• L' avenir de l' eau

    L 'avenir de l'eau 

     

     

    erik-orsenna

    Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d'eau ? Assez d'eau pour boire ? Assez d'eau pour faire pousser les plantes ? Assez d'eau pour éviter qu'à toutes les raisons de faire la guerre s'ajoute celle du manque d'eau ? Dans l'espoir de répondre à ces questions, je me suis promené.
    Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l'Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l'Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations. J'ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la limite des glaciers. J'ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra.
    J'ai écouté d'innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein cœur du désert ? Peu à peu, j'ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J'ai vu s'aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j'ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées.
    J'ai vu des illusions et des férocités à l'œuvre. De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter. Un habitant de la planète sur six continue de n'avoir pas accès à l'eau. Un sur deux vit sans système d'évacuation. Pourquoi ?
    ".  

  • l'histoire de la pomme de terre


    Histoire de  pomme de terre



    Enfin PARMENTIER vint et sauva le royaume des affres de la famine !
    Antoine Augustin naquit en 1737 (sous Louis XV ) et mourut en 1813 (sous Napoléon). Apothicaire major de l'hôtel des Invalides, il publia en 1773, un travail de recherche consacré à l'examen chimique de la pomme de terre dont il répandit la culture en France.
    C'est ce que nous apprîmes à l'école primaire et qui ne correspond peut-être pas à la vérité historique !
    Mais, d'où nous vint ce tubercule ?
    Un vieux conte du folklore catalan, recueilli par Joan Amades ( « Des étoiles aux plantes », Barcelone, 1950) , rappelle que le diable se proposant d'empoisonner autant de personnes que possible, empoisonna légumes et plantes . Ceux qui s'abstinrent de manger moururent de faim . Les survivants en appelèrent au Ciel, et Dieu qui les entendit créa les pommes de terre et la famine disparut à tout jamais. La pomme de terre fut créée la dernière des plantes à une époque où la terre tournait depuis force siècles.
    Dans l'Ile de Sein, on retrouve un récit presque identique : Saint Guénolé implorant Dieu de mettre fin à la famine imposée par le diable, reçut un boisseau de pommes de terre.( Sébillot P. « Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne. Paris 1882 ).

    Mais chacun sait bien que ces contes naïfs du temps « que Berthe filait » ne tiennent pas la route à notre époque où l'on ne fait plus avaler n'importe quoi - hormis Coca Cola et Oasis-Oasis - aux foules à l'esprit critique avisé !
    L'Ecole nous enseigna que les Espagnols touchèrent terre aux Amériques en 1492 et en rapportèrent la pomme de terre, le cacao et le tabac entre autres produits exotiques.
    Clusius, naturaliste d'Arras et professeur à Leyde en reçut deux tubercules de l'un de ses amis ( était-ce l''ami Bidasse ?) qui les avait reçus en 1583 du légat du pape. Clusius les dé- crivit dans son «Histoire des plantes rares ».
    Charles de l'Escluse , en 1601, en fit une description louangeuse.
    La plante se propagea dès 1592 en France, venue de Suisse, par la Franche-Comté et la Bourgogne pour arriver dans les Cévennes , sous la dénomination de cartoufle. Un arrêt du Parlement de Besançon qui soupçonnait la plante de provoquer la lèpre , tenta en vain , d'arrêter son expansion. Ironie du destin,- ou juste retour des choses-, c'est l'Académie de Be- sançon, qui, en 1773, près de deux siècles plus tard, couronna de son prix, les travaux de Parmentier sur la pomme de terre !

