• déclaration de soutien

     

     

    visitez le site  :  http://www.eliant.eu/

     

    http://www.steiner-waldorf.org/eliant-signatures.pdf

     

  • Carburant Vert : Le Grand Mensonge

    Carburant Vert : Le Grand Mensonge

    Le boom de l'éthanol arrive. La double menace du changement climatique et de la sécurité énergétique est en train de créer une soif sans précédent pour l'énergie alternative, avec l'éthanol en première ligne.

    Ce processus est prêt à franchir une étape décisive, ce jeudi, lorsque le président des Etats-Unis, George Bush, arrivera au Brésil pour relancer la création d'un marché international de l'éthanol, pouvant un jour rivaliser avec le pétrole comme matière première globale. La création attendue d'un "OPEP de l'éthanol", répliquant le cartel des principaux producteurs de pétrole, a stimulé les investissements frénétiques dans les biocarburants sur le continent américain.

    Mais un nombre croissant d'économistes, de scientifiques et d'écologistes appellent à un "temps mort" et préviennent que se jeter tête baissée dans la production massive d'éthanol crée plus de problèmes que cela n'en résout.

    Pour ceux qui défendent l'éthanol, qui peut être produit à partir du maïs, de l'orge, du blé, de la cane à sucre ou des betteraves, celui-ci est la panacée verte - une source d'énergie renouvelable brûlant proprement et qui nous permettra de passer des puits de pétrole en déclin à des champs infinis de récoltes pour satisfaire nos besoins en énergie.

    Le Dr Plinio Mario Nastari, l'un des plus grands économistes brésiliens et expert en biocarburants, voit un avenir brillant pour le secteur énergétique dans lequel son pays est le leader mondial reconnu : "Nous sommes au bord d'une nouvelle ère, l'éthanol change beaucoup de choses, mais dans un sens positif".

    Dans sa première reconnaissance des dangers du changement climatique, la Maison Blanche s'est engagée, cette année, à substituer d'ici 2017 20% du pétrole utilisé par les Etats-Unis par de l'éthanol.

    Au Brésil, ce remplacement est plus avancé que n'importe où ailleurs dans le monde et ce pays a déjà substitué 40% de sa consommation d'essence.

    L'éthanol n'a rien de nouveau au Brésil. Il y est utilisé depuis 1925. Mais le véritable boom est arrivé après que la crise de 1973 a encouragé la dictature militaire à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l'étranger sur les importations de carburants fossiles. Les généraux ont déversé des subventions publiques et des incitations dans l'industrie sucrière pour produire de l'éthanol.

    Aujourd'hui, les rues congestionnées de Sao Paolo sont bondées de voitures utilisant toutes sortes de carburants qui fonctionnent sur un menu croissant de mélanges de carburants bio et fossiles. Et toutes les stations service proposent "alcool" et "essence" à la pompe, la deuxième étant à peu près deux fois plus chère au litre.

    Mais il y a un côté plus sombre à cette révolution verte, qui incite à une estimation prudente sur la taille du rôle que l'éthanol peut jouer pour remplir les réservoirs du monde développé. La perspective d'une hausse soudaine de la demande d'éthanol cause de sérieuses inquiétudes, même au Brésil.

    Avec la déforestation de l'Amazonie et de la forêt tropicale atlantique, ainsi qu'avec la destruction à grande échelle de la savane brésilienne unique, l'industrie de l'éthanol et la pollution de l'air et de l'eau sont liées de façon considérable.

    Fabio Feldman, un écologiste de tout premier plan et ancien parlementaire, qui a aidé à voter la loi obligeant l'ajout de 23% d'éthanol à toutes les livraisons de carburants pétroliers dans le pays, pense que le remplacement innovateur du Brésil a eu de sérieux effets secondaires.

    "Certaines plantations de cane à sucre ont la taille de pays européens ; ces immenses monocultures ont remplacé d'importants écosystèmes", a-t-il déclaré. "Si vous voyiez la taille des plantations dans l'Etat de Sao Paolo, ce sont des océans de cane à sucre. Pour assurer la récolte, on doit mettre le feu aux plantations, ce qui crée un sérieux problème de pollution de l'air dans la ville".

