque

    • acide borique

    • acide érythorbique

    • acide formique

    • acide glutamique

    • acide isoascorbique

    • amarante

    • anhydride sulfureux

    • aspartame

    • BHA Buthylhydroxyanisol

    • BHT Buthylhydroxytoluène

    • cyclamate

    • dicarbonate de diméthyle

    • érythorbate de sodium

    • formaldéhyde

    • gallate d’octyle

    • gallate de prophyle

    • glutamates

    • guanylate disodique

    • huile de palme

    • inosinate disodique

    • isoascorbate de sodium

    • natamycine

    • nitrate de potassium

    • nitrite de sodium

    • OGM

    • phénylalanine

    • P-Hydroxybenzoate d’éthyle

    • pimaricine

    • saccharine

    • sel d’aspartame acésulfame

    • sodium ribonucléotide

    • sorbate de potassium

    • sulfite de sodium

    • Les E000 :
      - E123
      - E202
      - E211 à 219
      - E220
      - E221
      - E235
      - E236
      - E240
      - E242
      - E249 à E252
      - E284
      - E310
      - E311
      - E315
      - E316
      - E320
      - E321
      - E620 à E625
      - E627
      - E631
      - E635
      - E950
      - E951
      - E952
      - E954
      - E962

    HAUT

    Antioxydants

    Les antioxydants sont ajoutés à certains produisent pour prévenir leur oxydation (le rancissement de certaines matières grasses par exemple). Cette oxydation altère les qualités du produit.

    Les antioxydants repris ici sont déconseillés.

    • Gallate de prophyle (E310)
    • Gallate d’octyle (E311)
    • Acide érythorbique / acide isoascorbique (E315)
    • Erythorbate de sodium / Isoascorbate de sodium (E316)
    • BHA Buthylhydroxyanisol (E320)
    • BHT Buthylhydroxytoluène (E321)

    Gallate de prophyle (E310)
    Gallate d’octyle (E311)

    Irritations gastriques, allergènes, cancérigènes probables, déconseillé aux femmes enceintes et aux jeunes enfants.

    Acide érythorbique, Acide isoascorbique (E315)
    Erythorbate de sodium (E316)

    Diminueraient l’absorption de la vitamine C, quantités réglementées. Ce ne sont pas les additifs les plus problématiques mais ils sont déconseillés.

    BHA Buthylhydroxyanisol (E320)
    BHT Buthylhydroxytoluène (E321)

    Cancérigènes possibles, troubles du système reproducteur.

    HAUT

    Conservateurs

    Les conservateurs sont présents pour retarder ou empêcher des modifications microbiologiques dans les aliments.

    Les conservateurs repris ici sont déconseillés.

    • Acide benzoïque (E210) (et famille E211-E219)
    • Anhydride sulfureux (E220)
    • Acide borique (E284)
    • Acide formique (E236)
    • Dicarbonate de diméthyle (E242)
    • Formaldéhyde (E240)
    • Nitrite de potassium (E249)
    • Nitrate de potassium (E252)
    • Nitrite de sodium (E250)
    • P-Hydroxybenzoate d’éthyle (E214) + dérivés E215 à 219
    • Pimaricine, Natamycine (E235)
    • Sorbate de potassium (E202)
    • Sulfite de sodium (E220)

    Acide benzoïque (E210) (et famille E211-E219)
    Cancérigènes probables, hyperactivité chez les enfants, risques d’allergies. Recherches en cours à propos d’effets secondaires potentiels sur les organes reproducteurs et les embryons.

    Anhydride sulfureux (E220)
    Troubles digestifs, peut donner des composés mutagènes en association avec d’autres additifs, risques d’allergies.

    Acide borique (E284)
    Irritant à grandes quantités. Peu répandu mais à éviter.

    Acide formique (E236)
    Irritant, risque d’allergies, interdit dans certains pays.

    Dicarbonate de diméthyle (E242)
    Il libère du méthanol en se décomposant ce qui est toxique à hautes doses.

    Formaldéhyde (E240)
    Fongicide et désinfectant, cancérigène possible, mutagène.

    Nitrite de potassium (E249)
    Nitrite de sodium (E250)
    Nitrate de potassium (E252)

    Peuvent former des composés cancérigènes.

    P-Hydroxybenzoate d’éthyle (E214) + dérivés E215 à 219
    Risques d’allergies, risques de diminution de la fertilité. Suspectés d’être cancérigènes.

