• L'idée de WWOOF

    http://www.wwoof.fr/

    wwoof  france

    L'idée de WWOOF est de mettre en relation des personnes désireuses de découvrir et de participer au monde agricole biologique et écologique avec des fermiers, des professionnels de cet univers.

    WWOOF France s'occupe uniquement du reseau en France. Si vous désirez faire du WWOOFing dans un autre pays, veuillez contacter l'organisme WWOOF responsable de ce pays.

     

     


    > Pour le WWOOFer
    > Pour l'hôte

     

    Pour le WWOOFer

    Comment ca marche ?
    Les hôtes vous accueillent comme un(e) ami(e), voire même comme quelqu'un de leur famille, c'est à dire que vous êtes nourri et logé à la même enseigne. En échange, vous offrez de votre temps et participer aux différentes tâches sur la propriété, exploitation (jardin, potager, verger, fleurs, animaux…). Il n'y a cependant aucune obligation pour le WWOOFer d'effectuer tel ou tel travail, si par exemple vous avez une faiblesse d'un membre, une allergie... ou autre il faut en parler avec votre hôte qui souhaite évidemment que votre séjour se déroule au mieux. L'idéal étant de discuter préalablement au téléphone des conditions de votre séjour (date, durée…) et de votre participation (type d'aide, de culture…) à la ferme avec votre hôte.

    Attention : aucune des personnes ne doit percevoir d'argent, le but de WWOOF est de s'enrichir en rapports humains, de découvrir et d'apprendre dans une ambiance « écolo » UNIQUEMENT.

  • visitez le blog VERTSOLEIL

    vertsoleil

    Comment je me maintiens en santé et en équilibre grâce à la cuisine bio, équilibrée, vivante et ressourçante, et à l'accueil en conscience de tous les cadeaux de la vie -agréables ou désagréables-! Bloc-notes perso et subjectif, forcément subjectif...

    http://cuisine-et-sante.skynetblogs.be/

  • editions-triades

    triades

    http://www.editions-triades.com/

    Declaration d amour ala    terre
    Tous les hommes aiment la Terre, notre planète et notre patrie. Mais comment pouvons-nous déclarer cet amour, comment l’exprimer ?

    Avec ce livre, Marko Pogacnik, expert en géomancie et artiste, aide le lecteur à communiquer avec l’âme de la Terre. Pour soutenir ce processus, il présente de nombreux exercices imaginatifs et 59 dessins rythmiques chargés d’énergie.

    23 endroits formant un anneau autour du globe ont été choisis par Marko Pogacnik pour initier des actions destinées à soigner la Terre. Il montre ici leur signification en tant que centres de force pour une civilisation pacifique.

    Ceux qui voyageront avec ce livre et pratiqueront les exercices qu’il préconise seront stimulés à prendre une part active à l’amélioration de la vie sur notre planète.

    « Nous ne percevons qu’un point de vue particulier du tout, et nous considérons que tout le reste n’existe pas. Nous nous illusionnons ainsi en nous croyant seuls, et cela pourrait même nous conduire à un suicide global. Il est déjà aujourd’hui manifeste que nous sommes incapables de surmonter seuls la crise planétaire qui s’annonce. Nous avons besoin de collaborer avec la Terre.» (M. P.)

  • Non, le portable n’est pas bio !

     

     

    gsm

     

    Non, le portable n’est pas bio !

     

    par Annie Lobé


    Dangereux, le téléphone portable ? “Je suis au courant !”, répondent les clients des magasins et marchés bio. Les consom’acteurs de la bio sont informés. Mais le sont-ils suffisamment ? Biocontact revient une nouvelle fois sur ce thème avec Annie Lobé, journaliste indépendante, qui a mené l’enquête pendant six ans.