    Mais revenons en Vivarais, où l'arrivée du tubercule dut laisser des traces dans les écrits du temps.
    Olivier de Serres, natif de Villeneuve-de-Berg et célèbre agronome connu à la cour d'Henri IV -( du temps où Sully s'émerveillait devant les mamelles de la France : « labourage et pâturage »)- publia en 1600 son « Théâtre d'Agriculture et Mesnage des Champs», dans lequel, Livre VI , Chap. VII , P. 564, il décrit la plante.
    « Cet arbuste, dit cartoufle, porte fruit du même nom semblable à truffe...Il est venu de Suisse , en Dauphiné, depuis peu de temps en çà ( ici). Il explique que l'on place le fruit en terre « au commencement du printemps...quatre doigts profond, la lune étant en décours ». Il décrit les fleurs blanches « de nulle valeur ».
    Le fruit « s'engrossit et meurit dans terre..d'où l'on le retire...sur la fin du mois de Septembre ». A conserver « durant tout l'hyver parmi du sablon en cave tempérée...hors du pouvoir des rats, car ils sont si friands de telle viande qu'ils la mangent toute dans peu de temps. »
    Cartoufles et truffes « se ressemblent en figure », les couleurs étant « plus claires que les truf- fes » et l'écorce « non rabouteuse, lisse et déliée ».
    Si le cuisinier sait bien les préparer, « peu de diversité y recognoit-on de l'un à l'autre».
    « Faute de grives, on mange des merles » et en ces temps, faute de truffes on mangea des cartoufles, qui, associées à la châtaigne, devaient, ensemble, protéger durablement les céve- nols des affres de la famine.
    Olivier de Serres fut reçu par le roi - après la publication de son ouvrage - et revint ébloui de Paris car le monarque lui demanda d'installer des magnaneries partout où cela serait possible dans le royaume. Et ce, pour lui éviter de payer à prix d'or ( jusqu'à dix-huit millions d'écus !) des soieries venues d'Italie.
    Dans son domaine du Pradel, poussaient des plantes étranges venues du Nouveau Monde et cultivées par les moines près de Séville : maïs, haricots, truffes du Canada ( topinambours), citrouilles, tabac , pommes du Pérou ( tomates), tournesols qui affolaient les abeilles...

    Au Pérou, 4500 ans av. J.-C., les groupes humains se sédentarisèrent et passèrent d'une économie de chasse et de cueillette à une économie agricole et d'élevage. Ils cultivaient les fèves, le yuca dont ils tiraient le manioc, les tomates, les papayes, les poivrons.A force de sélections, ils obtinrent , à partir d'un tubercule sauvage de la grosseur d'une noix, ( Solanum andigena), plusieurs variétés de pommes de terre, qui, de nos jours encore poussent sur l'Altiplano, à plus de 3000 m. d'altitude - le lac Titicaca, permet une navigation à 3800 m. d'altitude et ce, sans éprouver le moindre vertige ! - pour assurer la subsistance des familles indiennes vivant dans les villages haut-perchés. Elles préparent, à partir de pommes de terre déshydratées, conservées dans des sacs en poils de lama, le chuno, farine servant à confectionner une sorte de pain accompagnant les ragoûts -(de couy = cochon d'Inde)- et conservée dans des jarres de poteries.

    Retour en Ardèche, après cette parenthèse exotique :

    Albin MAZON, ( le Docteur Francus), infatigable fouilleur d'archives privées ou publiques, dans son « Voyage au pays des Boutières » publié en 1902, rapporte que le curé de la paroisse (disparue) de St Maurice sous Chalençon, citait, en 1762, parmi les productions du pays « des truffes rouges ou pommes de terre». En Velay et Vivarais, cette culture est signalée au milieu du 18ème siècle et Tourtin, bourgeois d'Annonay, relate dans son livre de raison , en 1694, ( un siècle avant Parmentier) que la pomme de terre était produit courant sur le marché de sa ville. (« Velay et Vivarais, deux livres de notes journalières au XVIIe siècle ». Mazon . Annonay, 1890.)

    Le père d'Albin Mazon, ( authentique docteur en Médecine) , publia en 1842, chez la Veuve Guiremand à Privas, un ouvrage : «La Médecine Simplifiée » dans lequel, il préconisait entre autres pharmacopées - ce cataplasme « émollien » à base de pomme de terre : « faire cuire les pommes de terre à l'eau ; on les pelle, on les écrase, puis on les fait bouillir avec du lait ou une décoction de mauve».
    Plus près de nous, Pierre Lieuthaghi, (« Le livre des bonnes herbes », Acte Sud, 1996), vante les qualités alimentaires et médicinales de cette solanacée, soulignant, lui aussi les vertus an- tiacides et cicatrisantes du jus de pomme de terre sur les ulcères gastriques et les gastrites aiguës : « on prend le jus de pomme de terre crue à raison de 100 à 125 g quatre fois par jour dans les ulcères et le diabète. Breuvage peu agréable, à corriger d'un peu de jus de citron.On peut lui substituer la teinture-mère d'origine pharmaceutique : 20 gouttes trois fois par jour dans ¼ de verre d'eau au moment des repas. ( Dr. C. Bach, 1972 )».

