•  contre l’irradiation radioactives des aliments

    Déclaration contre l’irradiation des aliments

    (4 octobre 2005)

    Nous, organisations de défense des consommateurs et de la santé publique, de protection de l’environnement et luttant pour une économie plus juste et plus solidaire, exprimons notre refus de l’irradiation des aliments(1) et demandons aux institutions européennes d’agir concrètement afin d’obtenir l’abandon définitif de cette pratique dangereuse.

    Ce procédé est très souvent utilisé comme substitut à des pratiques sanitaires rigoureuses et induit les consommateurs en erreur : en effet, les signes typiques d’altération font place à des signes imperceptibles pour le consommateur qui n’est dès lors plus en mesure d’être alerté quand un aliment est douteux. De plus, l’efficacité de l’irradiation dans la lutte contre les maladies d’origine alimentaire est pour le moins sujette à caution : l’irradiation ne détruit en effet que partiellement les organismes pathogènes qui ont pu se développer dans les produits avariés ; en déstabilisant la structure microbiologique des aliments, elle les rend particulièrement sensibles au risque de contamination.

    L’irradiation n’est donc pas une solution contre les risques alimentaires. Au contraire, elle expose les consommateurs à des risques sanitaires avérés. D’une part, l’irradiation détruit de nombreux nutriments essentiels à une alimentation saine. D’autre part, l’irradiation entraîne la formation de substances nouvelles dans les aliments qui présentent des caractères toxiques pour les cellules et les gènes et qui favorisent le développement du cancer.
    Enfin, l’irradiation des aliments pose de nombreux problèmes environnementaux. La généralisation de ce procédé conduit à la multiplication des installations d’irradiation, ce qui aggrave le risque d’accidents liés au transport et à l’utilisation de matières radioactives et augmente la quantité de déchets radioactifs pour lesquels aucune solution durable n’est disponible. De plus, l’irradiation des aliments, utilisée pour allonger de façon
    artificielle la durée de conservation des aliments, encourage la délocalisation de l’approvisionnement alimentaire et augmente ainsi le gaspillage énergétique et les rejets de CO2 liés au transport.

    L’irradiation des aliments ne présente aucun avantage pour les consommateurs. En encourageant la délocalisation des productions alimentaires, elle menace le dynamisme de nos économies locales, notamment agricoles, et met en péril notre environnement. Les institutions européennes doivent réagir !





  •  Bavarois de potimarron BIO

    Bavarois de potimarron BIO



    Nombre de personnes : 4
    Difficulté : 2
    Coût :

    Temps de cuisson : 4
    Temps de préparation : 15
     


    Bavarois de potimarron BIOIngrédients bio :
    500 g de potimarron
    15 cl d'eau
    2 c. à s. d'huile d'olive
    2 g d'agar-agar en poudre
    sel, poivre
    Une pincée de cardamome en poudre


    Épluchez le potimarron, sauf si son écorce est jeune et tendre. Coupez-le en tranches puis en petits cubes et faites-le cuire à l'étouffée avec un fond d'eau. Lorsqu'il est cuit, salez et assaisonnez. Mixez en ajoutant le jus de cuisson et l'huile d'olive. Réduisez en purée fine, saupoudrez avec l'agar-agar et replacez sur le feu pour maintenir un léger mijotage pendant 2 ou 3 minutes tout en remuant fréquemment.
    Versez la purée dans un ou plusieurs moules en verre huilé, lissez et placez au frigo. Après quelques heures, la préparation aura gélifiée et il est possible de la démouler ou de la couper en tranches. Accompagnez d'une timbale de quinoa sauvage et d'un filet d'huile d'olive.



  • Une expérience australienne sur les OGM

     

    18 novembre 2005 - SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.

    Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d’une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.

    "La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.

    L’institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l’expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.

    Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l’alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n’ont pas montré de réaction immunitaire.

    En revanche, les animaux dont l’alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s’explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.

    source originale : Journal of Agricultural and Food Chemistry


  • l’école Waldorf

    Présentons-nous

    J’ai 40 ans et enseigne la physique depuis une quinzaine d’années dans l’enseignement secondaire en Belgique.  Mon métier me plait et est épanouissant.  La plupart de mes collègues de travail sont enthousiastes et désirent construire des relations positives avec les jeunes qui leur sont confiés.  Dans mon école, les élèves sont relativement disciplinés et beaucoup ont la joie d’apprendre.  Mais il y a une ombre au tableau : Nombreux sont ceux qui échouent au cours du secondaire, et perdent toute motivation.  Pour eux, l’école se transforme alors en tribunal de leur incompétence, et ils prennent un bien triste départ dans la vie.  

