• Les Initiatives Océanes

     

     

    Bienvenue

    Les Initiatives Océanes, un weekend dédié aux scolaires et au grand public. A l'heure où l’écologie est au coeur de l'actualité, nous tirons la sonnette d'alarme en matière de protection de l'environnement. Surfrider Foundation Europe, association dédiée à la mise en valeur de l’océan, des vagues et du littoral, se mobilise toujours plus.

    Ainsi, pour sa 13ème édition, Surfrider Foundation Europe organise des nettoyages de plages, de lacs et de rivières : Initiatives Océanes (IO).

    Les I0 sont la possibilité pour chacun d’organiser une opération locale pour le bien-être de la planète. Le but est bien sûr de nettoyer mais aussi de montrer à tous -citoyens et pouvoirs publics- qu’il est temps d’agir. La sensibilisation concernera bien évidemment la problématique des déchets mais aussi l’enjeu écologique planétaire qu’est le changement climatique. Tous les participants seront vivement encouragés à utiliser les transports en commun ou faire du co-voiturage pour se rendre sur les lieux de nettoyage.

    Parce que chaque année les déchets se déversent également dans les cours d'eau, les IO concernent aussi le nettoyage des lacs et des rivières. En se réunissant lors d’un même week-end, les participants témoignent ensemble de l’amour et du respect qu’ils portent à l’océan, aux espaces lacustres et fluviaux. L'année dernière l'évènement a rassemblé près de 10 000 personnes sur les côtes européennes et ailleurs.

    Surfrider Foundation Europe s’unit aux autres branches de Surfrider Foundation: Surfrider USA, Surfrider Australie, Surfrider Japon, Surfrider Brésil. Cette année et pendant les IO, le siège Surfrider Foundation Europe a le plaisir de recevoir la délégation Surfrider Foundation USA.

  • L’iridologie

     

    Un œil humain

     

     

     

    L’iridologie ou « étude de l’iris » (la partie colorée de l’oeil) en a fait son credo, érigeant cette poésie existentielle en véritable paradigme quasi scientifique. Les iridologues croient que l’iris agit comme une zone de projection de tout le corps; chaque organe, et son état, y serait représenté, ce qui permettrait, moyennant une lecture adéquate, d’établir un bilan de santé. Or, cette approche demeure aujourd’hui grandement contestée, notamment parce que la recherche scientifique n’a pas apporté de preuves soutenant la théorie.

    L’iridologie appliquée, aussi appelée iridoscopie, se présente comme un outil de diagnostic et non comme une thérapie en tant que telle, bien que les résultats de ce dépistage puissent mener à d’éventuels traitements. Outre l’évaluation de l’état de santé, l’analyse détaillée de l’iris - en direct ou par agrandissement photographique - révélerait les prédispositions individuelles à certaines maladies, lesquelles sont à la fois associées au bagage génétique, ou à des facteurs environnementaux ou émotionnels. C’est surtout cette faculté de découvrir des faiblesses organiques avant même l’apparition des déséquilibres qui distinguerait l’iridologie des autres méthodes de diagnostic.

    Concrètement, les iridologues étudient la couleur, la texture, la pigmentation, le relief et un ensemble d’autres facteurs qui définissent la particularité de chaque iris. On peut regrouper ces observations en trois grandes catégories :

    • La tonicité des fibres qui composent la trame de l’iris donne une impression générale de l’état de santé. Ainsi, la fermeté ou, à l’inverse, le relâchement des fibres, iraient de pair avec la résistance individuelle.
    • Les signes particuliers comme les taches, les dépôts, les bosses, les creux ou les couleurs agissent comme des indicateurs des faiblesses potentielles et des maladies. Par exemple, un iris bicolore soulève une possible prédisposition au diabète. Une tache blanche indiquerait un processus de vieillissement prématuré, voire une tendance à l’artériosclérose.

     

    • Selon la cartographie de l’iris, l’oeil représente une véritable carte géographique du corps. Chaque organe correspond à une zone définie. La localisation d’un signe particulier dans une zone spécifique indique quel organe pourrait être affecté. Cette cartographie est au centre de la démarche d’analyse.