    Pimaricine, Natamycine (E235)
    Antibiotique (risques de résistance accrue des microbes). Utilisé dans la croûte de certains fromages par ex. Déconseillé dans plusieurs pays. Interdit en Suisse

    Sorbate de potassium (E202)
    Risque d’apparition de composés mutagènes en association avec d’autres additifs.

    Sulfite de sodium (E221)
    Risques d’allergies, maux de tête... voire toxique à certaines doses.

    HAUT

    Colorants

    Amarante (E123)
    Risque d’allergies, cancérigène possible.

    HAUT

    Exhausteurs de goût

    Les exhausteurs de goût n’ont eux-mêmes pas beaucoup de goût mais relèvent ceux des aliments.
    Ils sont très présents dans notre alimentation.

    Glutamates : Acide glutamique, glutamate monosodique, glutamate de sodium... (E620 à E625)
    Malaises, maux de tête, suspectés d’être nocifs à long terme.

    Guanylate disodique, Guanylate de Sodium (E627)
    Inosinate disodique (E631)
    Sodium ribonucléotide (E635)
    Innocuité controversée.

    HAUT

    Edulcorants

    Les édulcorants sont des composés sucrants (qui donnent un goût sucré) mais qui n’apportent pas ou peu de calories par rapport au(x) sucre(s).

    Les principaux sont :

    • Acésulfame K (E950)
    • Aspartame (E951)
    • Cyclamate de potassium (E952)
    • Saccharine (E954)
    • Sel d’aspartame (E962)

    L’innocuité des édulcorants est sujette à controverses.

    HAUT

    Autres

    Huile de palme
    L’huile de palme est une huile végétale extraite des fruits du palmier à huile. Le rendement de sa culture fait de l’huile de palme une solution économiquement avantageuse pour toutes ses applications : agrocarburant, cosmétiques ou... alimentation.
    Mais cette huile pose au moins deux problèmes.
    Le premier est environnemental : pour des raisons économiques, les forêts font place à des palmeraies dans certains pays d’Asie et d’Afrique, détruisant des écosystèmes entiers.
    Le deuxième est de l’ordre de la santé : l’huile de palme est riche en corps gras saturés, ce qui est déjà le cas de notre alimentation « occidentale », inutile d’en rajouter ! Les graisses saturées favorisent en effet le mauvais cholestérol et les malades cardiovasculaires associées.
    Sur une étiquette elle n’est cependant pas nécessairement mise en avant. Vu son faible coût, il est plus que raisonnable de penser que la mention « huile végétale » cache en réalité de l’huile de palme.
    La page de Greenpeace sur l’huile de palme : http://www.greenpeace.org/belgium/f...

    Phénylalanine
    La phénylalanine est un acide aminé essentiel à notre organisme. Elle est cependant un des deux composants, avec l’aspartate, de l’aspartame. Elle est parfois indiquée comme « trace » dans les boissons « light ».
    OGM (organisme génétiquement modifié)
    Un OGM est un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par l’homme. Dans le cas des végétaux, les OGM ont un rendement plus important, résistent à certains ravageurs, à certains insecticides... On ne connaît cependant que très peu leur incidence sur l’environnement ou la santé.
    L’étiquette doit obligatoirement indiquer tous les ingrédients contenant plus de 0,9% d’OGM.
    Attention, l’amidon modifié n’a rien d’un OGM ! C’est « simplement » de l’amidon qui a été transformé pour améliorer son pouvoir liant, épaississant...
    La page de Greenpeace sur les OGM : http://www.greenpeace.org/belgium/f...

    HAUT

    Labels et logos

    L’agriculture biologique.

    Les labels et logos de l’agriculture biologique sont les mêmes pour les produits alimentaires transformés que pour les produits frais. A ceci près que la mention « biologique » ne peut s’appliquer à un aliment que si 95% au moins de ses ingrédients proviennent de l’agriculture biologique. Néanmoins les ingrédients biologiques présents dans des aliments non biologiques peuvent être mentionnés comme tels dans la composition (mais le produit entier ne pourra pas utiliser la mention « bio »).