    Dans le ventre de sa mère, le foetus n’est pas à l’abri du téléphone portable. Cet appareil qui combine les technologies du téléphone, du radar et de la radio, est un émetteur-récepteur muni d’une antenne isotropique, c’est-à-dire qui émet sur 360 degrés. Dès lors qu’il est en veille, prêt à recevoir ou à émettre des appels, le portable irradie non-stop (1) des ondes électromagnétiques qui se déplacent à la vitesse de la lumière, traversent les murs et la peau, pénètrent dans le corps
    et le cerveau.

    Etre “au courant” de la dangerosité du portable ne suffit pas pour s’en protéger. Tous les êtres vivants sont exposés, à des degrés divers, à cette forme d’électropollution insidieuse car invisible, inaudible, impalpable et sans saveur. Ils ne disposent d’aucun organe de perception pour déceler ces fréquences “quasiment inexistantes à la surface de la Terre avant leurs émissions résultant de l’action humaine”, selon Éric Gérard, radioastronome à l’Observatoire de Paris. (2)

    Pourquoi et comment le téléphone portable rend-il malade et quelles sont les pathologies qu’il induit ?

    Chacun sait qu’un atome ressemble à un petit système solaire pourvu de ses satellites, les électrons, qui gravitent autour de son centre. Une onde électromagnétique est une force, une énergie capable de bousculer les électrons des atomes et de les faire changer d’orbite.(3) Dans la cellule vivante, l’onde électromagnétique modifie les transferts ioniques à travers la membrane
    cellulaire.(4) En cas d’exposition continue, le retour à l’homéostasie (repos) cellulaire est entravé.


    Micro-ondes pulsées

    La fréquence d’un hertz correspond à une oscillation par seconde, que l’on représente par un “S” couché. L’électricité fonctionne à la fréquence de 50 hertz, soit 50 oscillations par seconde. En Europe, la téléphonie mobile GSM fonctionne avec des micro-ondes aux fréquences de 900 mégahertz (900 millions d’oscillations par seconde), 1 800 mégahertz (1,8 milliard d’oscillations par seconde) et la troisième génération UMTS utilise des micro-ondes à 2 100 mégahertz (2,1 milliards d’oscillations par seconde).
    Ces ondes ne sont pas continues mais pulsées, c’est-à-dire envoyées par saccades, selon le principe du “tout ou rien”, comme le clignotant lumineux d’une voiture. Les micro-ondes GSM sont pulsées à raison d’une impulsion de 577 microsecondes toutes les 4,6 millisecondes.(5) La régularité de ces impulsions génère un “brouillard” de fréquences extrêmement basses en dessous de 100 hertz mesurables avec un analyseur de champ.(6)

    Les antennes-relais nécessaires au fonctionnement des téléphones portables projettent leurs micro-ondes sur une distance de vingt à trente kilomètres. Le “contrôle dynamique de puissance” permet au portable de “passer” même lorsque le signal reçu de l’antenne-relais est faible, dans un ascenseur métallique par exemple. En communication (7) ou en veille (8), le portable émet puissamment pour compenser la faiblesse du signal reçu.

    Qu’ils soient en veille ou en communication, tous les portables n’émettent pas à la même puissance. Cela ne dépend pas de la marque, mais du modèle. Dans des conditions de réception équivalentes, certains modèles en communication émettent un champ magnétique de 50 hertz jusqu’à 9 milligauss et plus.8 Or, l’OMS (Organisation mondiale de la santé), a classé ces rayonnements parmi les “cancérigènes possibles pour l’Homme” (catégorie 2B), à partir de 4 milligauss.(9)

    Une grande partie du corps médical et du public continue de croire que “pour l’instant, rien n’est prouvé”. Pourtant, études scientifiques publiées et témoignages recueillis pendant cette enquête convergent : le risque est avéré.