    Malgré son rôle dominant dans les biocarburants, le Brésil reste le quatrième plus gros producteur d'émissions de carbone du monde, à cause de la déforestation. Le Dr Nastarti rejette tout lien entre la déforestation et l'éthanol et prétend que la production de cane représente un tout petit peu plus de 10% des terres agricoles brésiliennes.

    Toutefois, le Dr Nastarti appelle le Brésil à adopter une nouvelle législation pour s'assurer que les plantations de cane à sucre, qui poussent comme des champignons, ne contribuent pas, directement ou indirectement, à la destruction des réserves forestières vitales. Cependant, les sceptiques font remarquer que la législation existante ne peut pas être appliquée et que l'agro-industrie, du coton au soja GM interdits, a pu ignorer la loi.

    "Dans de vastes territoires au Brésil, l'Etat est totalement absent et la législation en matière d'environnement n'est pas respectée", dit M. Feldman.

    "L'éthanol peut être une bonne alternative dans la lutte contre le réchauffement climatique mais, en même temps, nous devons nous assurer que nous ne créons pas un problème plus grave que celui que nous essayons de résoudre".

    Ce n'est pas au Brésil que les conditions d'un scénario véritablement cauchemardesque sont en train d'être créées, en dépit des inquiétudes environnementales, c'est aux Etats-Unis, dans leur propre industrie de l'éthanol.

    Alors que le climat tropical du Brésil permet de faire couler l'alcool des cultures sucrières, les Etats-Unis se sont tournés vers leur ceinture de maïs industrialisé pour la matière première de substitution au pétrole. L'économiste américain Lester R. Brown, du Earth Policy Institute [l'institut à la politique de la terre], est le chef de file des voix qui s'élèvent pour mettre en garde : "La concurrence pour les céréales entre les 800 millions d'automobilistes du monde qui veulent maintenir leur mobilité et les deux milliards de personnes les plus pauvres qui essayent seulement de rester en vie surgit comme une question épique".

    S'exprimant à Sao Paolo, où l'on s'attend à ce que le boom de l'éthanol décolle avec un accord commercial Etats-Unis/Brésil ce jeudi, Fabio Feldman a déclaré : "Nous devons nous arrêter et faire une pause et réfléchir aux conséquences".

    Le coût du biocarburant

    Lorsque Rudolph Diesel dévoila son nouveau moteur lors de l'Exposition Universelle de 1900, il s'est efforcé de démontrer que celui-ci pouvait fonctionner à l'huile d'arachide. "De telles huiles peuvent devenir, au fil du temps, aussi importantes que le pétrole et les produits du coaltar du temps présent", avait-il déclaré.

    Et ainsi, il se trouve que le Président des Etats-Unis, George Bush, a décrété que l'Amérique doit se sevrer du pétrole avec l'aide des biocarburants produits à partir du maïs, de la cane à sucre et autres cultures appropriées.

    Réduit à sa plus simple expression, l'argument pour les biocarburants est le suivant : En faisant des cultures pour produire des composés organiques qui peuvent être brûlés dans un moteur, vous n'augmentez pas les niveaux globaux de gaz carbonique dans l'atmosphère.

    La quantité de CO2 que ce carburant produit lorsqu'il est brûlé devrait être équilibré par la quantité absorbée pendant la croissance des plantes.

    Cependant, de nombreuses cultures de biocarburant, telles que le maïs, poussent avec l'aide des carburants fossiles sous la forme de fertilisants, de pesticides et d'essence pour les équipements agricoles.

    On considère que le Maïs a besoin de 30% d'énergie en plus que le carburant fini qu'il produit.

    Un autre problème est la surface nécessaire pour le produire. On estime que les céréales nécessaires pour remplir le réservoir d'un 4X4 avec de l'éthanol est suffisant pour nourrir une personne pendant un an.

  • Le libéralisme, ennemi des libertés

    Le libéralisme, ennemi des libertés

    par Raoul Marc Jennar - publié le 1er février 2007

    Il est de bon ton, parmi les élites politico-médiatiques, de s’indigner que le mot "libéral" soit devenu quasiment une injure dans la bouche notamment des altermondialistes et des adversaires de la manière dont se construit l’Europe.

    Au motif qu’un libéral serait un défenseur de la liberté, ses adversaires ne pourraient donc être que de sombres conspirateurs tendus vers l’instauration d’un système autoritaire.