    Ma femme est éducatrice et originaire de Forêt-Noire en Allemagne.  Elle partage mes préoccupations pour une meilleure qualité de l’enseignement.  Pour nos trois enfants, nous avons choisi la pédagogie Decroly, car les projets qui y structurent le travail en classe atténuent quelque peu l’esprit de compétition et d’excellence omniprésent dans la plupart de nos écoles et dès le plus jeune âge.

    En mai 2001, nous apprenions par l’intermédiaire d’un de nos amis de Forêt-Noire où nous allons souvent en vacances que l’école Waldorf (pédagogie Steiner) de la ville voisine cherchait un professeur de physique.  Le choix de quitter la Belgique, nos engagements professionnels et notre réseau de relation fut difficile.  C'était aussi un certain déracinement que nous demandions aux enfants, même si ils purent comme moi aller dans l'école Waldorf.  Mais l’attrait de cette expérience unique sera le plus fort.

     



  • Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?

    Qu'est-ce la médecine anthroposophique ?

    Docteur Joseph Hériard Dubreuil

    La médecine anthroposophique se distingue de l'homéopathie, mais elle a recours aussi à des dilutions homéopathiques. Elle utilise également des plantes, mais ne doit pas être confondue non plus avec la phytothérapie. Sa caractéristique la plus originale réside dans ses fondements qui tiennent compte d'une connaissance de l'homme et de l'univers, et dons la démarche rationnelle sur laquelle repose la thérapeutique.

    LES REMÈDES ANTHROPOSOPHIQUES

    La médecine anthroposophique date de 1920. L'homéopathie peut être datée de 1796. On ne s'étonnera donc pas que la méthode des dilutions homéopathiques soit reprise par la médecine anthroposophique qui est bien postérieure, cette méthode étant alors considérée comme un acquis. Il y a cependant des différences dans la préparation des teintures-mères ou des souches de base pour les dilutions ou triturations, différences dans le mode de culture des plantes médicinales, lorsqu'elles sont cultivées, dans le choix du jour et de l'heure pour la récolte, dans l'utilisation de divers procédés, en particulier la chaleur, pour la préparation des souches. Les dilutions sont toujours décimales (une partie pour neuf parties de solvant) alors que la plupart des dilutions homéopathiques courantes sont centésimales (une partie pour quatre-vingt dix-neuf parties de solvant). Des expérimentations précises ont montré en effet que c'est avec des dilutions décimales que l'on obtenait les meilleurs résultats. La médecine anthroposophique a recours également, de façon beaucoup plus large que l'homéopathie, aux remèdes tirés du monde minéral. Elle utilise divers minerais provenant des cinq parties du monde (ou même tombés du ciel comme les météorites), ou bien le métal lui-même obtenu par sublimation sur une source de chaleur et se déposant sur une paroi froide (" miroir métallique "). Ces minéraux ou ces métaux sont ensuite traités par triturations décimales successives. Outre ces modes de préparation qui l'apparentent à l'homéopathie, la médecine anthroposophique a également recours à des procédés originaux de préparation de médicaments spécifiques. Par exemple, l'utilisation de métaux végétabilisés. On fait croître une plante sur une terre qui a reçu une dilution d'un métal avec lequel cette plante a une affinité particulière ; et on répète l'opération à partir de la plante de l'année précédente; au bout de trois ans, on dispose d'une plante qui s'est imprégnée naturellement de ce métal : on l'utilisera sans avoir recours aux dilutions homéopathiques; on dispose ainsi d'un remède contenant les forces métalliques, mais sous forme végétale. Cela va permettre d'entreprendre un traitement pour un patient qui a besoin de ce métal mais ne pourrait bénéficier directement de la thérapeutique par le métal ; on prépare ainsi la voie à l'utilisation du métal lui-même dans un deuxième temps. Un autre exemple est en quelque sorte l'inverse du précédent : on observe les différents processus présents dans une plante médicinale, et on " copie ", avec une composition minérale appropriée, cet ensemble de forces végétales. On a, si l'on veut, une plante présentée sous forme minérale. Une grande partie des remèdes sont des remèdes composés, les différents composants étant réunis pour leurs valeurs propres et pour l'ensemble qu'ils forment, cet ensemble étant plus que la somme de ses composants. Il est fréquent, dans ces exemples, que les composants soient mélangés entre eux avant de procéder à la dernière dilution ou aux dernières dilutions. C'est donc le mélange lui-même qui bénéficie de la dynamisation homéopathique.