    Il ne faudrait pas oublier le caractère mystérieux, voire magique de ce tubercule chtonien ( is- su de la matrice Terre) et parfois sorcellerie oblige associé aux puissances obscures et in- fernales ! Xavier Ivanoff ( « Mythes sur l'origine de l'homme », Errance.1998.) signale « la coutume de fabriquer des poupées d'envoûtement, avec des pommes de terre dans plusieurs régions de France. En Charentes, les sorciers peuvent crever les yeux de leurs ennemis en plantant des hameçons dans les « yeux » d'une pomme de terre. »
    Serait-ce là, l'origine du « mauvais oeil » ?

    Dernier retour du balancier ( la « branloire pérenne » de Montaigne ), pour un retour aux Amériques où débuta notre recherche. Aux U.S.A., une nouvelle espèce de pomme de terre s'est développée dans la seconde moitié du 20ème siècle : la « Couch Potato », en français « le Patatoïde de canapé » qui pratique le « fridge storming » consistant à razzier le contenu salé et sucré du réfrigérateur pour l'entasser sur un plateau avant de s'affaler sur un canapé pour dé- glutir le tout en « zappant » ( nos cousins québecquois disent « pitonnant ») comme des bêtes malades. Si l'on souligne que ces humanoïdes ne vont plus à pied à l'école primaire du quar- tier ou du village, puis au collège , ne jouent plus dans les parcs ou dans la campagne en- vironnante , mais vont pousser les cadies pour remplir les « frigos » dévastés, délaissent sys- tématiquement les escaliers pour les ascenseurs et zappent, vautrés dans les sofas, on com- prend la prolifération des obèses aux USA ( dont Baltimore est la capitale) et le fait que, la contagion traversant l'Atlantique, l'Angleterre soit devenue le premier pays champion européen en matière d'obésité. Pas de triomphalisme cocardier ! La France n'est pas située loin derrière : une étude récente prouve que ce fléau se développe chez nous dès l'école pri- maire ! Nous aurons bientôt des champions de SUMO capables de détrôner les champions japonais ! Cocorico !

    Mais restons sérieux et sachons raison garder ! Pour être complet, ce petit survol de l'histoire de la pomme de terre en Vivarais, devrait s'accompagner d'un coup doeil sur les recettes qui au cours des siècles, ont permis à nos aïeux de subsister grâce à ces tubercules au goût étrange venu d'ailleurs .
    Pour les livres de recettes, plusieurs auteurs locaux , se sont mis - entre bombine et crique - au travail et vous trouverez leurs oeuvres dans toutes les bonnes librairies . Au fait y en aurait-il de mauvaises ?

  • Tout sur les vins biologiques en France

     

    Tout sur les vins biologiques en France


    Tout sur les vins biologiques en France [domaines : 864]

    Vous pouvez trouver des descriptions normalisées sur les domaines, leurs vins et les points de ventes nationaux et internationaux. Vous pouvez aussi trouver des fiches de dégustation et d'appreciation. Ces fiches peuvent être saisies par le vigneron lui-même, par nos groupes de dégustation nationaux et internationaux et par les visiteurs des sites après enregistrement.
    Cliquez ici pour trouver ces informations.