    La fertilité en péril

    Première fonction atteinte à court terme, la fertilité. Ainsi, une étude présentée par une équipe de chercheurs hongrois à Berlin, le 26 juin 2004, lors du congrès de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE), a mis en évidence, sur 221 hommes suivis pendant treize mois, des corrélations significatives entre la durée des communications effectuées avec un téléphone portable et la diminution de la motilité des spermatozoïdes, c’est-à-dire leur capacité à se mouvoir : 51,3 % de spermatozoïdes motiles chez les non-utilisateurs, contre 36,3 % chez les utilisateurs.(10)

    D’après les résultats de cette étude, le simple fait de garder le téléphone portable en veille sur soi toute la journée a eu pour effet de diminuer la concentration du sperme en spermatozoïdes de 83 millions par millilitre (moyenne des témoins non exposés continuellement à un téléphone portable) à 59 millions par millilitre (moyenne des utilisateurs gardant le portable dans une poche de pantalon ou accroché à la ceinture).

    Selon le professeur Madeleine Bastide, de la faculté de Pharmacie de Montpellier, auteur d’une étude présentée dans l’émission Envoyé Spécial (11), qui met en évidence une surmortalité des embryons de poulets exposés aux émissions d’un téléphone portable (taux de mortalité de 60 % dans le lot d’oeufs exposé, contre 10 % dans le lot non exposé) : “Pour les hommes qui veulent savoir où ils en sont par rapport à leur utilisation du téléphone portable, c’est très simple : ils n’ont qu’à faire un spermogramme !”(12)

    Les curieux (ou les sceptiques) savent maintenant ce qu’il leur reste à faire…
    Cette atteinte à la fertilité résultant de l’exposition aux micro-ondes est documentée depuis près de trente ans. Une équipe française incluant le professeur Pierre Le Ruz, alors en poste au laboratoire de Physiologie des régulations de l’université de Rennes, a publié en 1978 une étude intitulée : “Effets de l’exposition du rat nouveau-né aux micro-ondes sur le développement
    ultérieur des gonades et des surrénales”. (13) Les animaux ont été exposés juste après la naissance, pendant quinze jours consécutifs,(14) puis sacrifiés à 90 ou à 140 jours. Le résultat observé est une réduction significative de la taille et du poids des organes sexuels, tant pour les testicules que pour les ovaires. Chez les mâles : “Les tubes séminifères des animaux irradiés à la naissance sont fermés et la spermatogénèse semble bloquée.” Chez les femelles : “Le nombre d’ovocytes est réduit.”


    Les ados en première ligne

    Plus récemment, des atteintes cérébrales à très court terme ont été observées par le chercheur suédois Leif Salford, de l’université de Lund, chez des rats adolescents exposés pendant deux heures aux émissions de téléphones portables à des puissances dix à cent fois inférieures aux valeurs limites autorisées. Les animaux ont été sacrifiés et examinés cinquante jours après
    l’exposition.

    Résultat : les cerveaux des rats exposés avaient un nombre significativement accru de neurones endommagés, que le chercheur décrit ainsi : “rétrécis, de couleur foncée, dépourvus de structure cellulaire interne discernable. Certains de ces neurones assombris présentaient des microvacuoles [cavités], indiquant un processus pathologique actif. (…) Ces neurones endommagés étaient visibles dans tout le cerveau, mais surtout dans le cortex, l’hippocampe et les noyaux gris centraux. Ils étaient isolés ou groupés, enchevêtrés avec les neurones normaux. Le pourcentage de neurones anormaux culminait autour de 2 %, sauf dans certaines zones restreintes où il dominait le tableau.” (15)

    La recherche scientifique sur le téléphone portable utilise ainsi abondamment
    l’expérimentation animale, ce qui ne manquera pas de choquer ceux qui choisissent des produits cosmétiques ou ménagers non testés sur les animaux. La moindre des choses ne serait-elle pas de tenir compte des résultats déjà disponibles afin que ces sacrifices ne soient pas inutiles ?

    “La copine de ma soeur, qui a 20 ans, a un cancer à l’oreille,” témoigne Annabelle, 17 ans. Les cas se multiplient de jeunes utilisateurs de portables atteints de cancer. Un phénomène nouveau. Mais les médecins qui observent ces cas ne les publient pas dans les revues scientifiques.