    Les produits bio sont identifiables par un ou plusieurs de ces labels :

    Nouveau label européen qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Il est géré par la Commission européenne et contrôlé par des organismes indépendants (nationaux). Les produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides de synthèse. L’apposition du logo européen est obligatoire à partir du 1er juillet 2010 pour les aliments préemballés. Elle demeure volontaire pour les produits importés passé cette date. Le logo doit être accompagné de l’indication du lieu de production des matières premières agricoles : « Union européenne », « hors Union européenne » ou le nom du pays.

    Informations détaillées sur la législation européenne en matière d’agriculture biologique sur http://ec.europa.eu/agriculture/organic/eu-policy/legislation_fr


    HAUT

    Ancien label européen qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Voir ci-dessus. Ce label est amené à progressivement disparaître au profit du nouveau label.


    HAUT

    Label français qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Il est géré par le Ministère français de l’Agriculture et contrôlé par un organisme indépendant. Les produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides de synthèse.

    Informations détaillées sur ce label sur http://www.agencebio.org/

    HAUT

    Label belge qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique. Il est géré par l’ASBL Bioforum et est propriété des unions professionnelles des agriculteurs biologiques, des transformateurs et des distributeurs de produits de l’agriculture biologique. Il est contrôlé par un organisme indépendant. Les produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides de synthèse.

    Informations détaillées sur ce label sur http://www.bioforum.be/

    HAUT

    Label français qui certifie que le produit est issu de l’agriculture biologique et qu’il respecte aussi des critères spécifiques sur les échanges solidaires « nord/nord ». Il est géré par l’association Bio Partenaire et contrôlé par un organisme indépendant. Les produits biologiques résultent d’une méthode agricole respectueuse de l’environnement, qui, notamment, n’implique pas d’engrais et de pesticides de synthèse. Ce label leur adjoint des critères solidaires, notamment la nécessité d’une politique commerciale pérenne avec des engagements formalisés, une juste rémunération, la proximité entre les zones de production et les lieux de transformation, le maintien du tissu rural…

    Informations détaillées sur ce label sur http://www.bioequitable.com

    HAUT

    Le label Demeter est un label de certification de produits issus de l’agriculture biodynamique. Ces produits respectent le cahier des charges du règlement européen sur l’agriculture biologique (mais avec une philosophie différente, basée sur le « vivant »).
    Informations détaillées sur ce label sur http://www.bio-dynamie.org

    HAUT

    Plusieurs grandes surfaces ont développé un habillage spécifique pour leurs produits bio. Il est toujours accompagné d’un des labels officiels ci-dessus.

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    Pour les produits du Sud, privilégions le commerce équitable :

    Le label Fairtrade certifie que le produit est issu du commerce équitable. Le label est géré par Max Havelaar et la coupole internationale FLO (Fairtrade Labelling Organisations) et contrôlé par un organisme indépendant. Les critères à respecter portent notamment sur le prix juste garanti au producteur, la prime supplémentaire pour initier des projets de développement, l’inscription dans la durée du contrat, la transparence de la production et de la commercialisation, les conditions de travail décentes, l’incitation à pratiquer une culture respectueuse de l’environnement…

    Informations détaillées sur ce label sur http://www.maxhavelaar.be/fr/standardsetcontrole

    HAUT

    Oxfam n’est pas un label certifié, mais une marque. Cette association commercialise des produits élaborés en collaboration avec des groupes de producteurs du Sud, notamment en alimentation. Certains produits Oxfam sont, en plus, certifiés Max Havelaar.

    HAUT

    Date de consommation

    La loi exige qu’une date de péremption soit indiquée. Deux expressions existent, qui ne signifient pas la même chose :

    • La mention "À consommer de préférence avant le" qui précise la limite d’utilisation optimale, c’est-à-dire la période pendant laquelle l’aliment conserve toutes ses propriétés spécifiques si il a été correctement conservé. Autrement dit, un produit dont la date limite d’utilisation optimale est expirée ne présente normalement pas de danger mais certaines qualités peuvent être altérées.
    • La mention "À consommer jusqu’au", qui précise la date limite de consommation, est présente sur les produits hautement périssables d’un point de vue microbiologique et qui sont susceptibles de présenter un risque pour la santé en cas de consommation tardive. Ces produits doivent comporter une date limite de consommation, après laquelle ils ne doivent plus être consommés. Il s’agit principalement ici de produits frais devant être conservés au réfrigérateur.
      Plus d’informations sur ces dates dans la fiche-conseil « Halte au gaspillage alimentaire » :

    HAUT



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    "Les étiquettes sans prise de tête"

    www.ecoconso.be

     

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  • Court-Saint-Etienne


     

    La Ferme Blanche - Rue de la Quenique, 18 - 1490 Court-Saint-Etienne

     

     secretariat.steiner@scarlet.be        et             direction.steiner@scarlet.be

     

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  • Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?