    De plus, les iridologues ont dressé trois principaux « profils des faiblesses constitutionnelles », en se basant notamment sur la couleur des yeux :

    • Lymphatique (yeux bleus ou gris) : système immunitaire fragile, donc prédispositions aux allergies, à l’asthme, à l’eczéma, aux migraines, aux infections des voies respiratoires supérieures, à l’arthrite, etc.
    • Hématogène (yeux bruns) : sensibilité aux troubles circulatoires, hépatiques et bilieux, dont l’anémie, le diabète, les spasmes nerveux digestifs, etc.
    • Biliaire (yeux bleus et bruns) : allergies, problèmes de foie et des systèmes urinaire et digestif, anormalités des taux de glucose sanguin et de la métabolisation du calcium, etc.

    Une technique récente

    Les premières références à l’iridologie apparaissent dans Chiromatica Medica, ouvrage de Philippus Meyens, publié à Dresde, en Allemagne, en 1670.

    On reconnaît cependant la paternité de l’iridologie moderne à Ignatz Von Peczely, un médecin hongrois qui a vécu au XIXe siècle. Von Peczely a consigné ses observations cliniques et ses méthodes de diagnostic par la lecture de l’iris dans un livre intitulé Découverte dans le domaine de la thérapeutique et du naturisme. Introduction à l’étude du diagnostique par les yeux. Il a établi les concepts de base de l’iridologie et élaboré une cartographie générale de l’iris, inspirée, par ailleurs, du modèle astrologique (12 zones iridiennes représentatives de différentes parties du corps).

    La première cartographie vraiment détaillée de l’iris apparaît au cours des années 1950, sous l’impulsion d’un chiropraticien américain, Bernard Jensen, reconnu encore aujourd’hui comme un des maîtres à penser de la discipline. L’école Jensen intègre des notions de naturopathie, donnant ainsi une base plus concrète et pratique à l’iridologie. L’étude de l’iris s’accompagne alors de traitements d’ordre nutritionnel.

    La popularité de l’iridologie s’accroît depuis les années 1990, notamment grâce aux progrès technologiques en matière d’informatique et de photographie. Praticiens et clients se sont multipliés en Europe et en Amérique du Nord. D’après un rapport de l’Organisation mondiale de la santé1, l’iridologie, même si elle demeure marginale, est une thérapie alternative bien implantée dans plusieurs pays européens. En France et en Norvège, par exemple, elle se classe au huitième rang des thérapies alternatives les plus utilisées, juste derrière l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie, la chiropratique, l’ostéopathie, la kinésiologie et l’hydrothérapie.

    Applications thérapeutiques

     

    L'iridologie utilisée comme outil diagnostic n'a été évaluée par aucune étude scientifique jusqu'à maintenant. Bien que certaines études de petite envergure tendent à démontrer l’utilité de l’iridologie, dont l’une parue en 20022, la plupart des recherches publiées sur le sujet concluent à l’inefficacité de la technique en matière de diagnostic.

    La plus complète, une synthèse d’études signée Edzard Ernst, un des scientifiques les plus respecté en médecine alternative, concluait que les « patients et les thérapeutes devraient éviter d’utiliser cette méthode »3. Les recherches analysées dans le cadre de cette synthèse démontraient que, de façon générale, les iridologues se montraient incapables, à partir de la lecture d’agrandissements photographiques4,5, de révéler la présence de différentes pathologies chez des groupes de patients. Les iridologues ont rétorqué que leur rôle consiste à soulever des tendances et non à identifier des maladies de façon précise, déplorant du même coup la piètre qualité des photographies utilisées lors des expériences.

    Dans un article subséquent, Ernst renouvelait sa mise en garde avec encore plus de vigueur. Sous le titre « Iridologie : inutile et potentiellement dangereuse » (Iridology: not useful and potentially harmful6), il dénonçait le fait que l’iridologie soit encore considérée comme un outil valable par les naturopathes, et qu’elle soit enseignée dans de nombreuses institutions. Qui plus est, insistait-il, plusieurs praticiens se servent de l’iridologie surtout pour vendre des suppléments diététiques et autres produits phytothérapeutiques.