    D’après les témoignages recueillis auprès de plus de cinq cents personnes depuis le début de cette enquête, les troubles subis par un nombre croissant d’utilisateurs s’articulent autour de quatre axes : sensation de chaleur à la tête, troubles du sommeil, maux de têtes et troubles de la mémoire, avec diminution des résultats scolaires chez les jeunes utilisateurs.


    Surchauffe cérébrale

    Selon le professeur Pierre Aubineau, directeur de recherche au CNRS de Bordeaux : “Le cerveau est un organe extrêmement bien régulé en température. Il est programmé pour maintenir sa température à 37 °C. Dans les situations extrêmes de grand froid ou de grande chaleur, un système de régulation le maintient à température constante. Par grand froid, le sang se retire des extrémités pour continuer à irriguer le cerveau au maximum. Par grande chaleur, au contraire, le débit sanguin s’accélère pour rafraîchir le cerveau, à la manière du radiateur d’un moteur de voiture, et la transpiration augmente pour évacuer la chaleur.”

    La température cérébrale ne s’élève que dans des situations pathologiques. En cas d’infection, la température monte, la fièvre s’installe temporairement pour détruire virus et bactéries. Mais l’excès de chaleur empêche le fonctionnement normal du cerveau et notamment la concentration.

    Une sensation de chaleur à la tête lors de l’utilisation d’un téléphone portable est un signe d’autant plus sérieux que les micro-ondes chauffent de l’intérieur vers l’extérieur et que l’ensemble du cerveau est dépourvu de récepteurs de chaleur, uniquement disposés au niveau de l’hypothalamus et de la peau. Non seulement les mécanismes de régulation thermique ont été dépassés et n’arrivent plus à évacuer la chaleur induite par les micro-ondes émises par le portable, mais de surcroît, “la bulle de chaleur est déjà présente à l’intérieur avant d’être perçue en périphérie”, selon le regretté professeur Roger Santini, de l’INSA de Lyon, décédé prématurément en juin 2006, qui a publié en 2002 une étude rapportant ce phénomène chez de jeunes utilisateurs. (16)


    Sommeil entrecoupé, fatigue, maux de tête

    Les troubles du sommeil sont caractéristiques : “Je dors deux heures, je me réveille ; je dors deux heures, je me réveille,” affirment bon nombre de ceux qui laissent le portable en veille sur ou sous l’oreiller, et dont le coucher est de plus en plus tardif. Sommeil entrecoupé et retard d’endormissement signent également l’utilisation quotidienne du portable pendant plusieurs heures. Il sont généralement associés à une fatigue au réveil.

    Les maux de tête surviennent au réveil chez ceux qui laissent le portable en veille sur la table de chevet et le soir chez ceux qui l’utilisent quotidiennement pendant des heures. Leur survenue dépend à la fois du modèle de portable et de la qualité de réception, qui détermine l’intensité d’émission de l’appareil. Ainsi, lors d’une conférence dans leur lycée, deux élèves internes âgés de 16 ans, qui effectuaient chaque jour plusieurs heures de communication, affirmaient avoir des maux de tête “tous les soirs”.


    Décès d’enfants sous les antennes

    Quatre enfants de 6 à 8 ans, fréquentant deux établissements scolaires surplombés par des antennes-relais, ont été victimes de la même forme rarissime de cancer du cerveau, toujours mortelle : un gliome du tronc cérébral. Résidant à proximité de leur école, ils étaient exposés depuis la naissance. Il y a d’abord eu deux décès en 1996 et 1998 à Saint-Cyr-l’École, dans les Yvelines, où l’installation des antennes sur le toit de l’école remonte à 1992. Puis, en 2004 et
    2007, deux décès supplémentaires sont intervenus à Ruitz, dans le Pas-de-Calais, où les antennes étaient installées depuis 1998 dans la cour de l’école.