     

     

    Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?

     

    Docteur Joseph Hériard Dubreuil

     

    La médecine anthroposophique se distingue de l'homéopathie, mais elle a recours aussi à des dilutions homéopathiques. Elle utilise également des plantes, mais ne doit pas être confondue non plus avec la phytothérapie. Sa caractéristique la plus originale réside dans ses fondements qui tiennent compte d'une connaissance de l'homme et de l'univers, et dons la démarche rationnelle sur laquelle repose la thérapeutique.

     

    LES REMÈDES ANTHROPOSOPHIQUES

     

    La médecine anthroposophique date de 1920. L'homéopathie peut être datée de 1796. On ne s'étonnera donc pas que la méthode des dilutions homéopathiques soit reprise par la médecine anthroposophique qui est bien postérieure, cette méthode étant alors considérée comme un acquis. Il y a cependant des différences dans la préparation des teintures-mères ou des souches de base pour les dilutions ou triturations, différences dans le mode de culture des plantes médicinales, lorsqu'elles sont cultivées, dans le choix du jour et de l'heure pour la récolte, dans l'utilisation de divers procédés, en particulier la chaleur, pour la préparation des souches. Les dilutions sont toujours décimales (une partie pour neuf parties de solvant) alors que la plupart des dilutions homéopathiques courantes sont centésimales (une partie pour quatre-vingt dix-neuf parties de solvant). Des expérimentations précises ont montré en effet que c'est avec des dilutions décimales que l'on obtenait les meilleurs résultats. La médecine anthroposophique a recours également, de façon beaucoup plus large que l'homéopathie, aux remèdes tirés du monde minéral. Elle utilise divers minerais provenant des cinq parties du monde (ou même tombés du ciel comme les météorites), ou bien le métal lui-même obtenu par sublimation sur une source de chaleur et se déposant sur une paroi froide (" miroir métallique "). Ces minéraux ou ces métaux sont ensuite traités par triturations décimales successives. Outre ces modes de préparation qui l'apparentent à l'homéopathie, la médecine anthroposophique a également recours à des procédés originaux de préparation de médicaments spécifiques. Par exemple, l'utilisation de métaux végétabilisés. On fait croître une plante sur une terre qui a reçu une dilution d'un métal avec lequel cette plante a une affinité particulière ; et on répète l'opération à partir de la plante de l'année précédente; au bout de trois ans, on dispose d'une plante qui s'est imprégnée naturellement de ce métal : on l'utilisera sans avoir recours aux dilutions homéopathiques; on dispose ainsi d'un remède contenant les forces métalliques, mais sous forme végétale. Cela va permettre d'entreprendre un traitement pour un patient qui a besoin de ce métal mais ne pourrait bénéficier directement de la thérapeutique par le métal ; on prépare ainsi la voie à l'utilisation du métal lui-même dans un deuxième temps. Un autre exemple est en quelque sorte l'inverse du précédent : on observe les différents processus présents dans une plante médicinale, et on " copie ", avec une composition minérale appropriée, cet ensemble de forces végétales. On a, si l'on veut, une plante présentée sous forme minérale. Une grande partie des remèdes sont des remèdes composés, les différents composants étant réunis pour leurs valeurs propres et pour l'ensemble qu'ils forment, cet ensemble étant plus que la somme de ses composants. Il est fréquent, dans ces exemples, que les composants soient mélangés entre eux avant de procéder à la dernière dilution ou aux dernières dilutions. C'est donc le mélange lui-même qui bénéficie de la dynamisation homéopathique.