    C’est aller vite en besogne. Mais en ces temps de retour des affrontements idéologiques, qui rappellent à bien des égards les années trente, les amalgames sont monnaies courantes. Car il ne faut pas confondre ce que fut, dans le passé, le libéralisme politique avec ce qu’est, aujourd’hui, le libéralisme économique. C’est un fait historique que des libéraux se sont battus, face à l’absolutisme royal ou impérial, face à l’obscurantisme et au despotisme religieux, pour la conquête des libertés individuelles. Ils furent même plus prompts à réclamer le suffrage universel pour les femmes que certains sociaux-démocrates.

    Le libéralisme politique du siècle des Lumières ne s’opposait pas à l’idée d’égalité. Montesquieu, réputé libéral, exigeait de « n’avoir que ses égaux pour maîtres ». Il voyait dans le libre commerce le moyen pour les peuples de communiquer. Il n’assignait pas pour autant au commerce la recherche de l’unité, mais tout au contraire le respect des diversités. La globalisation, c’est-à-dire l’application du libre-échange à toutes les activités humaines, n’était pas son projet.

    Mais le libéralisme économique, qui est le véritable objectif des libéraux, ne s’accommode plus des libertés individuelles et il s’en prend aux textes qui les ont consacrées et renforcées. Les débats sur la charte européenne des droits fondamentaux en a fourni une illustration récente. C’est le laisser-faire, laisser-passer que prônent plus que jamais les libéraux. Au nom de la liberté, on prétend tout libéraliser.

    Car libéraliser, c’est bien l’objectif poursuivi par les libéraux. Libéraliser, c’est-à-dire soustraire à la loi ou au règlement, c’est-à-dire déréguler afin que les seuls mécanismes qui jouent soient ceux de la compétition, de la concurrence. La libéralisation de toutes les activités humaines est à l’ordre du jour sous la double impulsion du Fonds Monétaire International et de l’Organisation Mondiale du Commerce : libéraliser l’accès à l’eau, à la santé, au logement, au transport, à l’éducation, à la culture ; libéraliser la production alimentaire et viticole, libéraliser la distribution de l’énergie. Libéraliser signifie rien moins que permettre que tout, le minéral, le végétal, l’animal, l’humain et tout ce que l’humain crée et produit soit à vendre ou à acheter sans la moindre entrave. Tout. Plus que jamais libéraliser signifie porter atteinte aux droits fondamentaux des peuples et des personnes puisque la concurrence doit être, selon la formule inscrite à de multiples reprises dans le projet de traité constitutionnel européen, "libre et non faussée". Dès lors que les mécanismes du marché ne sont plus encadrés par des règles, dès lors que l’échange est totalement libre, une seule logique est à l’oeuvre : celle du profit. Libéraliser signifie dès lors rendre l’exercice des droits fondamentaux accessible à celles et ceux qui peuvent en payer le prix. Rien n’est plus destructeur des libertés et des droits fondamentaux que le libéralisme ainsi mis en oeuvre.

    Plus que jamais, le propos de Lacordaire demeure pertinent : " Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.

    Avec l’aimable autorisation du Journal du Mardi

  •  OGM

    Ca vous intéresse de savoir ce que vous mangez ?

    Stopper l'extension des cultures manipulées génétiquement dans l'environnement.

    Un risque inconsidéré

     

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  • La bio industrielle

     

    La bio industrielle


    Tout ce processus peut être appliqué dans une certaine mesure en agriculture biologique. Il y a moyen de faire de la production végétale en utilisant uniquement des fientes de poules qui ne sont pas produites dans la ferme, d’avoir donc des grandes surfaces, avec peu d’animaux et de travailler sur le modèle industriel. Il y a moyen également de produire des poules biologiques sur un modèle industriel où la même entreprise est responsable de la production des aliments, de la fourniture des aliments aux éleveurs et de la commercialisation des oeufs. Toute la chaîne appartient à un seul groupe et on travaille à grande échelle. Ce sont toutes les dérives vers lesquelles la bio peut aller, vers lesquelles certaines formes vont pour l’instant. Il y a un cercle vicieux qui est difficile à casser: le consommateur bio dit que les produits sont chers, donc il n’en prend pas, et le producteur bio ne trouve pas de débouchés. Il faut arriver à baisser les prix, mais dans une mesure qui permette quand même encore aux agriculteurs de fonctionner.
    Et donc, ce que certains font, c’est évoluer vers le modèle industriel. C’est normal que s’il y a une demande pour des produits bon marché que des gens se disent “on va faire des produits bon marché”. Cela pose des problèmes dans les milieux bio puisqu’il y a des agriculteurs pionniers qui ont développé des marchés, qui ont fait de la vente directe, qui ont commercialisé avec des coopératives ou sur des marchés, etc. qui sont arrivés à un certain équilibre entre le temps qu’ils consacrent à leur entreprise et le prix qu’ils ont pour leurs produits, et puis il y a cette bio industrielle qui, à terme, risque aussi de vider les campagnes, de diminuer la population agricole et la qualité des aliments. Cette bio industrielle avance, et elle prend les parts de marché des agriculteurs qui fonctionnaient...

