• TOXIQUES EN HERITAGE

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soins de beauté, d'esthétique comportant des produits dangereux pour 
la santé de l'adulte comme du bébé.rg/raw/content/france/press/reports/toxique-en-heritage.pdf

     

  • OGM J EN VEUX PAS

    site garanti sans OGM

  • Jaurès

    Ils étaient usés à quinze ans
    Ils finissaient en débutant
    Les douze mois s'appelaient décembre
    Quelle vie ont eu nos grands-parents
    Entre l'absinthe et les grand-messes
    Ils étaient vieux avant que d'être
    Quinze heures par jour le corps en laisse
    Laissent au visage un teint de cendres
    Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

    On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
    De là à dire qu'ils ont vécu
    Lorsque l'on part aussi vaincu
    C'est dur de sortir de l'enclave
    Et pourtant l'espoir fleurissait
    Dans les rêves qui montaient aux cieux
    Des quelques ceux qui refusaient
    De ramper jusqu'à la vieillesse
    Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

    Si par malheur ils survivaient
    C'était pour partir à la guerre
    C'était pour finir à la guerre
    Aux ordres de quelque sabreur
    Qui exigeait du bout des lèvres
    Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
    Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
    Et ils mouraient à pleine peur
    Tout miséreux oui notre bon Maître
    Couverts de prèles oui notre Monsieur
    Demandez-vous belle jeunesse
    Le temps de l'ombre d'un souvenir
    Le temps de souffle d'un soupir

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?



    J. Brel, Jaurès, 1977

  • Papier électronique, la percée ?

    Papier électronique, la percée ?

    Une fois n'est pas coutume, nous délaissons la fibre de bois pour évoquer une technologie futuriste qui pourrait, un jour, concurrencer le papier. Le papier électronique, dont on parle depuis une dizaine d'années, est-il à la veille d'une véritable percée ? Différentes annonces de fabricants et d'éditeurs permettent, du moins, de le croire.

    Voilà une dizaine d'années que l'on entend parler du papier électronique : un support d'affichage numérique qui aurait la minceur, la légèreté, la souplesse et le confort de lecture du vrai papier, avec les avantages de l'ordinateur... Imaginez une feuille de papier dont vous pourriez changer le contenu à volonté, sur laquelle vous pourriez à la fois prendre des notes, consulter votre agenda, vous connecter à l'Internet, télécharger votre journal ou le contenu d'un livre, voire même regarder une vidéo. Mieux encore : vous pourriez naviguer à votre guise au fil des liens hypertexte, rechercher des mots-clés, agrandir la police de caractères ou surligner des passages...

    Le papier électronique n'est, en fait, rien d'autre qu'un écran. Mais, au contraire des écrans d'ordinateur, de télévision ou de GSM, qui émettent de la lumière, celui-ci la réfléchit, comme le papier. Il offre un contraste et une définition bien plus élevés que ceux des écrans classiques. En outre, cet écran est ultra-mince, flexible et ne consomme presque pas d'énergie. C'est sans doute l'outil qui manquait pour assurer le succès du livre électronique. Lancé à la fin des années 90, l'e-book était séduisant mais, trop peu pratique sans doute, il s'est soldé par un échec commercial. Le papier électronique, s'il répond aux attentes placées en lui, pourrait relancer ce concept et, à terme, bouleverser le monde de l'édition.

    Les applications semblent en effet prometteuses, mais la concrétisation se fait attendre. Les premières recherches sur l'e-paper remontent à une trentaine d'années, c'est dire ! Et cependant, les annonces qui se succèdent depuis quelques mois laissent à penser que le papier électronique est peut-être à la veille d'une véritable percée. En décembre dernier, la firme britannique Plastic Logic a annoncé la construction de la première usine destinée à la production de papier électronique à grande échelle. Implantée à Dresde, elle doit ouvrir ses portes en 2008, avec une capacité d'un million d'unités par an. Sony, de son côté, a présenté voici quelques mois un nouveau modèle de livre électronique baptisé Reader PRS 500, capable d'emmagasiner l'équivalent de 80 livres. Plastic Logic et Sony collaborent tous deux avec E-Ink, un pionnier de "l'encre électronique". La technologie E-Ink utilise des microcapsules contenant elles-mêmes de minuscules billes noires et blanches. Sous l'effet d'une impulsion électrique, les billes migrent vers le haut ou vers le bas pour former une image. Cette solution permet aujourd'hui d'atteindre une définition de 150 dpi.

    Même si c'est la plus connue, la technologie d'E-Ink n'est pas la seule. Le Japonais Bridgestone a développé un papier électronique à "poudre liquide", d'une épaisseur de 0,25 mm à peine. D'autres, comme le Japonais Fujitsu, le Français Nemoptic ou l'Américain Kent Displays, explorent les possibilités des cristaux liquides, qui semblent très prometteurs et autorisent la couleur.

    Grand public

    La lutte technologique promet d'être vive avant que s'impose un standard. Et puis, il faudra encore fournir des contenus et des services aux lecteurs de papier électronique. Mais déjà, les premières applications "grand public" voient le jour. L'année dernière, le journal financier De Tijd a testé les possibilités du papier électronique auprès de deux cents abonnés. Pendant trois mois, ils ont pu lire la version électronique de leur journal sur l'iLiad, un écran électronique ultra-mince développé par une spin-off de Philips. Ce n'était qu'une expérience. En avril prochain, le quotidien français Les Échos passera à l'étape suivante en lançant sa version "e-paper". Pour 500 euros, les lecteurs pourront s'abonner pour un an au journal électronique, sur un lecteur de fabrication chinoise.

    Les responsables de l'Ifra, quant à eux, ont évalué les possibilités actuelles du papier électronique, qu'ils ont estimé peu adapté à la lecture des journaux. Les obstacles sont encore nombreux, en termes techniques mais aussi économiques. Jochen Dieckow, qui dirige les recherches sur les nouveaux médias à l'Ifra, se dit confiant dans les développements à venir, mais il conseille un peu de patience.

    Le marché du papier électronique est potentiellement énorme : c'est celui de l'édition et même celui de l'impression commerciale. Les papetiers et les imprimeurs ne semblent pas s'en inquiéter pour le moment, mais ils feront bien de rester attentifs. Il n'est pas anodin de remarquer que UPM a lancé, l'année dernier, un vaste projet de recherche sur le papier électronique.