  • CONSEILS D’UTILISATION POUR LES EMPLOIS LES PLUS IMPORTANTS AURO

     

    AURO

    PEINTURES NATURELLES

     

    CONSEILS D’UTILISATION POUR LES EMPLOIS LES PLUS IMPORTANTS


     


    Peindre les murs intérieurs de façon couvrante.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    -          enduit minéral solide, en bon état

    -          murs en pierres, en briques

    -          tapisserie bien adhérente

    (papier ingrain, tissus)

    -          ancienne peinture à dispersion en bon état

    -          plaques de plâtre (imprégnées selon prescription), sèches, propres et sans suintement.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       1 x AURO Peinture murale n°321

    + max. 20% d’eau

    2.       1 x AURO Peinture murale n°321

    + max. 10 d’eau

     

    INDICATIONS

    -          Il est possible de nuancer la peinture murale en ajoutant selon ses goûts les colorants pour peinture murale AURO n°331-8.

    -          Bien laisser sécher l’essai avant de le juger.  Appliquer régulièrement et généreusement à l’aide d’un rouleau en peau d’agneau.  Les supports fortement absorbants devront être imprégnés avec AURO n°121.  Peindre les supports fortement contrastés avec AURO n°321 + 20% d’eau.  La peinture murale n°321 dégage une bonne odeur, elle est bien perméable aux vapeurs et a un effet positif sur le climat ambiant.

     

     

    Lasurer les murs intérieurs avec des couleurs végétales.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    -          enduit minéral solide, en bon état

    -          murs en pierres, en briques

    -          tapisserie bien adhérente

    (papier ingrain, tissus)

    -          ancienne peinture à dispersion bien adhérente

    -          plaques de plâtre (imprégnées selon prescription), sèches, propres et sans suintement

    -          ne convient pas pour les pièces humides.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       1 x AURO Peinture blanche à la caséine n°351 avec 10% d’eau

    2.       1 x AURO Peinture blanche à la caséine n°351.  Laisser sécher 3 à 5 jours.

    INDICATIONS

    -          Imprégner selon prescription les supports fortement absorbants avec AURO n°121.  Les supports fortement contrastés devront être peints une première fois avec AURO n°351 + 20% d’eau.

    -          Il est possible de lasurer avec les couleurs minérales n°331-8 (diluer avec beaucoup d’eau).  Les couleurs fortement diluées doivent être liées à l’aide du liant AURO n°379.

    -          Les couleurs végétales sont merveilleusement transparentes.  Elles sont vivantes et harmonieuses.  Leur résistance à la lumière n’est pas illimitée.  Il est vivement recommandé de faire plusieurs applications superposées.  Un certain entraînement est nécessaire, nous conseillons de faire des essais.

     

     

    Protéger les sols en bois, en terre cuite et en liège tout en les laissant respirer.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Sols en bois, liège, terre cuite.  Le support doit être sec, propre, exempt de graisse et absorbant.  Sur les bois riches en tanin (chêne), faire un essai.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Appliquer l’huile dure AURO n°126, selon la capacité d’absorption faire plusieurs passages.  Après 15 min. de préséchage, enlever soigneusement le surplus.  Laisser sécher 24h.

    2.       Faire une application de cire dure AURO n°171.  L’application doit être uniforme et très mince.  Laisse sécher 24 h puis polir vigoureusement (pour le bois, dans le sens des fibres du bois).

     

    INDICATIONS

    Le produit n°126 doit pénétrer dans le bois, les éventuels surplus doivent être éloignés à l’aide d’un chiffon sec au plus tard 15 min. après l’application.  Les grandes surfaces peuvent être polies avec une cireuse.  L’effet de patine est obtenue pour la terre cuite à l’aide des colorants n°151-9 (le noir est particulièrement recommandé).  Les finitions ainsi obtenues sont résistantes à l’eau, le bois garde son aspect naturel et agit favorablement sur le climat ambiant.  Il ne s’agit pas d’une vitrification à outrance et il faudra utiliser le sol en conséquence.

     

    Laquer le bois intérieur à l’aide d’une laque transparente séchant rapidement.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Bois non traités ou simplement teints, secs, absorbants, finement poncés, ne convient pas au sol.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Imprégner avec AURO gomme laque transparente n°211 diluée avec 5-10% de diluant n°219.  Laisser sécher 4h puis poncer et dépoussiérer.

