• on va vous parler du sucre bien de chez nous

    Zéro ce matin à la politique européenne en matière de sucre…

    le 16/11/2007 par Thierry Dupiereux
    betteravesEt là, on va vous parler du sucre bien de chez nous, celui qu’on extirpe des bonnes betteraves cultivées dans nos champs riches et fertiles. C’est que la betterave, ça reste une valeur sûre de notre culture. Faut les voir cavaler sur les routes à l’automne dans des camions qui turbinent à fond la caisse. Mais voilà, mon bon monsieur, y a l’Europe. Et l’Europe, elle n’aime pas les agriculteurs. C’est bien connu. D’ailleurs, elle n’aime personne l’Europe… Bon, j’arrête là. Je déteste ce discours anti-européen facile. C’est vrai que c’est parfois contraignant l’Europe, mais elle a aussi ses avantages. Je ne sais pas moi, l’Euro, par exemple, qui fait qu’on peut payer partout avec les mêmes pièces, bon, d’accord, en même temps, y a les prix qui ont flambé. Mais c’était pas la faute de l’Euro. Non, Non. Cela dit, on s’éloigne du sucre. C’était dans le journal, il y a quelques jours, la sucrerie de Brugelette, elle va fermer. La faute à qui ? C’est en tous cas ce que dit la raffinerie de Tirlemont qui a fermé son siège hennuyer. La faute aux quotas qui ont été revus à la baisse. Bon soit. Mais alors là, ce matin, voilà que je suis confronté à une autre info. Les planteurs qui fournissaient la sucrerie de Brugelette, ils se disaient bon ok, on n’a plus qu’à aller porter nos betteraves à la sucrerie de Fontenoy, à Antoing. C’est dans le Hainaut, toujours, à une grosse trentaine de kilomètres c’est pas la mer à boire… tutututut… Trop facile, l’Europe ne veut pas en entendre parler… 



    Ils ne peuvent donc plus fournir leur marchandise ? 



    Si, mais pas à la sucrerie d’Antoing. L’Europe, toujours pour des raisons de maitrise des quotas, obligeraient nos planteurs à fournir une sucrerie appartenant au même groupe qu’ils fournissaient avant. Résultat, c’est à Wanze ou à Tirlemont que nos planteurs vont devoir aller fourguer leurs betteraves. J’ai calculé les itinéraires sur internet ce matin. Je vous le disais Antoing, c’est à 36 kilomètres de Brugelette, soit 35 minutes de trajet. C’est plus long en camion, mais je vous donne les chiffres à titre indicatif. Pour aller à Wanze, en province Liège, là, le trajet est nettement plus longuet : 110 kilomètres, 1 heure 13 de route. Et pour Tirlemont, vous ajoutez quatre kilomètres. Super. Aujourd’hui, l’obsession de vouloir maîtriser les prix et les marchés font prendre des décisions qui laissent rêveur. Tout d’abord, à l’heure où on se bat pour essayer de préserver l’environnement en essayant notamment de limiter au maximum les déplacements, on va obliger les planteurs à effectuer un trajet trois plus long pour aller porter leurs betteraves aux sucreries. Oui, c’est de la pollution en plus. Ensuite, pour l’économie du Hainaut qui est déjà dans le rouge, c’est pas une bonne nouvelle… Les bonnes betteraves de Brugelette vont faire tourner l’industrie certes, mais en province de Liège, voire… en Flandres. Autre point noir, la sécurité routière. Faut bien dire que les charrois de betteraves c’est pas un cortège de voitures derrière un corbillard. Ça roule vite, ça joue au petit poucet dans les ronds-points, bref c’est dangereux. En augmentant le nombre de kilomètres à parcourir, on augmente le risque d’accident… En plus, arriver avec tout cela la semaine où se déroule la journée mondiale du diabète, je trouve cela d’une nonchalance tout bonnement scandaleuse.           

  • Sadad Al-Husseini voit l'avenir de l'or noir en... noir.

    Sadad Al-Husseini voit l'avenir de l'or noir en... noir. Retiré depuis 2004 de la vice-présidence de l'Aramco – la compagnie pétrolière nationale saoudienne, de loin la première du monde –, M. Husseini a donné, le 30 octobre, un pronostic sur l'avenir de la production pétrolière potentiellement catastrophique pour l'économie mondiale. Son verdict jette le trouble, alors que les pays de l'OPEP, réunis samedi 17 et dimanche 18 novembre à Riyad, cherchent au contraire à rassurer A Londres, devant un parterre de grands patrons du pétrole, réunis à l'occasion de la Oil & Money Conference, rendez-vous majeur de l'industrie pétrolière mondiale, Sadad Al-Husseini a lancé trois affirmations lourdes de conséquences : la production mondiale de pétrole et de gaz liquéfié va stagner jusqu'aux alentours de 2020, avant de décliner inexorablement ; les chiffres officiels "exagèrent"  les réserves planétaires de 300 millards de barils, soit un quart du total encore exploitable ; la stagnation de la production implique une augmentation minimale du prix du baril de 12 dollars chaque année, à mesure que se creusera l'écart entre une offre stagnante et une demande toujours plus forte.Sadad Al-Husseini, qui a obtenu son doctorat en géologie en 1973 à l'université américaine de Brown, et a été en charge de l'exploration et de la production de l'Aramco de 1992 à 2004, revient en détail sur ses assertions pour Le Monde.fr.
     