    Mais ce sont des produits qui du point de vue de l’analyse restent biologiques?

    Oui.

    Qu’est-ce qui est mauvais?


    C’est que le modèle ne peut pas être généralisé sans que l’on ne poursuive l’exode rural.

    Donc, ca a tout de même un aspect positif, c’est que cela peut donner un accès à un plus grand nombre de gens à des produits biologiques plutôt que de les réserver à une élite par leur prix. C’est quand même aussi quelque chose d’important?

    C’est là qu’il faut arriver à trouver le juste équilibre. Si on est repartis dans une spirale où les distributeurs disent “on travaille à tel prix”, on arrive à ce que quelques agriculteurs s’organisent pour boucler leurs fins de mois selon ce mode-là. Ils ont développé un marché et les producteurs sont captifs. La pression sur les prix va de nouveau jouer et ... l’agriculteur au bout du compte est souvent le dindon de la farce. Quand il n’y a pas un équilibre entre le producteur et le distributeur.

    CVN C’est comme ça aussi dans l’agriculture traditionnelle

    C’est vrai dans les deux modes de production, mais plus le circuit se rallonge, au plus ça s’industrialise, ça devient anonyme, au moins le consommateur est enclin à comprendre ou a admettre que son aliment a plus de valeur, qu’il est prêt à payer. Si les circuits se rallongent, l’agriculteur n’aura plus la même possibilité d’expliquer ou de faire comprendre au consommateur en quoi un aliment biologique a plus de valeur qu’un aliment conventionnel.

    Qualité sociale

    Au niveau de la production biologique, il y a l’aspect qualité globale qui est important. Il y a la qualité en termes de résidus, qualité diététique, il y a également - au niveau de “Nature et progrès”, c’est dans ce sens là que vont nos réflexions - l’aspect qualité sociale qui est important.
    Si pour permettre au plus grand nombre d’accéder aux produits bio il faut accepter que des producteurs partent au chômage, que les campagnes se vident, et s’il faut favoriser de grosses structures créées par des capitaux importants, qui proviennent notamment - et ça existe déjà actuellement - des secteurs de l’agrochimie, là on se pose des questions. Toute la problématique de l’industrialisation peut se poser dans nos sociétés. On constate qu’on va vers un nombre d’emplois toujours moins important par l’augmentation des économies d’échelle, la rationalisation à tous niveaux. Est-ce que la production agricole peut suivre ce même schéma sachant qu’une de ses fonctions c’est d’occuper le territoire de manière décentralisée?

    Impossibilité technique

    Jusqu’à un certain niveau, c’est bien de rationaliser, d’avoir des unités de production qui sont économiquement rentables, mais, à partir d’un certain point, on est en déséquilibre chronique, et le recours à des méthodes classiques pour soigner les animaux qui sont malades devient obligatoire.

    En agriculture biologique, en ce qui concerne l’élevage biologique plus précisément, on préconise d’avoir d’abord recours à des méthodes de prévention des maladies par rotation des pâturages, et des parcours, en ayant des bâtiments qui soient suffisamment bien adaptés aux exigences naturelles des bêtes (elles ont besoin d’un minimum de superficie, d’une atmosphère suffisamment saine et non chargée de gaz d’ammoniac (issus de leurs déjections), de suffisamment de lumière). A partir du moment où on a une surconcentration d’animaux, même en élevage biologique on sera obligé - la plupart du temps - d’avoir recours à des médicaments vétérinaires conventionnels pour venir à bout de toute une série de maladies liées à une surdensité de bétail.