    2.       Appliquer la gomme laque AURO n°213, laisser sécher 4h puis poncer et dépoussiérer.

    3.       Appliquer la gomme laque n°213 comme en 2 sans ponçage.

     

    INDICATIONS

    L’application au pistolet est recommandée.  La présence de cires naturelles et d’acide sillicilique dans le produit donne une surface sympathique et agréable au toucher.  Les capacités de diffusion ne sont que faiblement entravées, l’accumulation d’électricité statique est très faible.  Toutefois la solution à pores ouvertes (huile et cire) devrait toujours être préférée.

     

     

    Laquer les sols en bois à l’intérieur.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Sols en bois non traités ou poncés, propres, secs finement poncés.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Appliquer la laque AURO n°221 avec 20% de diluant AURO n°191.  Laisser sécher 24h puis poncer et dépoussiérer.

    2.       Appliquer parcimonieusement AURO n°221 avec 10% de diluant n°191.  Laisser sécher 48h.

    3.       Appliquer régulièrement et sans excès la laque non diluée.  Laisser sécher 48h.  La maturité finale ne sera atteinte qu’après quelques semaines.

     

    INDICATIONS

    La qualité du laquage dépendra essentiellement de l’absence de poussière.  Traiter les bois fortement absorbants avec n°121.  La laque forme un film et sera une entrave à la capacité d’absorption, ainsi qu’au contact avec les sens humains.  Partout où cela est possible, nous recommandons la solution à pores ouvertes.  La laque AURO n°221 n’est pas aussi dure que les vitrificateurs traditionnels et devra être ménagée.

     

     

     

     

    Laquer les radiateurs.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Radiateurs et conduites en acier ou en fonte, traités d’usine, soumis à des températures ne dépassant par 90°.  Ils doivent être propres, exempts de graisse.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Traiter les parties rouillées avec AURO n°234.  Poncer au préalable.  Supporte des températures de 80°

    2.       Appliquer la laque pour radiateur AURO n°237, laisser sécher 24h.

    3.       Comme en 2.

     

    INDICATIONS

    Utiliser un pinceau de bonne qualité en soies naturelles ou bien un pistolet.  Dans ce cas, diluer à 10-15% avec AURO n°191.  L’émission de gaz est plus importante lorsque la température du radiateur augmente, c’est pourquoi une peinture naturelle est particulièrement recommandée pour les radiateurs.

     

     

    Protéger les armoires des attaques des mites.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Intérieur des portes d’armoires à linge ainsi que les moulins à céréales.  Le support doit être sec, absorbant, exempt de graisse et finement poncé.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Appliquer la gomme laque AURO n°211 diluée avec 5-10% de diluant n°219.  Laisser sécher 4h puis poncer finement.

    2.       Appliquer la gomme laque n°215, laisser sécher 4h puis poncer.

    3.       Comme en 2 sans ponçage.

     

    INDICATIONS

    L’application au pistolet est particulièrement recommandée.  Le principe actif est apporté par l’huile essentielle de pin cembro, aucun agent fongicide ou insecticide synthétique est utilisé.  L’entretien régulier se fait à l’aide du polish au pin cembro (voir le chapitre entretien).

     

     

    Entretenir et protéger les jouets en bois.

    CLAIR DE TERRE              

    37,Hovémont  4910  Theux

    087 530519      Belgique         

    SUPPORTS APPROPRIES

    Jouets en bois de toute nature, non traités.  Le support doit être sec, exempt de graisse et absorbant.

     

     

     

    POSSIBILITES DE TRAITEMENTS

    1.       Imprégner et cirer, voir ce chapitre.

    2.       Laquer avec la gomme laque, voir ce chapitre.

    3.       Laquage couvrant avec les laques teintées, voir ce chapitre.

     

    INDICATIONS

    Les fonctions des jouets sont toutes particulières : éducation, découverte, développement des sens des enfants ; la solution à pores ouvertes devra toujours être préférée.  L’imprégnation n°121 peut être nuancée.  Toutes les couleurs obtenues avec les Peintures AURO sont résistantes à la sueur et à la salive.