     

    FONDEMENTS RATIONNELS DE LA THÉRAPEUTIQUE

     

    La thérapeutique, le choix des composants pour un remède donné, le choix d'un remède pour un patient donné ou pour une maladie donnée, reposent sur une pensée rigoureuse, et non pas sur l'empirisme. On tient compte des forces qui sont à l'oeuvre, dens le monde végétal et dans le monde minéral principalement (il y a aussi quelques remèdes d'origine animale), et du fait que ces forces sont à l'oeuvre aussi, mais d'une autre manière, à l'intérieur de l'organisme humain. En particulier lorsqu'une maladie s'installe, c'est qu'un processus inhabituel, qui n'a pas sa place dans un organisme en bonne santé, prend naissance et se développe dans tel ou tel organe. Une connaissance de la nature exacte de ce processus permet de le rattacher à un processus, normal celui-là, car il est à sa place, de la nature végétale ou minérale. Il faut alors proposer à l'organisme malade, sous la forme qui convient, le remède préparé à partir de la plante ou du minéral. Le processus morbide s'oriente alors vers cet apport extérieur donné sous forme de remède ; il se détourne de l'organe sur lequel il s'exerqait et cet organe en est ainsi libéré, il retrouve un fonctionnement normal. En général, le remède bien choisi joue un rôle incitateur, il montre la voie, et l'organe ou l'organisme malade n'avait besoin que de ce point de départ : le processus de guérison une fois enclenché se poursuit de lui-même. Ce qui est dit là décrit l'action d'un remède introduit à l'intérieur de l'organisme (par la bouche ou par injection). Il existe d'autres modes d'administration des médicaments, par voie externe (onguents, bains, enveloppements, etc.).

     

    CONNAISSANCE DE L'HOMME ET DE L'UNIVERS

     

    Le principe exposé ainsi de manière succincte suppose donc une connaissance très vaste de ce qui a été appelé processus à l'oeuvre dons l'organisme ou dans la nature extérieure. En particulier, un processus dans la plante ou le minéral ne s'identifie pas avec ce que l'on appelle habituellement le principe actif. Cette notion repose sur une vision trop strictement matérielle. Il faut apprendre à voir dans une substance donnée d'autres forces que le simple assemblage moléculaire ne révèle pas. C'est la connaissance de ces forces cachées à la vision scientifique habituelle qui fonde la rationalité du choix des remèdes appropriés. Cela suppose donc l'accès à une connaissance élargie de l'homme et de l'univers, élargie par rapport à la connaissance strictement matérielle qui a cours à notre époque. Cette connaissance, appelée anthroposophie, a donné son nom à la médecine qui en est issue et qui s'appuie sur elle. Cette connaissance anthroposophique repose sur un développement des capacités de connaissance qui existent en tout homme, mais restent en général inexplorées. L'anthroposophie expose en détail la méthode à suivre pour parvenir à ces connaissances. Cependant, il n'est pas nécessaire d'être parvenu soi-même à la découverte de ces connaissances pour les utiliser, de même qu'il n'est pas nécessaire d'être un Hahnemann pour appliquer la loi de similitude. Mais le médecin doit être capable d'accéder à la démarche rationnelle sous la forme sous laquelle se manifestent ces connaissances. La médecine anthroposophique se présente en effet sous forme d'un donné élaboré aux environs de 1920 par son fondateur, Rudolf Steiner, avec la collaboration principale du Dr Ita Wegman qui a créé la première clinique anthroposophique pour l'application de ces découvertes. La formation actuelle du médecin anthroposophe consiste donc à s'appliquer à l'étude des résultats ainsi donnés pour parvenir à une compréhension qui rende possible l'intelligence intrinsèque des remèdes, le choix thérapeutique judicieux, et si possible, l'extension de cette démarche à de nouvelles formes de maladies qui n'existaient pas en 1920. Cette recherche prolonge la démarche initiale. Elle a lieu dans les cliniques et dans des instituts de recherche.

     

    LE PATIENT, UN ËTRE UNIQUE QUI A SON HISTOIRE

     

    Á partir de ces données que l'on peut qualifier d'objectives, le médecin élaborera une thérapeutique tenant compte de la personnalité du patient. L'élément le plus important de la nature humaine est en effet la personnalité, et beaucoup de maladies, en particulier les plus graves, viennent d'un trouble dans la façon dont la personnalité fait face aux événements de sa vie. Ce qui est indiqué ici brièvement ne doit pas être assimilé à ce qu'on appelle en général la médecine psychosomatique ; ici, il y a une prise en compte de la personnalité comme d'un noyau intime de l'être humain se situant au-dessus des manifestations psychiques et physiques. Cet élément supérieur de l'être humain, le moi personnel, est attentivement pris en compte dans les manifestations de l'histoire individuelle du patient, et dans les répercussions de cette histoire individuelle qui se traduisent en symptômes physiques. C'est ici que la thérapeutique fait appel principalement aux médicaments d'origine minérale. Ce point de vue ne peut être ici que cité ; il représente l'un des apports les plus originaux et les plus féconds de la médecine anthroposophique.