    Une des règles de l’agriculture biologique, c’est d’avoir un nombre d’hectares et un nombre d’animaux par Ha défini avec un maximum qui permet d’absorber la matière organique sans qu’elle ne devienne polluante, et qui permette d’organiser des parcours variés pour inhiber les cycles parasitaires (qui se trouvent dans le sol à certaines phases de leur développement). Si ce n’est pas possible - et plus il y a d’animaux plus la superficie nécessaire est importante - le recours à des vermifuges devient inévitable.

    On constate actuellement qu’en élevage biologique il n’existe pas encore de réglementation européenne, donc pour le moment on voit des élevages industriels qui apparaissent et ça nous paraît l’indice d’une certaine dérive de l’agriculture biologique dans ses principes fondamentaux

  • LA PÉDAGOGIE DE RUDOLF STEINER

    LA PÉDAGOGIE DE

    RUDOLF STEINER

     

     

    La pédagogie Steiner, qui est pratiquée dans les écoles dénommées Steiner-Waldorf, est relativement peu connue en Belgique francophone. Dans les pays germaniques, nordiques et anglo-saxons, la pédagogie de Rudolf Steiner est de plus en plus appréciée et connue pour son efficacité. Surtout par les enseignants des écoles d’État qui choisissent d’y scolariser leurs enfants. Elle a fait timidement son entrée en Communauté française au début des années 1990.

    En Wallonie, il existe actuellement une seule école Steiner comprenant les classes maternelles et tout le cycle primaire, à Court-Saint-Étienne, et deux écoles n’accueillant que des jardins d’enfants Waldorf, à Namur et à Tournai. Il y a environ une vingtaine d’établissements en Flandre. Pourtant, cette pédagogie, par le nombre d’écoles qui s’en inspirent et le nombre d’enfants qui en bénéficient représente un des systèmes éducatifs les plus importants dans le monde. Il existe plus de 900 établissements possédant au moins une partie du cycle primaire, dont 645 en Europe. Un grand nombre d’entres eux proposent également tout le cycle secondaire. On dénombre également plus de 1.600 jardins d’enfants.

    Notre association, l’Institut Rudolf Steiner, qui a notamment pour objectif de faire mieux connaître l’œuvre de Rudolf Steiner et toutes ses applications, s’est donné pour tâche d’informer un large public francophones des nombreuses caractéristiques encore inconnues de cette pédagogie. Notre espoir est que cette action puisse aider à la prise d’initiative pour la création de nouvelles écoles Steiner-Waldorf en Belgique et que les enseignants de tous les réseaux puissent trouver par là de nouvelles idées ou sources d’inspirations.



    CHRISTINE GRUWEZ

    Originaire d’Anvers, Christine Gruwez bénéficie d’une expérience importante comme enseignante dans la pédagogie Steiner en Flandre. Elle est depuis plusieurs années active en tant que conférencière et formatrice dans de nombreux domaines en lien avec l’œuvre de Rudolf Steiner.

    L'école Steiner-Waldorf : Pourquoi ?

    La transmission des savoirs ne suffit pas La crise de l'école montre partout la limite des systèmes d'enseignement qui visent exclusivement l'entraînement de l'intellect et la transmission des savoirs abstraits. L'absence d'un pluralisme pédagogique véritable prive notre pays des expériences et de l'émulation qui pourraient le conduire à considérer des voies de changement insuffisamment explorées jusque-là. L'école Steiner-Waldorf, depuis 75 ans, est fondée sur l'idée de la liberté de l'homme, convaincue que l'amour, la confiance et l'enthousiasme, aux lieu et place de l'ambition, la crainte et la compétition, dotent les enfants de la sérénité et des forces qui leur seront indispensables pour avancer dans un monde incertain, y réaliser leur projet d'existence, en contribuant au progrès de l'homme.

    Croire en chaque enfant

    Accueillir l'enfant à l'école, cela signifie le reconnaître dans sa personne individuelle, établir avec lui une relation de confiance et de responsabilité dans la continuité. Lorsque ces bases sont posées, l'école peut alors répondre aux besoins fondamentaux de l'être humain en développement qui lui est confié. La tâche de l'enseignant devient alors de favoriser l'épanouissement de chaque enfant dont il a la charge, de l'accompagner vers la découverte de sa voie originale.

    Extrait du site de la Fédération des Écoles Steiner en France http://www.steiner-waldorf.org