    En 2003, un nouvel article dévastateur est paru dans un journal scientifique danois7. On y décrit, entre autres, les sources d’erreurs d’interprétation, dont certains effets trompeurs créés par les instruments d’observation eux-mêmes. L’article fait également état de l’absence de consensus au sein même de la communauté des iridologues, les cartographies et les interprétations des signes variant souvent. Les études contrôlées, rappelle cet article, révèlent que l’iridologie est inefficace pour diagnostiquer le cancer et une panoplie de maladies de l’estomac, des intestins, des poumons, du coeur, etc. On signale aussi des dangers potentiels si la lecture de l’iris conduit à un bilan de santé inexact. En effet, un bilan négatif erroné pourrait laisser dans l’ombre une maladie qui aurait nécessité une intervention, tandis qu’un faux bilan positif pourrait entraîner des traitements inappropriés.

    Dernièrement, une étude prospective réalisée auprès de 68 sujets souffrant d’un cancer et de 42 sujets sans cancer servant de groupe contrôle appuyait ces résultats. Les auteurs concluaient que l’iridologie n’était pas un outil de diagnostic efficace pour prévenir ou détecter les tumeurs8.

     

    Section Applications thérapeutiques
    Recherche, rédaction et révision scientifique 
    : Claudine Blanchet, Ph.D. et Dr Sylvie Dodin, M.D., M. Sc., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université Laval.
    (février 2006)

    En pratique

    L’examen iridologique lui-même est simple et sans danger. L’iridologue scrute l’iris de chaque oeil à l’aide d’appareils spécialisés, composés de systèmes optiques et de sources lumineuses. Il peut également prendre des photographies qui seront ensuite agrandies, parfois traitées informatiquement, et interprétées. Certains iridologues terminent leur examen en s’intéressant à la partie blanche de l’oeil, une technique appelée sclérologie qui rendrait compte de l’évolution de l’état de santé.

    Généralement, les résultats sont dévoilés au patient au cours d’une deuxième consultation. À partir du bilan de santé, l’iridologue peut référer le patient à un autre intervenant pour préciser le diagnostic, ou pour qu’il reçoive des soins spécialisés. Si l’iridologue est également un praticien de la santé (médecin, naturopathe, chiropraticien, homéopathe, etc.), il pourra suggérer lui-même certains traitements.

     

  • Sarkozy, ce grand malade

     

    Nicolas Sarkozy à un meeting du MEDEF, le 20 septembre 2007

    ESTOCADE •  Sarkozy, ce grand malade
    Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.
    Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
    Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

    Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

    Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
    C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.
    Lluís Bassets
    El País

  • Bienvenue sur le site internet Danger Santé,

    Bienvenue sur le site internet Danger Santé,

    Ce site a pour but de sensibiliser le plus grand nombre de personnes aux dangers actuels liés à la santé.

    Ces dangers concernent différents sujets : Wifi, Téléphone Portable, OGM, Cannabis, Aspartame, Herpès, Micro-ondes, Stress, Tabac, Coke, LSD, Amphet, Crack, MST, Pollution, Sommeil, Café, Bronzage, Internet, Obésité, Anorexie, Dépression, Fast Food, Radio-réveil, Musique, Viagra, Energy Drink, Alcool, Produits d’entretien, L’épilation au laser, Produits ménager, Implant capillaire, Cosmétiques, Cholesterol, Plombage dentaire, Drogues, Peinture, Tazer, Flashball, Gaz lacrymogène, Acide gras trans, Alimentation, Additifs alimentaire, etc.

    A venir : Electropollution, Sexualité, Télévision, Jeux vidéo, Sports, Centrale nucléaire, Allergies, Asthme, Vaccins, Gastro, Grippe, Pesticides, Déodorisants, Botox, Poux, Médicaments, etc.