     

    DONNÉES PRATIQUES

     

    La médecine anthroposophique est pratiquée par des médecins régulièrement diplômés et inscrits au Conseil de l'Ordre. Il serait en effet tout à fait contraire aux vues du fondateur que cette médecine se situe en marge et soit pratiquée par des personnes que la société ne reconnaîtrait pas publiquement comme des médecins. Dans d'autres pays, les cliniques sont nombreuses. Il existe même, en Allemagne, un hôpital universitaire où les étudiants en médecine préparent, outre leur diplôme, leur apprentissage de la médecine anthroposophique. Outre la thérapeutique par les médicaments et les soins externes qui ont été cités, il existe également des arts thérapeutiques, en particulier une utilisation de la peinture ou du modelage à des fins thérapeutiques et, en outre, un art du mouvement original qui est l'un des fruits de l'anthroposophie, l'eurythmie. L'application de cet art du mouvement à la santé est connue sous le nom d'Eurythmie curative.

     

    Ce texte est publié par l'Association des patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), dont le premier objectif est l'information des patients.

     

    APMA

     

    13 rue Gassendi, 75014 Paris

     

    Tél : 01 40 47 03 53

     


     

    Ce texte en format pdf : cliquez ici

     

    Voir la rubrique Médecine de la librairie

     

    Voir les sites sur la médecine anthroposophique

     

     

     

    La médecine anthroposophique est une médecine de l’être humain pour l’être humain

    La médecine anthroposophique prend en compte tous les aspects de l’être humain : son corps physique, son âme et son esprit ; elle considère que les symptômes de la maladie traduisent une perte d’harmonie entre le physique et le psycho-spirituel. Elle enrichit ainsi la perspective de toute la médecine.

    A première vue, les choses se passent de la même façon dans un cabinet médical anthroposophique que dans un cabinet conventionnel : le médecin demande l’histoire de la maladie, examine le patient et, le cas échéant, prescrit des examens de laboratoire ou des examens radiologiques. Bien évidemment, le médecin anthroposophe utilise aussi toutes ces techniques.

    Affiner la perception des troubles

    Mais l’examen s’accompagne d’emblée d’autres questions : où y a-t-il des blocages (forces de vie), où y a-t-il des crampes (forces de l’âme), où l’individu n’est-il plus maître chez lui, maître de son corps (forces spirituelles) ?
    Le médecin traitant s’efforce de voir dans les symptômes corporels l’expression des forces psycho-spirituelles invisibles de l’être. C’est la perturbation de l’interaction de ces forces qui amène la maladie et celle-ci en est l’expression. Ce n’est que plus tard que cette perturbation se manifestera sous forme de maladie physique.
    Avec son image de l’homme et sa connaissance exacte de la nature, l’anthroposophie est la base de la médecine anthroposophique. Rudolf Steiner, son fondateur, percevait lui-même les forces supérieures. Il a montré la façon dont tout homme peut, en principe, parvenir à leur perception exacte par un exercice régulier et prolongé, et a expliqué aux médecins comment déduire l’action de ces forces des symptômes apparents et du corps humain visible.

    Elargir le regard

    Dans le passé, les forces invisibles étaient une évidence pour les médecins. Mais avec le temps, l’aptitude à les percevoir a disparu et la médecine scientifique a rejeté ces concepts, les jugeant dépassés. L’anthroposophie veut, tout en restant au sein de la médecine actuelle, élargir la perspective ; celle-ci ne doit pas se borner à l’élément physique, mais s’étendre au corps de vie, au corps psychique et au corps spirituel, dans le sens d’une spiritualité moderne et très concrète : par exemple, où prédomine la destruction ? Autrement dit, où les forces de vie constructrices sont-elles trop faibles pour s’opposer à l’effet destructeur des forces psychiques et spirituelles ? Il ne suffit pas d’intégrer à la médecine ce que l’on peut percevoir directement du psychique et du spirituel, comme le fait déjà la psychologie ; il s’agit surtout de reconnaître au sein de l’organisme humain les effets, non accessibles à la conscience, des composantes psychiques et spirituelles.
    La médecine anthroposophique ne cherche absolument pas à s’opposer à la médecine conventionnelle ; ce qu’elle cherche, c’est à faire avancer celle-ci en élargissant la perspective. Comme les autres médecins, le médecin anthroposophe a fait ses études à l’université et a poursuivi sa formation spécialisée dans les hôpitaux. Il connaît bien les principes de la médecine scientifique actuelle, qui s’occupe avant tout des processus matériels observables chez l’homme, et il accorde beaucoup d’importance à l’aspect scientifique des choses. Bien qu’il existe une quantité appréciable de travaux scientifiques d’inspiration anthroposophique de très grande qualité, les possibilités de recherche sont limitées par le manque de ressources financières (absence de grosse industrie) et d’infrastructures (peu de laboratoires et d’instruments).