    En octobre 2004, après avoir identifié à Saint-Cyr-l’École un total de 11 cancers pédiatriques (dont 5 tumeurs cérébrales) ayant causé 5 décès d’enfants entre 1992 et 2002, l’Institut de veille sanitaire (InVs) a conclu que le décès des enfants “peut être dû au hasard”. Sur les deux cas de gliome de tronc cérébral à Ruitz, la Cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE), mandatée en novembre 2005, n’a toujours pas rendu ses conclusions.

    Mais des calculs basés sur les effectifs de décès recensés par le CépiDc de l’INSERM(17) permettent d’établir que cette maladie, dans la France entière, touche 0,7 enfant par million. Comparé à la population infantile de Saint-Cyr-l’École et de Ruitz, le nombre de cas de gliome du tronc cérébral dans ces deux villes a été respectivement de 126 cas par million d’enfants et de 2 141 cas par million.(18) Ce n’est donc pas le hasard qui a tué ces enfants !

    Dans deux procès en diffamation intentés par les opérateurs, la chambre de la presse du tribunal de Grande Instance de Paris a reconnu, au pénal, la bonne foi des personnes mises en examen après des plaintes déposées par les opérateurs de téléphonie mobile : d’une part, le militant Étienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits, qui avait affirmé que les opérateurs “baissent les niveaux” lorsque des mesures financées par eux sont faites à la demande des riverains, et d’autre part, l’auteur de cet article, qui avait écrit : “Les gens meurent sous les antennes”.(19)


    Résister contre la loi du plus fort

    La situation sanitaire provoquée par la déferlante des portables et son cortège d’antennes relais est d’ores et déjà préoccupante.(20) Si la grande presse ne s’en fait pas l’écho, c’est qu’elle est “arrosée” de publicité par les opérateurs de téléphonie mobile. Entre juin 2005 et juin 2006, les deux premiers opérateurs français, Orange et SFR, ont consacré conjointement à la publicité 53 millions d’euros. C’est plus que Carrefour, l’Oréal et Mercedès réunis. (21)

    Les opérateurs sont de surcroît assez puissants pour faire évoluer en leur faveur la législation les concernant. Ainsi, la réforme du permis de construire entrée en application le 1er octobre 2007 a supprimé l’obligation d’obtenir une autorisation municipale, que leur imposaient les articles R.421-1, alinéa 8 et R.422-2 du Code de l’urbanisme : ces articles ont été réécrits et toute référence aux antennes-relais a été purement et simplement supprimée.(22) N’étant plus informés de l’implantation prochaine d’une antenne-relais dans le voisinage, les riverains ne pourront désormais plus s’y opposer !

    Chaque achat d’une carte prépayée, chaque abonnement, même modeste, contribue à fournir aux opérateurs la trésorerie nécessaire pour asseoir de la sorte la pérennité de leur activité.(23) Ainsi, même ceux qui éteignent leur portable concourent à l’établissement de cette “loi du plus fort”. De même que ceux qui se croient protégés après avoir collé sur leur appareil une pastille
    de “protection”.

    Ces dispositifs empêchent-ils la communication de passer ? Non ! Si les ondes passent –et cela est démontré par les mesures réalisées avec les instruments précités,6,7,8 tant pour les microondes que pour les fréquences extrêmement basses– leurs effets nocifs se feront sentir tôt ou tard. Les électrosensibles (allergiques à l’électricité) rencontrés au cours de cette enquête affirment que ces “bidules” ne diminuent pas les manifestations qui apparaissent dès les premières secondes d’utilisation : douleurs, picotements, fourmillements, sensation de chaleur. Comme le dit justement l’un d’eux : “Autant envelopper son portable dans un mouchoir !”

    Chacun est libre de ses choix, mais tout le monde a droit à une information sincère pour les éclairer. Comme les OGM, le nucléaire, les pesticides et les nanotechnologies, les micro-ondes
    pulsées sont des inventions humaines mettant en péril les êtres vivants et la planète.

    Et si “être bio”, c’était aussi s’engager dans une vraie résistance au téléphone portable ?