     

     

    Traitement des bois contre les parasites.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Bois porteurs sous toit, fenêtres, charpentes, solives.  Les bois doivent être non traités, absorbants et, si possible, encore humides.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    -          Pour les bois porteurs, préparer une solution avec 15% de sel de bore AURO n°111 dans de l’eau.  Selon les procédés d’application, d’autres concentrations sont possibles.  Les quantités de sel à apporter sont de 50 à 60 mg au m² ou 3 à 4 kg par m3. 

    -          Pour les bois non porteurs (si toutefois un traitement est nécessaire), il est possible de réduire la concentration à 5 ou 10% de sel dans de l’eau.  Les dépôts de sel pouvant se former à la surface du bois peuvent être retirés à l’aide d’un chiffon humide.  Pour des informations détaillées, consulter la fiche technique n°111.

     

    INDICATIONS

    Le sel de bore correspond aux exigences formulées par la norme N.F. X 40 111.  Le sel de bore ne contient pas de liant et devra être protégé du délavage par une couverture appropriée ou une application de peinture.  Ne dégage pas de vapeurs nocives aussi bien pendant l’application que par la suite, ne contient pas de métaux lourds ni d’hydrocarbures chlorés.  La protection des bois par un produit chimique est inutile.

     

     

    Traitement à pores ouvertes des fenêtres, portes et façades en bois.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Tous les bois non traités ou traités au sel de bore, secs, propres et exempts de graisse.

     

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       1 à 2 applications d’imprégnation AURO n°121, enlever l’éventuel surplus.  Laisser sécher 24h.

    2.       Appliquer la lasure AURO n°131 avec 10-15% de pigments AURO n°150-9 pour la protection contre les U.V.  Laisser sécher 24 à 48h.

    3.       Comme en 2.

    4.       Comme en 3.

     

    INDICATIONS

    Il est également possible d’utiliser les lasures teintées AURO n°132 à 134.  Traiter les bois porteurs avec le sel de bore.  L’intérieur des fenêtres doit recevoir le même nombre d’applications que l’extérieur, peut être fait en incolore.  La rénovation se fait tous les 2 à 3 ans.  Une humidité de l’air élevée retarde le séchage.

     

     

    Laquer le bois, intérieur, extérieur.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Bois non traité ou traité au sel de bore, sel, absorbant, exempt de graisse.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Appliquer l’imprégnation n°121, enlever l’éventuel surplus.  Laisser sécher 24h puis poncer et dépoussiérer.

    2.       Appliquer l’enduit de surfaçage n°231, régulièrement et sans raccord.  Laisser sécher 24h puis poncer et dépoussiérer.  A l’extérieur, l’enduit de surfaçage ne convient que pour des petites surfaces.

    3.       Appliquer la sous-couche pour laque n°233.  Laisser sécher 24h puis poncer et dépoussiérer.

    4.       Appliquer la laque n°235 ou 241-8 régulièrement et sans excès.

    5.       Comme en 4.

     

    INDICATIONS

    Traiter les bois porteurs avec le sel de bore n°111.  Avant un laquage teinté, appliquer la sous-couche avec 10% de laque teintée.  Pour obtenir des laquages de qualité, il faut veiller tout particulièrement à l’absence de poussière durant l’application.  Une humidité de l’air élevée retarde le séchage.

     

     

    Protection des bois en contact avec la terre.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Bois en contact avec la terre, clôtures, silos, couches de jardinier.  Le bois doit être sec, exempt de graisse et absorbant.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Imprégner avec la poix végétale n°115.  Application au pinceau, au pistolet ou par trempage.

    2.       Comme en 1 en rajoutant cependant 10 à 15% de colorants n°151-9 pour la protection contre les U.V.

     

    INDICATIONS

    La poix végétale constitue une protection préventive contre les attaques de parasites et la décomposition du bois.  Dégage une forte odeur mais ne contient pas de goudron de houille, d’hydrocarbures chlorés, ni de métaux lourds.  Ne convient pas à l’intérieur.  Compatible avec tous les végétaux.  Se rénove facilement.

     

     

    Nettoyage et entretien « doux ».