    FONDEMENTS RATIONNELS DE LA THÉRAPEUTIQUE

    La thérapeutique, le choix des composants pour un remède donné, le choix d'un remède pour un patient donné ou pour une maladie donnée, reposent sur une pensée rigoureuse, et non pas sur l'empirisme. On tient compte des forces qui sont à l'oeuvre, dens le monde végétal et dans le monde minéral principalement (il y a aussi quelques remèdes d'origine animale), et du fait que ces forces sont à l'oeuvre aussi, mais d'une autre manière, à l'intérieur de l'organisme humain. En particulier lorsqu'une maladie s'installe, c'est qu'un processus inhabituel, qui n'a pas sa place dans un organisme en bonne santé, prend naissance et se développe dans tel ou tel organe. Une connaissance de la nature exacte de ce processus permet de le rattacher à un processus, normal celui-là, car il est à sa place, de la nature végétale ou minérale. Il faut alors proposer à l'organisme malade, sous la forme qui convient, le remède préparé à partir de la plante ou du minéral. Le processus morbide s'oriente alors vers cet apport extérieur donné sous forme de remède ; il se détourne de l'organe sur lequel il s'exerqait et cet organe en est ainsi libéré, il retrouve un fonctionnement normal. En général, le remède bien choisi joue un rôle incitateur, il montre la voie, et l'organe ou l'organisme malade n'avait besoin que de ce point de départ : le processus de guérison une fois enclenché se poursuit de lui-même. Ce qui est dit là décrit l'action d'un remède introduit à l'intérieur de l'organisme (par la bouche ou par injection). Il existe d'autres modes d'administration des médicaments, par voie externe (onguents, bains, enveloppements, etc.).

    CONNAISSANCE DE L'HOMME ET DE L'UNIVERS

    Le principe exposé ainsi de manière succincte suppose donc une connaissance très vaste de ce qui a été appelé processus à l'oeuvre dons l'organisme ou dans la nature extérieure. En particulier, un processus dans la plante ou le minéral ne s'identifie pas avec ce que l'on appelle habituellement le principe actif. Cette notion repose sur une vision trop strictement matérielle. Il faut apprendre à voir dans une substance donnée d'autres forces que le simple assemblage moléculaire ne révèle pas. C'est la connaissance de ces forces cachées à la vision scientifique habituelle qui fonde la rationalité du choix des remèdes appropriés. Cela suppose donc l'accès à une connaissance élargie de l'homme et de l'univers, élargie par rapport à la connaissance strictement matérielle qui a cours à notre époque. Cette connaissance, appelée anthroposophie, a donné son nom à la médecine qui en est issue et qui s'appuie sur elle. Cette connaissance anthroposophique repose sur un développement des capacités de connaissance qui existent en tout homme, mais restent en général inexplorées. L'anthroposophie expose en détail la méthode à suivre pour parvenir à ces connaissances. Cependant, il n'est pas nécessaire d'être parvenu soi-même à la découverte de ces connaissances pour les utiliser, de même qu'il n'est pas nécessaire d'être un Hahnemann pour appliquer la loi de similitude. Mais le médecin doit être capable d'accéder à la démarche rationnelle sous la forme sous laquelle se manifestent ces connaissances. La médecine anthroposophique se présente en effet sous forme d'un donné élaboré aux environs de 1920 par son fondateur, Rudolf Steiner, avec la collaboration principale du Dr Ita Wegman qui a créé la première clinique anthroposophique pour l'application de ces découvertes. La formation actuelle du médecin anthroposophe consiste donc à s'appliquer à l'étude des résultats ainsi donnés pour parvenir à une compréhension qui rende possible l'intelligence intrinsèque des remèdes, le choix thérapeutique judicieux, et si possible, l'extension de cette démarche à de nouvelles formes de maladies qui n'existaient pas en 1920. Cette recherche prolonge la démarche initiale. Elle a lieu dans les cliniques et dans des instituts de recherche.