    Annie Lobé* Journaliste indépendante

  • Un moratoire pour les bébés téléphages ! - Appel à signatures

     

     

     

    Drupal_telebebe_Col_200

     

    Un moratoire pour les bébés téléphages ! - Appel à signatures

    Le lancement d’une nouvelle chaîne de télévision destinée aux enfants de 6 mois à 3 ans pose quatre problèmes graves.

    1. Tout d’abord, nous savons aujourd’hui que le développement d’un jeune enfant passe par la motricité et la capacité d’interagir avec les différents objets qu’il rencontre. Alors que l’interactivité est intrapsychique chez l’adulte et l’enfant grand, elle a encore besoin de s’appuyer sur le corps et la sensori-motricité chez l’enfant jeune. L’intelligence, à cet âge, est en effet plus corporelle (sensori - motrice) que imagée ou conceptuelle. Il est à craindre que le temps passé par l’enfant devant les émissions d’une chaîne de télévision - qui rassurera les parents parce qu’elle est présentée comme fabriquée pour les tout-petits – ne l’éloigne des activités motrices, exploratoires et interhumaines, fondamentales pour son développement à cet âge.

    2. Nous savons aussi que l’enfant ne se développe, et n’établit une relation satisfaisante au monde qui l’entoure, que s’il peut se percevoir comme un agent de transformation de celui-ci. C’est ce qu’il fait quand il manipule de petits objets autour de lui. Il est à craindre que l’installation d’un tout-petit devant un écran ne réduise son sentiment de pouvoir agir sur le monde et ne l’enkyste dans un statut de spectateur du monde.

    3. Alors que les programmes proposés par cette chaîne existent déjà sous la forme de DVD, qui ont l’avantage de proposer une durée limitée, il est à craindre que la création d’une chaîne émettant en continu 24 heures sur 24 n’incite les parents à l’utiliser comme un moyen facile d’endormir leur enfant. Tous les parents savent comme le coucher d’un tout-petit est difficile : il rappelle, les parents y retournent, puis quittent sa chambre… pour revenir un peu plus tard, attirés par de nouveaux cris. Beaucoup de parents risquent d’être tentés par l’installation de la télévision dans la chambre de leur tout-petit comme un moyen de faciliter l’endormissement de celui-ci.

    4. De nombreux travaux d’éthologie, y compris appliqués à la relation mère enfant, ont montré combien l’être humain est capable de s’accrocher aux éléments les plus présents de son environnement, dès les débuts de la vie, et notamment à ceux dont il a l’impression qu’ils le regardent. Il est à craindre que de jeunes enfants confrontés sans cesse aux écrans ne développent une relation d’attachement à eux qui les « scotchent » indépendamment de tout contenu.  Ces enfants ne pourraient se sentir « bien au monde » - autrement dit sécurisés - que si l’un de ces fameux écrans est allumé près d’eux. L’argument qui consiste à dire que cette chaîne ne contient pas de publicité est particulièrement fallacieux de ce point de vue : les publicistes se rattraperont après, quand l’enfant plus grand ne pourra plus se passer d’une présence permanente d’un écran allumé à côté de lui.

    En conclusion : cette chaîne, évidemment lancée pour les actionnaires, risque de séduire certains parents. Mais ce n’est certainement pas pour le bénéfice des enfants qui seront installés devant elle. A une époque où on parle beaucoup d’écologie, prenons conscience que protéger nos enfants du risque de développer une forme d’attachement à un écran lumineux est une forme d’écologie de l’esprit.
    C’est pourquoi il est urgent de se mobiliser pour la création d’un moratoire qui interdise à de telles chaînes de diffuser des programmes pour tout petits en continu, 24H sur 24, avant que nous en sachions un peu plus sur les relations du jeune enfant et des écrans.