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Tous les supports cités sur cette information, plus particulièrement les sols en bois et en liège, les meubles cirés, laqués ou lasurés, la pierre, la céramique, le lino, etc.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    Verser 1 à 3% de savon végétal n°411 dans de l’eau tiède.  Laver les surfaces citées sans les gorger d’eau avec un chiffon en lin ou en coton.  Les bois riches en tanin pouvant s’assombrir.

     

    INDICATIONS

    Le nettoyage se fait sans l’aide d’agents tensio actifs, sans agents chimiques de synthèse.  Convient particulièrement pour toutes les finitions biologiques.

     

     

    Entretenir et nettoyer les meubles.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Tous les meubles cirés ou laqués (gomme laque déconseillée), ainsi que finitions traditionnelles.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Appliquer un peu de polish n°441 à l’aide d’un chiffon.

    2.       Les surfaces brillantes doivent être rapidement essuyées à l’aide d’un chiffon sec.

     

    INDICATIONS

    Le polish nettoie et entretient les meubles.  Les finitions synthétiques peuvent être améliorées grâce au polish et ainsi être rendues anti-statiques.

     

     

    Entretien des sols cirés.

     

    SUPPORTS APPROPRIES

    Sols cirés en bois, liège ou terre cuite non vernie, nettoyés avec le savon végétal.

     

    SUITE DU TRAITEMENT

    1.       Verser 5 à 10% d’émulsion d’entretien n°431 dans un peu d’eau tiède, appliquer la préparation ainsi obtenue à l’aide d’un chiffon en prenant soin de ne pas trop mouiller le sol.

    2.       Laisser sécher puis faire briller à l’aide d’un chiffon sec ou d’une cireuse.

     

    INDICATIONS

    L’application de l’émulsion d’entretien permet un recirage régulier et peu onéreux de toutes les finitions cirées.  Les surfaces très sales doivent être nettoyées avec le détergent à la cire n°421.  Les endroits ternes peuvent être recirés comme pour une première application.  Des modifications de couleurs peuvent apparaître sur les bois riches en tanin.

     

     

    Que faire en présence d’anciennes peintures ?

     

    ANCIENNES PEINTURES A LA COLLE

    Se reconnaissent aisément au doigt, les pigments se détachent facilement.  Eloigner ces peintures à l’aide d’une brosse ou d’une éponge puis procéder comme sur un support neuf.

     

    ANCIENNES PEINTURES A DISPERSION

    Se reconnaissent au doitg, les pigments ne se détachent pas ou peu du support.  Si cette peinture se trouve sur une ancienne tapisserie, il est souhaitable de tout enlever et de procéder ensuite comme sur un support neuf.  Il est préférable de ne pas décaper la peinture sur les enduits minéraux et la pierre, peindre par-dessus.  Les anciennes peintures bien adhérentes peuvent être repeintes après nettoyage.  Les parties écaillées doivent être éloignées.

  • La Domination du monde

     

    La Domination du monde

     

    La Domination du monde est un polar fascinant où Denis Robert met en fiction ses démêlés avec la holding Clearstream qui le traîne à nouveau devant les tribunaux luxembourgeois. Après avoir décrit une réalité qui dépasse la fiction, Robert fait donc désormais le contraire. Chronique + Entretien.
    - Lire l'entretien avec Denis Robert

    Dans le film de Thomas Vinterberg, Festen, il y a cette scène hallucinante d'un grand dîner familial où l'un des enfants demande le silence. Il se lève et raconte les sévices sexuels qu'il subit durant son enfance par son père. S'ensuit un bref silence gêné, le temps pour les membres de la famille de reprendre les conversations d'usage. La parole s'est trouvée engloutie par les conventions, digérée par un refoulement conscient de ne rien savoir. Plus rien n'est audible quand il s'agit de produire des vérités.
    Est-ce que Denis Robert connaît cette scène cauchemardesque ? Nous ne savons pas. Il est certain en tout cas qu'il l'éprouve sur une échelle d'une autre dimension. L'inertie familiale étant substituée, dans son cas, par une machine financière, prête à broyer par l'indifférence dans un premier temps et par une série de mesures judiciaires par la suite, l'envie d'aller fouiller dans les entrailles du commerce mondial.
    Avec La Domination du Monde, Robert nous livre, un polar qui utilise la même trame que son livre d'investigations, Révélation$, c'est-à-dire la mise à jour des mouvements secrets de capitaux au Luxembourg et plus précisément, ceux de la société Clearstream. Nous sommes prévenus dès l'exergue de Hunter S. Thompson que « la fiction est une passerelle pour la réalité. »