    LE PATIENT, UN ËTRE UNIQUE QUI A SON HISTOIRE

    Á partir de ces données que l'on peut qualifier d'objectives, le médecin élaborera une thérapeutique tenant compte de la personnalité du patient. L'élément le plus important de la nature humaine est en effet la personnalité, et beaucoup de maladies, en particulier les plus graves, viennent d'un trouble dans la façon dont la personnalité fait face aux événements de sa vie. Ce qui est indiqué ici brièvement ne doit pas être assimilé à ce qu'on appelle en général la médecine psychosomatique ; ici, il y a une prise en compte de la personnalité comme d'un noyau intime de l'être humain se situant au-dessus des manifestations psychiques et physiques. Cet élément supérieur de l'être humain, le moi personnel, est attentivement pris en compte dans les manifestations de l'histoire individuelle du patient, et dans les répercussions de cette histoire individuelle qui se traduisent en symptômes physiques. C'est ici que la thérapeutique fait appel principalement aux médicaments d'origine minérale. Ce point de vue ne peut être ici que cité ; il représente l'un des apports les plus originaux et les plus féconds de la médecine anthroposophique.

    DONNÉES PRATIQUES

    La médecine anthroposophique est pratiquée par des médecins régulièrement diplômés et inscrits au Conseil de l'Ordre. Il serait en effet tout à fait contraire aux vues du fondateur que cette médecine se situe en marge et soit pratiquée par des personnes que la société ne reconnaîtrait pas publiquement comme des médecins. Dans d'autres pays, les cliniques sont nombreuses. Il existe même, en Allemagne, un hôpital universitaire où les étudiants en médecine préparent, outre leur diplôme, leur apprentissage de la médecine anthroposophique. Outre la thérapeutique par les médicaments et les soins externes qui ont été cités, il existe également des arts thérapeutiques, en particulier une utilisation de la peinture ou du modelage à des fins thérapeutiques et, en outre, un art du mouvement original qui est l'un des fruits de l'anthroposophie, l'eurythmie. L'application de cet art du mouvement à la santé est connue sous le nom d'Eurythmie curative.

    Ce texte est publié par l'Association des patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), dont le premier objectif est l'information des patients.


  • Purée de Potimarron

    Purée de Potimarron.

    Puree_potimarron_vue_1

    Potimarron_entier_vue_1

    Dans la famille des citrouilles, ma préférée pour les purées est le potimarron pour son goût très discret de chataigne et pour sa belle couleur.

    Le potimarron est plus petit que d’autres citrouilles et sa peau est vraiment orange.

    Pour les soupes, la citrouille classique donne de très bon résultats.

    Je n’ai pas encore goûté la courge musquée (ou butternut) ni le pâtisson mais cela ne saurait tarder.

    Purée de potimarron

    Pour 4 personnes

    Potimarron_coupe_vue_1

    1 potimarron
    du beurre (à peu près 30 g)
    un très bon couteau et de la force dans les bras.

    Coupez le potimarron en deux puis retirez la partie fibreuse qui contient les graines.
    Coupez chaque moitié en deux puis pelez le potimarron.
    J’utilise un couteau économe de très bonne qualité. Vous pouvez utiliser un couteau mais c’est plus dangereux.
    Coupez ensuite la chair en gros cubes (5 cm).

    Faites cuire la chair soit à la cocotte minute (compter dans ce cas 12 minutes après le début du chuchotement de la soupape) ou dans de l’eau bouillante salée jusqu’à ce que la chair soit tendre.

    Ecrasez et rajoutez du beurre et éventuellement du sel.

    Dégustez.



  • POTIMARRON

    POTIMARRON (TARTE)


    Autres appellations
    Potiron doux d'Hokkaïdo
    Red Kuri
    Courge de Chine




    Cucurbita maxima var.


    Anglais: Hokkaïdo

    C'est une excellente façon d'utiliser votre confiture de potimarron ou autre confiture de courge!

    Ingrédients

    320 ml de confiture de Potimarrons
    50 ml crème fraîche
    3 Poires
    150 g de farine
    75 g de beurre
    2 œufs
    beurre
    sel

    Préparation

    1. Chemiser un moule beurré de pâte brisée; recouvrir de moitiés de poires.
    2. Dans un bol, mélanger les œufs, 2 œufs entiers, la confiture de potimarrons et la crème. Verser sur les poires.
    3. Cuire la tarte à 180° C. ou 350° F. environ 35 à 40 minutes ou jusqu'à ce que la tarte soit cuite - attention! La préparation est un peu comme celle d'une quiche aussi il ne faut pas trop faire cuire pour perdre alors tout son moelleux. Vérifier la cuisson en la piquant avec la pointe d'un couteau.
    4. Quelques minutes avant la fin de la cuisson, Un peu avant la fin de la cuisson, saupoudrer de sucre roux et faire caraméliser. Servir chaud ou froid.