    Notre but est de vous donner des réponses à vos questions, vos angoisses, vos peurs, vos incertitudes, vos doutes sur un grand nombre de sujets touchant de près ou de loin votre santé.

    Mise à jour quotidienne du site.

    Danger Santé

    Les nouvelles technologies sont utiles dans la vie de tous les jours mais les utilisations de certaines d’entre elles sont dangereuses pour la santé. Il en va de même de certains styles de vie et comportements à la mode pouvant être nuisibles au bien-être des personnes.

    Nous avons répertorié ces dangers pour permettre à un maximum de personnes d’être conscients des risques qu’ils encourent dans différents domaines.
    Vous pourrez ainsi essayer d’adapter vos habitudes quotidiennes afin de limiter les répercussions sur votre santé dans le futur.

    Le contenu de Danger Santé s’adresse à un public francophone principalement : France, Belgique, Suisse, Canada, Maroc, Algérie, Tunisie, Antilles, Sénégal, Martinique, Guadeloupe, Réunion, Nouvelle-Calédonie, Luxembourg, Cameroun.

    Ce site web est entièrement gratuit et indépendant.
    Nous ne dépendons pas d’une ou de plusieurs entreprises ou organisations, ce qui nous permet de nous exprimer entièrement librement.
    Nous pouvons aborder certains sujets sensibles de santé sans pressions de la part d’une entité extérieure.

  • Londres taxe les 4 x 4

    Londres taxe les 4 x 4
    Le maire de Londres déclare la guerre aux 4 x 4. A quelques semaines des élections municipales, Ken Livingstone a annoncé le 12 février son intention d'augmenter à 25 livres (33,60 euros) le montant du péage urbain pour les voitures de sport et tout-terrain. Depuis février 2003, les conducteurs doivent acquitter la somme de 8 livres (10,70 euros) quand ils pénètrent dans le centre de la capitale britannique, une initiative qui a fait baisser de 70 000 le nombre de véhicules quotidiens dans cette zone. Selon The Guardian, 30 000 véhicules seraient concernés par cette nouvelle mesure, qui devrait entrer en vigueur en octobre prochain.

  • Spa-Francorchamps : un grand prix payé en nature?

    Spa-Francorchamps : un grand prix payé en nature?
    Spa-Francorchamps : un grand prix payé en nature ? Les courses de Formule Un sont le cauchemar des environnementalistes. Tout, le mode de déplacement, la surconsommation d’énergie, la vitesse, nous promet une planète bonne à jeter dans les prochaines années. Ces bolides tournant en rond mettent-ils la terre à plat ?

    Pierre Ozer, chercheur de l’université de Liège a voulu s’en tenir aux chiffres et a calculé les émissions de CO2 d’un Grand Prix, celui  de Francorchamps.  Outre la course en elle-même, il a intégré dans son calcul l’amortissement des voitures, les pneus, les déplacements des staffs, des spectateurs, des journalistes, des policiers et la destruction des déchets.  Constat : au total, 8400 tonnes de CO2 sont émises pour le seul GP de Francorchamps 2006. La consommation d’essence pendant la course en elle-même ne représente « que » 16,1 tonnes, soit sept A/R pour New-York. Le déplacement des spectateurs et des journalistes représenteraient 90.5% des émissions. Donc, pour réduire l’impact d’un Grand Prix, autant travailler sur ce poste.

    Mais l’étude est basée sur un déplacement de tous les spectateurs en mode très polluant (voiture ou avion) alors que des bus et des formules train existent. Du même tonneau, tous les spectateurs arrivent dans des voitures émettant 200 CO2/km. Enfin, les Allemands en voiture débarqueraient d’une distance de 834 kms en moyenne, alors que la frontière est à une cinquantaine de kilomètres. Etude orientée ? « J’ai contacté la société de promotion du Grand Prix et ils m’ont dit que le nombre de personnes prenant la formule entrée-train était insignifiant, explique Pierre Ozer. Ensuite, la moyenne du parc automobile belge pollue à raison de 186 g/km. Or, selon les coupures de presse des GP précédents, il y eut d’importants embouteillages pour partir et arriver à l’événement. Plus de trois heures pour parcourir les dix ou quinze kilomètres. Et le nombre en excès de vitesse était plus élevé pour un dimanche. J’ai donc majoré la moyenne de 10%. »