    Rendre "vivante" la monnaie
    Le livre raconte les péripéties d'un journaliste, Yvan Klébert, qui après avoir dévoilé dans un livre la dissimulation de nombreux mouvements de capitaux par la holding luxembourgeoise Shark, demande à un ami d'enfance devenu psychanalyste de raconter son histoire. Persuadé d'être responsable de la mort d'une jeune attachée parlementaire vivement intéressé par le sujet, il décide alors de transmettre toute la connaissance qu'il a acquise du commerce de l'argent.
    La Domination du monde est un polar d'une terrible efficacité qui fait écho au livre-enquête précédent de l'auteur, d'établir une concorde entre Cleartsream et les ennuis actuels de Denis Robert. Et de se poser, finalement les vraies questions, celles de la répartition des richesses et du contrôle de celles-ci.
    C'est là aussi l'un des tours de force de Denis Robert : de rendre vivante la monnaie, le virtuel des transactions et la numérisation de sommes d'argents qui même en ne se déplaçant plus n'empêche pas d'induire des effets sur les politiques des nations.
    Par son parcours de journaliste engagé et indépendant, Denis Robert a produit un polar classique tout en étant hors cadre dans la volonté de rendre des comptes. Il s'inscrit, tel un Don Quichotte moderne, dans une bataille où l'ennemi pratique l'illusion démocratique et le virtuel alors que lui crie à l'escamotage et à la dissimulation.

    On s'inquiète alors du sort du bonhomme, pris dans un essorage programmé du style seul contre tous. Mais c'est probablement se méprendre sur ses capacités. Comme son personnage Klébert qui se passionne pour les traces - celles souterraines de la finance et celles en astrophysique des firmaments stellaires - Robert cartographie à travers cette fiction, son rôle et sa place au sein de cette véritable aventure. Se servir d'un psychanalyste pour mettre en abîme la transmission intégrale d'une vérité est plutôt bien vu : à travers ce stade du miroir qui lance la fiction, l'auteur n'épargne pas sa paranoïa, son narcissisme et les tensions qui iront jusqu'à une rupture entre le journaliste et le psy. La domination est un livre vivant, dans le sens ou il prend, en vol et à l'arraché, la décision (inconsciente ?) de s'attaquer au Pouvoir. Il le fait avec majesté et donne envie de lire ses enquêtes, de voir ses films, ça tombe bien, Denis Robert à aussi le défaut d'être un stakhanoviste dès qu'il s'agit d'articuler la censure et la vérité.

    Denis Robert

  • Pestisides révélations sur un scandale français.

    pesticides

     

    F. Nicolino et F. Veillerette. Pesticides : révélations sur un scandale français.

    Une fois ouvert, vous ne refermerez pas ce livre avant de l'avoir terminé. Un vértitable thriller - mais tout est véridique. Vous apprendrez comment l'industrie des pesticides s'est installée et perdure encore aujourd'hui. Le titre du livre, "révélations", tient ses promesses. Une lecture indispensable ! Fayard, 2007.

     

    C’est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de

    toutes les villes de France.

    Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l’exposition aux pesticides sont d’ores et déjà massives. Des centaines d’études, à l’échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient.

    Ce n’est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s’en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l’existence de milliers de malades. Vous découvrirez

    une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

    Fabrice Nicolino, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd’hui au magazine Terre sauvage.

    François Veillerette est président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et administrateur du réseau international Pesticide Action Network Europe (PAN Europe).

    En complément, voir le dossier de L'Ecologiste n°21 sur "comment se passer des pesticides", un tour d'horizon complet de la question.