  •  Projetez-vous une fois de plus en 2050

     

    Au terme du débat national, envisageons ce qui pourrait arriver de pire à l'éducation. Vous êtes vous déjà demandé ce qui se passerait si l'école suivait le même chemin que la télévision dans ses pires moments ou que la science quand elle s'abandonne au seul pouvoir de l'argent ?

    Projetez-vous une fois de plus en 2050… Les machines dominent tout et les humains se laissent aller.

    Le matin, votre enfant arrive à l'école. Il y a la queue à l'entrée : le portique de sécurité est en panne. Impossible de détecter les objets non autorisés… Fouille obligatoire !

    Oui, mais voilà, la circulaire n° 2030-A51, destinée à lutter contre la pédophilie, interdit aux profs de fouiller les enfants ! Heureusement, Sécur'School, une société privée, envoie des molosses assermentés ! Sauvés ! Le directeur met en route les caméras de surveillance "pan-optique", les cours vont pouvoir commencer.

    Pendant la classe, un système d'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet de scanner l'activité cérébrale, l'attention et la concentration des élèves. Un microprocesseur informatique dose le niveau et le rythme des exercices.

    Tout va bien ! Les programmes fournis par les multinationales sont aux normes ISO 9002 et le directeur n'a plus qu'à lancer par email sa commande de molécules revitalisantes pour la cantine…

    Quant aux professeurs, il y en a de moins en moins. Plus personne ne veut faire ce métier. Les machines ne s'énervent pas et répondent plus vite aux questions de Jojo.

    Les parents sont ravis ; ils en redemandent même, car les rares profs qui restent sont plutôt mal en point. Depuis qu'on a retardé les départs à la retraite, l'école ressemble à un hospice !

    A 67 ans, madame Renard, en CP, ne se penche plus pour corriger la tenue du stylo de ses élèves : le renouvellement de sa prothèse de hanche a été refusé par la NGEN, déficit oblige ! (De toute façon, avec sa maladie de Parkinson, elle tremble encore plus que les enfants !)

    Quant à la classe d'à côté, les problèmes de prostate de l'enseignant l'obligent à laisser seuls ses élèves de plus en plus fréquemment. Heureusement, il a encore toute sa tête : il attend les Publicités Télévisées à diffusion Obligatoire dans les classes pour quitter la sienne (les PTO financent les fournitures scolaires).

    En maternelle, les maîtresses refusent de refaire les lacets des élèves pendant les récrés : suite à une négociation avec les syndicats, tout enseignant âgé de plus de 55 ans est en droit de refuser de se baisser !

    Mais les parents ont un motif de satisfaction : les troublions, les enfants dits "gênants" et les filles voilées sont exclus du système scolaire classique ! Ils vont dans des écoles de "redressement laïque et disciplinaire".

    Comme on sait bien qu'ils ne rejoignent jamais la filière normale, on construit même des prisons nouvelles, mais des prisons laïques !

    La société semble satisfaite. Maintenant, les meilleurs élèves restent dans le public, alors...

    Heureusement, tout ceci n'est qu'un cauchemar ; pour en sortir, réveillez-vous... ou ne faites pas d'enfants !

    Ce sujet de Sylvain Canet a été diffusé le 6 janvier 2004.



      
     
      
      





  •  Les écoles Waldorf en Allemagne

    Pédagogies alternatives : Les écoles Waldorf en Allemagne

    Annette BurgdorfRudolph Steiner tenait, en 1919, en tant que professeur, des discours devant des travailleurs du fabricant de cigarettes Waldorf-Astoria, à Stuttgart, dans le sud-ouest de l'Allemagne.

    Ces travailleurs étaient tellement impressionnés par la personnalité de Steiner qu'ils revendiquaient pour leurs enfants une école avec une dimension plus profonde. L'école Waldorf était née. C'était le premier établissement intégré et la première fois que le principe de l'égalité sociale dans l'éducation était réalisé.

    Cela veut dire qu'indépendamment de leur origine sociale, de leur talent et de leur future profession, les enfants suivent tous une formation commune.

