• Lovemeatender comment nos assiettes sont devenues folles

     Lovemeatender

     

     La production industrielle de viande a des répercussions considérables sur la planète, sur notre santé et sur les animaux. Imaginer qu’il soit possible de nourrir 6 à 8 milliards d’humains en leur procurant de la viande tous les jours semble bien illusoire, voire irresponsable si l’on considère les bouleversements catastrophiques qu’une telle attitude entraînerait. La plupart des gens n’ont pourtant pas conscience de la situation, ni des enjeux économiques, écologiques et éthiques sous-jacents. Les catastrophes et les scandales se succèdent, et pourtant rien ne bouge …LoveMEATender est un film destiné au grand public, aux jeunes en priorité,  qui procure toutes les clefs d’une réflexion globale sur les impacts d’un mode de production – en l’occurrence l’industrie de la viande – sur l’homme, l’animal et l’environnement. C’est un film qui nous confronte directement à nos responsabilités tant individuelles que collectives. Il touche tant nos cœurs que nos esprits, et nous donne les éléments pour amorcer de vrais choix de société.

    Ce film événement  reste sujet d’enthousiasme et de jubilation pour le spectateur. Tourné successivement en Europe, en Amérique Latine, en Afrique et en Inde, LoveMEATender nous fait voyager ! Connaisseurs de l’image publicitaire ou amateurs d’archives, du rétro à Internet, des fausses pubs aux trailers, réjouissez-vous ! Manu Coeman a émaillé avec brio ce
    documentaire d’une grammaire visuelle explosive issue de son expérience en tant que réalisateur de publicité. De cette matière dense émerge un documentaire d’un genre nouveau en adéquation avec une époque qui se joue allègrement des supports et des formes.
    Toutes les personnalités intervenant dans le film tels que Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Olivier De Schutter des Nations Unies ont été choisis pour leur excellence, pour la diversité
    de leur parole et de leur regard sur l’évolution de la production et de la consommation de viandes dans le monde.
    Ce film est beau, poétique et fort.

    La projection sera suivie d'un débat avec - entre autres - le réalisateur  Manu Coeman, Yvan Beck de Planète Vie www.planete-vie.org, Catherine Rousseau, conseillère Environnement auprès de la ministre Madame Huytebroeck, Tobias Leenaerts d'EVA et Olivier De Schutter des Nations Unies.

  • L’agroécologie

     

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    L’agroécologie expliquée en 10 points par Pierre Rabhi

    Un progrès authentique exige de passer de la concentration et sophistication technologique, à la participation du plus grand nombre ; du quantitatif au qualitatif ; de la spéculation à une économie réelle fondée sur l’effort de tous ; d’une nourriture qui transite sans cesse, à une nourriture consommée sur le territoire où elle a été produite ; d’une agriculture intensive, à une agro-écologie. Depuis 30 ans Pierre Rabhi y travaille, en Ardèche comme en Afrique...

    Issue d’une démarche scientifique attentive aux phénomènes biologiques, l’agro-écologie associe le développement agricole à la protection-régénération de l’environnement naturel.

    Cet article a été publié dans Passerelle Eco n°9.

    - un travail du sol qui ne bouleverse pas sa structure, son ordonnancement vital entre surface et profondeur, entre terre arable, siège de micro-organismes aérobies, et terre profonde et souvent argileuse, siège de micro-organismes anaérobies - chaque catégorie microbienne a un rôle spécifique.

    - une fertilisation organique fondée sur les engrais verts et le compostage : fermentation aérobie des déchets d’origine animale et végétale et de certains minéraux non agressifs, pour la production d’un humus stable, véritable nourriture et remède pour la terre dont il améliore la structure, la capacité d’absorption, l’aération et la rétention de l’eau. Ces techniques ont l’avantage d’être totalement accessibles aux paysans les plus pauvres ;

    - des traitements phytosanitaires aussi naturels que possible et utilisant des produits qui se dégradent sans dommage pour le milieu naturel, et des substances utilisées traditionnellement pour lutter contre parasites et maladies cryptogamiques (le neem, le caelcedra, le cassia amara, les cendres de bois, des graisses animales...)

    - le choix judicieux des variétés les mieux adaptées aux divers territoires avec la mise en valeur des espèces traditionnelles locales : maîtrisées et reproductibles localement (animaux et végétaux) elles sont le gage d’une réelle autonomie.

    L'agroécologie expliquée en 10 points par Pierre Rabhi

     Eau : économie et usage optimum. L’irrigation peut être accessible lorsqu’on a compris l’équilibre entre terre et eau ;

    - le recours à l’énergie la plus équilibrée, d’origine mécanique ou animale selon les besoins mais avec le souci d’éviter tout gaspillage ou suréquipement couteux. La mécanisation mal maîtrisée a été à l’origine de déséquilibres économiques et écologiques parfois graves, mais aussi de dépendances (pannes, énergie combustible importée à coût élevé). Il ne s’agit pas de renoncer au progrès mais de l’adapter aux réalités au cas par cas : l’énergie métabolique humaine et animale est parfois préférable à une mécanisation mal maîtrisée, facteur de démobilisation.

    - des travaux anti-érosifs de surface (diguettes, microbarrages, digues filtrantes, etc.) pour tirer parti au maximum des eaux pluviales et combattre l’érosion des sols, les inondations et recharger les nappes phréatiques qui entretiennent puits et sources... ;

    - la constitution de haies vives pour protéger les sols des vents et constituer de petits systèmes favorables au développement des plantes cultivées, au bien-être des animaux, au maintien d’une faune et d’une flore auxiliaires utiles ;

    - le reboisement des surfaces disponibles et dénudées avec diversité d’espèces pour les combustibles, la pharmacopée, I’art et l’artisanat, la nourriture humaine et animale, la régénération des sols, etc...

    -  la réhabilitation des savoir-faire traditionnels conforme à une gestion écologique économique du milieu.

    Ce mode d’intervention global entre dans le cadre d’une mise en valeur des territoires dégradés ou non. Il requiert une formation et un suivi, une pédagogie adaptée aux acteurs de terrain.


    Notes :

    - Cet article a été publié dans Passerelle Eco n°9. Il accompagnait à l’époque l’annonce de la pré-candidature de Pierre Rabhi aux élections présidentielles.

    - On consultera également : "La subsistance alimentaire des pays occidentalisés", par Pierre Rabhi

    - Crédits photo : http://agroecology.psu.edu et dessin : Mattt Konture pour Passerelle Eco.


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