     

    Approfondir la perception

    Quand le patient entre dans le cabinet médical, il est frappé par le petit nombre d’appareils techniques. Chez un médecin anthroposophe, les éléments les plus importants sont l’entretien et l’impression immédiate : la poignée de main, la démarche, la chaleur corporelle, par exemple, traduisent l’activité du Moi, des forces spirituelles. Chaque impression, chaque symptôme peut devenir transparent pour les forces supérieures et donner des indications sur le type de thérapie nécessaire. Ce mode d’observation donne au patient – même si les paroles échangées sont rares – l’impression d’être pris en compte dans sa globalité, d’être pris au sérieux.

    D’être humain à être humain

    Le médecin anthroposophique entraîne sa capacité de perception. Il n’utilise ni pendule ni machine pour rendre les vibrations visibles ou pour disposer ensuite d’un résultat noir sur blanc. Cette perception directe d’être humain à être humain, la capacité de percevoir la situation du patient dans son intégralité, constituent la méthode d’examen la plus digne de l’homme et la tâche véritable du médecin.
    Les études scientifiques confirment que les médecins anthroposophes ont besoin de plus de temps pour la consultation, mais qu’ils prescrivent moins d’examens biologiques ou radiologiques, et que leurs traitements reviennent au même prix, voire à un prix inférieur à ceux de la médecine conventionnelle. Pourtant, les pathologies qu’ils prennent en charge sont souvent plus sévères, car c’est généralement au bout d’un certain temps que les patients atteints d’une maladie chronique ou d’une maladie grave se tournent vers une médecine holistique.

    Les facteurs susceptibles de rendre malade

    A l’heure actuelle, la tendance est à vouloir éliminer complètement les maladies. Et pourtant, nous en voyons sans cesse apparaître de nouvelles, tandis que d’autres tendent à disparaître d’elles-mêmes. Pourquoi donc l’homme tombe-t-il malade ? Serait-ce uniquement à cause d’un mauvais fonctionnement physique ou chimique, comparable à la panne d’une machine ? La médecine anthroposophique considère que les causes d’un affaiblissement durable des forces de vie sont la conscience, en particulier la conscience de soi, ainsi que la pensée, le sentiment et la volonté. Pendant la journée, nous sommes éveillés, notre âme est active ; son activité repousse et épuise les forces qui génèrent la santé, raison pour laquelle, le soir, nous sommes fatigués.

    Chercher et trouver l’équilibre

    Pendant le sommeil, les activités de l’âme s’interrompent momentanément. Nous nous régénérons, c’est-à-dire que nous reconstruisons ce qui a été consommé, détruit, pendant la journée.

    Le matin, nous nous sentons généralement bien, régénérés, pleins de vitalité. Si nous dormons trop longtemps, nous avons parfois du mal à nous réveiller et sommes un peu engourdis. L’homme est donc sans cesse obligé de trouver l’équilibre entre veille et sommeil, destruction et construction, effort et régénération.

    Etre malade, c’est ne pas pouvoir trouver cet équilibre : soit nos forces d’éveil sont insuffisantes, de sorte que les forces de vie agissent trop vigoureusement (atténuation de la conscience), soit nos forces destructrices sont trop puissantes, entravant la capacité de régénération (des organes ne parviennent plus à jouer leur rôle ou des manifestations d’usure apparaissent). La maladie fait donc partie de l’être humain et dépend de sa capacité à développer la conscience et la conscience de lui-même. Prenant ainsi une autre signification, elle amène à se poser une question : que faire pour retrouver l’équilibre ?

    Dr Christoph Wirz, Saint-Gall