    Cet appel est lancé à l'initiative de Serge Tisseron (Psychiatre, psychanalyste et Directeur de recherches à l'Université Paris X) avec Pr Pierre Delion (Chef de service de pédopsychiatrie au CHU de Lille), Philippe Duval (Psychologue Clinicien, Directeur de Publication du Jounal des Professionnels de l'Enfance), Sylviane Giampino (Psychanalyste, psychologue petite enfance, fondatrice d’A.NA.PSY.p.e.), Pr Bernard Golse (Chef de service de pédopsychiatrie CHU Necker-enfants malades, professeur Université Paris V), Vincent Magos (Psychanalyste, responsable de la Coordination de l'aide aux victimes de maltraitances - Belgique) et Pr Marie-Rose Moro (Chef de service au Centre Hospitalier Universitaire Avicenne).

    http://nobabytv.org/

  • migrations mondiales

     

     

    migrations mondiales

    Les experts estiment la population mondiale à quelque 6,7 milliards de personnes et ils pensent qu'elle devrait dépasser les 9 milliards d'ici le milieu du siècle. Cette croissance démographique va entraîner des migrations à l'échelle de la planète, légales ou non, de populations en quête de débouchés économiques, de sécurité ou de liberté politique.

    Elle va aussi causer des tensions sécuritaires au niveau régional et mondial, prévoit le directeur de l'agence centrale de renseignements (CIA) des États-Unis, M. Michael Hayden.
    Dans une allocution prononcée récemment à la Kansas State University dans le cadre du cycle annuel de la Landon Lecture Series, M. Hayden a noté que trois tendances importantes dans les affaires mondiales avaient attiré l'attention des analystes américains du renseignement : l'augmentation sensible de la population d'ici le milieu du siècle, la montée des pays d'Asie et notamment de la Chine, et l'évolution du contexte de l'alliance stratégique entre l'Europe et les États-Unis.

    M. Hayden a rappelé que l'une des nombreuses responsabilités de l'agence de renseignements était, à l'occasion, de jeter un regard sur l'avenir et d'essayer de déchiffrer les tendances et leur signification. Il a ajouté que ces tendances n'indiquaient pas que la puissance ou l'influence mondiale des États-Unis soit en baisse. « Bien au contraire, les États-Unis vont rester au premier plan, une force agissant pour la paix, la liberté et la prospérité dans le monde, un moteur de croissance économique et d'innovation et une puissance militaire aux capacités inégalées », a-t-il déclaré.

    Mais, à une époque de forte croissance démographique, les migrations de population vont créer des tensions importantes dans tous les pays, tant développés qu'en développement.
    « C'est dans les pays les moins aptes à l'absorber que l'on va enregistrer la plus forte croissance démographique et cela va sans doute attiser l'instabilité et l'extrémisme, tant dans ces pays qu'ailleurs », a dit M. Hayden. « De nombreux États pauvres et déjà fragiles - où la gouvernance est difficile aujourd'hui - vont voir leur population augmenter rapidement. »
    Par exemple, on prévoit que les populations de l'Afghanistan, du Libéria, du Niger et de la République démocratique du Congo vont tripler d'ici le milieu du siècle et celles de l'Éthiopie, du Nigeria et du Yémen vont plus que doubler.

    De plus, a-t-il ajouté, « tous ces pays ont d'importantes concentrations de jeunes. Si leurs libertés fondamentales et leurs besoins premiers - alimentation, logement, éducation, emploi, etc., - ne sont pas satisfaits, ils pourraient facilement se tourner vers la violence, le désordre civil et l'extrémisme. »

    Enfin, du fait des migrations mondiales, les effets de la croissance démographique rapide en Afrique, en Asie du Sud-Est et ailleurs se feront sentir dans tous les pays développés. « Les pays d'accueil ont, évidemment, beaucoup à gagner de l'afflux de jeunes travailleurs, d'autant que la population vieillit rapidement dans les pays développés. Mais l'intégration sociale des migrants va poser un gros problème dans la plupart des pays hôtes, ce qui va aussi accroître le potentiel de troubles et d'extrémisme », a encore prédit M. Hayden.

    La montée de l'Asie

    La deuxième tendance que M. Hayden a pu observer est celle de la montée de l'Asie.