    Par ailleurs, l’étude ne prend en compte que la journée de course, alors que deux jours d’essais ont lieu auparavant. Largement de quoi remonter et dépasser les 8400 tonnes annoncées. La pollution émise par le GP correspond, selon le chercheur, aux bénéfices pendant un an du remplacement du simple vitrage par du double vitrage à haut rendement dans 5240 habitations quatre façades. Sauf que le vitrage est placé pour vingt ans, la Formule Un, elle, recommence chaque année.

    Les parties prenantes (privées et publiques) à l’organisation du Grand Prix pourraient s’inspirer du Mondial de Rugby organisé récemment en France, où les autorités avaient mis en place des déplacements moins polluants pour les équipes et les spectateurs. Pour 2008 ? L’année a mal commencé pour le sport moteur puisque le Dakar a été annulé. Annuler ? Tiens, pas bête ça, comme solution …

    Olivier Bailly (04/02/2008)

    Plus d’infos :
    Evaluation des émissions de CO2 relatives au Grand Prix de Formule 1 à Spa-Francorchamps

  • Le PariSolidaire, une réussite humaine

    Logement des étudiants

    Le PariSolidaire, une réussite humaine

    Pour développer l’offre de logements à destination des étudiants, la Région soutient les associations qui mettent en relation les jeunes et les personnes âgées pour un partage de domicile. Le PariSolidaire mène l’expérience depuis 2004. Pari réussi.


    C’est l’exemple espagnol qui a encouragé les fondatrices du PariSolidaire, Aude Messéan et Bénédicte Chatin, à se lancer dans l’aventure en France. Faire cohabiter les générations est une démarche originale, qui répond à un besoin de logement d’un côté et de compagnie de l’autre. Depuis le démarrage de l’activité de l’association, en septembre 2004, l’opération connaît un grand succès. Ainsi, se félicitent-elles d’avoir formé « 150 binômes qui fonctionnent bien, en région parisienne. »
    « Beaucoup de personnes âgées viennent à nous, affirme Aude Messéan. Les services sociaux, associations, assistantes sociales sont les vecteurs de notre activité. Et pour les étudiants, nous sommes en relation avec les Crous. Le bouche-à-oreille marche aussi très bien. » Ainsi, 300 à 400 d’entre eux auraient postulé auprès du Pari Solidaire en 2006.

    De belles rencontres

    Les personnes âgées disposant d’une chambre libre prennent contact avec l’association, à charge pour elle de trouver l’étudiant « idéal » dont le profil et les attentes correspondront aux besoins de son hôte potentiel. « Les étudiants qui postulent doivent fournir un dossier motivé, et du côté des personnes âgées, nous évaluons le degré de dépendance. Une visite au domicile de la personne permet de voir son état de santé, le ménage etc. Nous veillons à ce que les autres services d’aides à domicile soient déjà mis en place. » Pas question pour l’étudiant de jouer l’infirmier ou le technicien de surface donc. Une fois le binôme installé, le PariSolidaire « assure le service après-vente » plaisante Aude Messéan. Autrement dit, un suivi régulier pour veiller au respect de « l’engagement éthique et moral » et une médiation si le besoin se présente.

    Une couverture géographique incomplète

    « Il est plus ou moins facile de trouver un hébergement chez des personnes âgées, en fonction des zones géographiques et de la proximité des universités. » poursuit Aude Messéan. Aujourd’hui, la majorité des logements proposés par le PariSolidaire sont situés à Paris, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

    Gratuit ou payant, selon les besoins

    Pour l’association, l’idée est de permettre une cohabitation dans les meilleures conditions. Elle peut prendre différentes formes : soit un hébergement gratuit en échange de menus services (courses, compagnie, promenade…), soit une location payante (100 à 450 €) ou moyennant une participation aux charges locatives (50 à 60 €) et services rendus. Les schémas sont différents selon les besoins des hôtes : jeune divorcé(e) ou veuf(ve) ayant besoin d’un complément de revenu, ou personne de plus de 80 ans ayant besoin de compagnie et d’aide. L’occupation dure généralement toute l’année universitaire, avec des extensions exceptionnelles après accord entre les parties.