    UNE STAGNATION DE LA PRODUCTION, SUIVIE D'UN DÉCLIN
    La capacité mondiale de production atteint aujourd'hui 84 millions de barils par jour (mb/j). Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), elle devra parvenir à 116 mb/j d'ici à 2030 afin de répondre à la demande de plus en plus forte des économies émergentes. Mais pour Sadad Al-Husseini les extractions mondiales plafonnent déjà parce que de nombreuses régions pétrolifères ont amorcé leur déclin. Ses propres projections font état d'un recul spectaculaire : il table sur une production pétrolière inférieure à 70 mb/j en 2030.Il justifie : "Des pays de l'OPEP tels que l'Arabie saoudite, le Nigeria et l'Angola ont annoncé qu'ils ajouteront 10 mb/j de capacités nouvelles de production d'ici à 2014. Toutefois, tous les pays de l'OPEP ne sont pas capables de fournir le même effort. L'Indonésie, l'Iran et le Venezuela, par exemple, vont voir leur capacité de production décliner. D'autres, comme le Koweït, l'Irak et les Emirats arabes unis ne pourront faire mieux que maintenir leur production, dans le meilleur des cas. Donc au total, l'OPEP [qui dispose de 75 % des réserves planétaires] ne peut pas dégager de capacités de production supplémentaires au cours de la prochaine décennie." Le Dr Husseini indique que les champs pétroliers géants du golfe Persique sont désormais à 41 % vides, en moyenne. Il explique encore : "La hausse des prix de l'énergie ne crée pas de nouvelles opportunités de production, parce que les nouvelles ressources en pétrole et en gaz naturel sont beaucoup plus difficiles à trouver et à développer."
     
    DES RESERVES "EXAGÉRÉES"
    Deuxième affirmation de M. Husseini : les réserves pétrolières sont "exagérées" de 300 milliards de barils. Coupables, selon lui, certaines "compagnies pétrolières [occidentales], l'Agence internationale de l'énergie et l'administration américaine (...) ont cyniquement exagéré les capacités de production de l'OPEP. Il s'agissait d'exercer une pression politique sur les pays de l'OPEP, afin de permettre aux compagnies internationales de s'implanter sur leur territoire". L'ancien vice-président de l'Aramco pointe également du doigt certains des pays partenaires de l'Arabie saoudite au sein de l'OPEP, "qui ont laissé circuler des estimations spéculatives [de leurs réserves] ne reposant sur aucune analyse technique, et dont les déclarations sur leurs réserves prouvées répondent à des décrets politiques"."Nous savons cela, poursuit-il, parce que [ces pays] n'avaient pas de programme d'exploration ou de développement en cours mais déclaraient pourtant des réserves supplémentaires année après année."Peut-on revenir à des évaluations plus "réalistes", selon sa propre expression, de la quantité de pétrole qui reste encore exploitable ? "Peu de pays de l'OPEP sont prêts à le faire, en particulier si cela revient à réduire le montant de leurs réserves de pétrole, au lieu de les augmenter !"

    UNE AUGMENTATION INÉXORABLE DU PRIX DU BARIL
    En conséquence, Sadad Al-Husseini juge que le prix du pétrole ne peut que continuer à monter. "La situation est analogue à celle d'un réservoir d'eau que l'on pomperait plus vite qu'il ne se remplit", résume-t-il. "Bien sûr, la spéculation est à l'origine de certaines augmentations des prix du pétrole", concède le Dr Husseini. "Cependant, l'escalade logique des prix depuis 2002 indique aussi que les extractions de pétrole sont fondamentalement limitées", tranche le pétrogéologue. Les graphiques présentés par Sadad Al-Husseini font état d'un renchérissement futur des prix du brut de 12 dollars par an, au moins, chaque fois que l'écart entre offre et demande augmentera de 1 mb/j. En 2006, selon BP, l'offre pétrolière mondiale s'est établie à 81,6 mb/j, pour une demande supérieure de 2 mb/j, à 83,6 mb/j.Sadad Al-Husseini conclut : "Plus vite nous réaliserons que les extractions de pétrole ne peuvent augmenter indéfiniment, plus vite nous rechercherons des options énergétiques alternatives et soutenables, et nous éviterons ainsi des folies tragiques telles que l'occupation de l'Irak, et d'autres mésaventures similaires."Matthieu Auzanneau

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    theux-st-hubert-2007

    http://picasaweb.google.com/brigitteleonet/StHubert03112007

    clown21

    avec la participation du clown WILA

    cliquez  sur la photo pour le reste de l album

    GRATUITBrigitte Léonet vous invite            087 53 05 19

    Spectacle surprise

    Avec les comédiens   Laurette Schiepers, Sybille Decöne et José Mosbeux         

    Face à la poste rue Hovémont,37

    11h3013h3016h00 

    Concert surprise

    Harpiste Marie Charlotte  Maréchal

    En face de la poste rue Hovémont,37

    12h3014h3017h00Avec en plus une exposition sur le thèmeDe l’eau.http://www.clairdeterre.net