    « Dans un récent éditorial, Henry Kissinger (ex-secrétaire d'État et conseiller des présidents Nixon et Ford en matière de sécurité nationale) a appelé cela un « transfert du centre de gravité des affaires internationales de l'Atlantique au Pacifique et à l'océan Indien » a encore dit M. Hayden. La CIA a identifié la montée de la Chine et de l'Inde et l'émergence de nouveaux centres économiques comme des forces de transformation du paysage mondial.

    Selon M. Hayden, au cours des prochaines décennies, la croissance économique, le commerce extérieur et les investissements vont faire se rapprocher les pays d'Asie et leur donner confiance dans les affaires internationales. Les rapports entre la Chine, l'Inde, le Japon et les autres puissances émergentes de la région seront des rapports de concurrence en matière d'influence régionale et il est possible que la Chine accède au statut de grande puissance au cours de ce siècle.

    M. Hayden a reconnu qu'en ce qui concernait les questions importantes pour la sécurité des États-Unis, les vues divergeaient quant à la direction que pourrait prendre la Chine. « La Chine n'est pas un ennemi inévitable. Il est possible de faire de bons choix politiques à Washington comme à Pékin pour rester sur la voie constructive et, pour l'essentiel, pacifique que nous suivons depuis maintenant près de 40 ans. »
    Même si elle renforce ses capacités militaires depuis quelques décennies, la Chine est aussi profondément intéressée par le développement économique et la stabilité politique.

    « Du point de vue américain », a précisé M. Hayden, « la participation croissance de la Chine dans les affaires mondiales s'explique avant tout par deux choses : la nécessité d'avoir accès à des marchés, des ressources, des technologies et des connaissances, et le désir d'affirmer son influence dans la région et dans les pays en développement du reste du monde. »
    Il a ajouté que le comportement de la Chine dans le domaine international est axé presque exclusivement sur des objectifs chinois très précis. « Si la Chine commence à s'intéresser au reste du monde dans une optique moins limitée, les relations sino-américaines en seront profondément modifiées ».

    L'Europe et les États-Unis

    L'évolution des rapports entre l'Europe et les États-Unis définira la troisième tendance qui affectera les relations internationales au cours de ce siècle.

    Selon M. Hayden, les désaccords concernant la guerre en Irak et l'approche adoptée par les États-Unis face au terrorisme international ont fait se poser des questions sur l'avenir de l'alliance atlantique.
    « Ces désaccords sont la manifestation d'une évolution sous-jacente qui a commencé avec la fin de la guerre froide. Tout se ramène à ceci, que les relations entre l'Europe et les États-Unis ne sont plus axées sur l'Europe. Aujourd'hui, le continent est pratiquement intégré, libre et en paix », a souligné M. Hayden.
    Maintenant, l'attention des États-Unis et de l'Europe peut se porter sur la lutte contre les menaces mondiales qui affectent tout le monde.

    « Pour dire vrai, près d'une vingtaine d'années après la chute du mur de Berlin, nous ne sommes toujours pas d'accord sur la meilleure manière de gérer les risques sécuritaires de l'après-guerre froide. Faute de menace commune qui effacerait toutes les autres, des différences apparaissent sur tout une gamme de questions. »

    Une question importante, selon M. Hayden, réside dans la manière dont l'Europe et les États-Unis perçoivent le terrorisme. Pour les États-Unis, la guerre contre le terrorisme est de portée mondiale et demande que le combat soit mené à l'ennemi, où que cela mène. En Europe, le terrorisme est considéré plutôt comme un problème national relevant des forces de répression et les solutions sont plus axées sur la sécurité du pays.
    « Les différences de points de vue quant à la nature des menaces et les tactiques visant à les contrer vont probablement marquer les relations entre l'Europe et les États-Unis pendant une bonne partie de ce siècle et les effets s'en feront sentir à de nombreux niveaux, allant du renseignement et de la répression à la coopération militaire et à la politique étrangère », a encore pronostiqué M. Hayden.

    En savoir plus  http://www.notre-planete.info/

    Rédacteur

    Merle D. Kellerhals, Jr.