    Dans ces écoles, tout repose sur l'anthroposophie de Steiner :

    • dans ces écoles, il n'y a pas de notes. Elles sont remplacées, jusqu'au collège, par un rapport annuel présentant un portrait de l'enfant et de son comportement. Et il n'y a aucun redoublement ; 

    • de la maternelle jusqu'au bac, la composition des classes ne change pas. Les enfants restent entre eux, ce qui permet que des relations profondes se créent. Cela peut juste être un peu dommage quand l'un d'eux n'apprécie pas ses camarades...

    • une grande partie de l'emploi du temps est consacrée aux activités pratiques et artistiques. Il y a, par exemple, des cours d'eurythmie, un mélange de danse et de théâtre. En plus, les enfants font des stages dans le monde agricole, industriel et social. Et ils apprennent l'informatique très tôt (les écoles Steiner sont parmi les premiers établissements à avoir enseigné l'informatique) ; 

    • à 10 ans, les enfants sont presque trilingues car chacun d'eux apprend deux langues étrangères dès le début de sa scolarité. Pour approfondir leurs connaissances, ils ont la possibilité de faire des échanges avec d'autres écoles Steiner-Waldorf à l'étranger.

    L'objectif est de motiver l'enfant, de lui faire découvrir un monde au-dessus du matériel, de développer une compétence sociale et une intelligence émotionnelle.

    Dans le monde entier, il existe plus de 850 écoles, ce qui représente environ 150 000 enfants. C'est la plus grande initiative d'école privée. En Europe, il y a plus de 600 établissements, dont environ la moitié en Allemagne et aux Pays-Bas, et plus de 500 jardins d'enfants en Allemagne. Chaque année, environ vingt écoles s'ajoutent à cette liste.

    Par contre, en France, seulement 2 200 élèves sont scolarisés dans les vingt écoles ou jardins d'enfants existants. Pourquoi si peu dans l'Hexagone et pourquoi un tel succès en Allemagne ?

    Cela s'explique par la tradition de l'éducation française : elle est laïque, républicaine et centralisée (et les Français en sont fiers). La dimension spirituelle incluse dans l'éducation des écoles Waldorf paraît suspecte.

    En plus, les écoles privées sont traditionnellement catholiques. Les Français ont peut-être peur de ne pas maîtriser la différence.

    Par contre, en Allemagne, chaque région gère son éducation d'une manière indépendante. On est habitués à une grande diversité dans l'éducation. Et les écoles ne sont pas laïques. Les élèves suivent des cours de religion. On connaît le spiritualisme à l'école.

    Cela explique aussi le soutien de l'Etat. En France, peu d'écoles Waldorf sont subventionnées. Résultat, elles coûtent cher : entre 1 500 et 3 800 euros par an, calculés d'après le salaire des parents. Alors qu'en Allemagne, toutes les écoles sont sous contrat. Les frais de scolarité sont moins importants : entre 900 et 2 400 euros seulement.

    Bref : en France, on se méfie de la différence. On reproche à aux écoles Waldorf d'être sectaires, bien que le ministère de l'Education les aie reconnues en juin 2000 comme non sectaires.

    En Allemagne, ces écoles sont complètement intégrées dans l'éducation. Les établissements "normaux" adaptent même quelques principes de Steiner, comme par exemple, le fait de ne pas donner de notes aux petits enfants pour l'apprentissage des langues. Chez nous, on considère ces écoles comme un endroit de paix et de liberté, ouverts à tout le monde.

    L'anthroposophie de Steiner refuse le sectarisme sous toutes ses formes. Prenons, par exemple, les classes : les élèves viennent de toutes les couches sociales et cela est vraiment respecté.

    Une chose qui est commune dans les deux pays : les résultats au bac sont très positifs. Le pourcentage des enfants sortant d'une école Waldorf qui passent leur bac est plus élevé que celui des lycées normaux. Voilà pourquoi ces écoles cartonnent en outre-Rhin.

    Rudolph Steiner était un homme avant-gardiste. Même cent ans plus tard, ses thèses restent très modernes, voire révolutionnaires, sachant qu'il a également inventé la médecine anthroposophique et l'agriculture biodynamique, tout ce qu'on aime en Allemagne...

    Ce sujet d'Annette Burgdorf a été diffusé le 23 avril 2004.



      Introduction
      J'ai rêvé une école en... 2050
      L'école de demain en version cauchemar
      Les écoles Waldorf en Allemagne
      Pour en savoir plus
      Forum : Scolarité : Pas comme les autres