    Encouragé par la Région, le PariSolidaire a reçu une subvention de 14.685 euros, dans le cadre de l’aide aux associations ou organismes à but non lucratif, ayant pour objet la mise en relation des jeunes et de leurs aînés en vue de favoriser le partage de domicile. L’association bénéficie aussi du dispositif régional des emplois-tremplin.

     




    Sur le web

    Le PariSolidaire

  • Les responsables de l’énergie craignent un pic pétrolier

    Europe : Les responsables de l’énergie craignent un pic pétrolier

    Les réserves belges de produits pétroliers insufisantes

    mercredi 30 janvier 2008

    "Les responsables de l’énergie craignent un pic pétrolier", Euractiv, 16/01/2008 :

    "Andris Piebalgs, le commissaire européen à l’Energie, a attiré l’attention sur la question négligée de la diminution des ressources pétrolières face à une demande mondiale en forte croissance, une situation sans précédent. Ses commentaires ont été émis lors de la préparation d’un paquet très attendu de la Commission en matière d’énergie et de changement climatique. (...)

    A ce jour, la Commission n’a pas encore abordé en profondeur le sujet du pic de production de pétrole, ou du moins, pas dans l’arène publique. Reste à savoir si le discours de M. Piebalgs est un signe que la Commission tente d’accorder plus d’attention à la question."

    Voir aussi le dossier de Euractiv (2007) :

    "Le pic de production de pétrole", Euractiv, 31/05/2007 :

    "Est-il possible que le monde atteigne ou s’approche du pic de production de pétrole ? Des experts géologiques l’affirment en effet, et si leur théorie du "pic pétrolier" s’avère exacte, les conséquences pourraient être terribles pour la sécurité énergétique et l’économie mondiale. La question n’attire guère l’attention des cercles politiques européens intéressés par la sécurité énergétique. (...)

    Les gouvernements ainsi que les parlements n’ont pas encore totalement conscience de la question du pic de production de pétrole ou n’en sont pas encore convaincus. Elle n’est donc pas véritablement inscrite à l’ordre du jour, contrairement au débat sur le changement climatique. Des contacts sporadiques ont eu lieu entre les membres d’ASPO et la DG TREN de la Commission européenne (Energie et Transports) mais sans véritable impact sur les politiques intérieures.

    Au sein de la Chambre des représentants des États-Unis, le député républicain Roscoe Bartlett a créé un comité bipartite du pic du pétrole ("Peak Oil Caucus") et a mis en place un projet de loi sur le pic de production de pétrole en janvier 2007. "

    Réserves insuffisantes de produits pétroliers en Belgique, L’Echo, 18 janvier 2008 :

    "Les réserves stratégiques de produits pétroliers de la Belgique sont insuffisantes pour faire face à une crise éventuelle, selon un rapport de l’Agence de Pétrole Apetra, cité vendredi dans De Morgen.

    Le manque s’élève à 70% pour le diesel, le kérosène et le mazout, selon l’Apetra."


    L’APETRA, qu’est-ce que c’est ?

    "En tant qu’Etat membre de l’Union européenne et de l’Agence internationale de l’Energie, la Belgique est obligée de détenir un quart de sa consommation annuelle de produits pétroliers à titre de stock stratégique. Ceci afin d’éviter qu’au moment d’une rupture de l’approvisionnement pétrolier, notre économie et nos consommateurs se voient confrontés à un manque partiel ou pénurie de carburants, de fuel domestique, de fuel lourd ou de kérosène.

    Le 26 janvier 2006, le Parlement fédéral a décidé de confier la gestion de la majorité des stocks stratégiques à une société anonyme de droit public à finalité sociale, APETRA. "

    Visitez le site de l’APETRA