Le blog de Brigitte Léonet

  • semaine bio 2013

    Semaine  bio 2013

    Comment participer?

    La thématique pour 2013

    Le bio près de chez vous, c’est bon pour la santé, mais en plus cela a du goût!

    Les produits bio ont convaincus de nombreux consommateurs car ils sont respectueux de la santé de l’homme assurant par exemple des produits exempts de pesticides chimiques, de résidus d’OGM. Mais ce n’est pas tout! Les produits bio sont aussi reconnus pour leur goût authentique et savoureux. Des légumes de pleine terre, des animaux élevés en plein air, du pain qui a pris le temps de lever, les produits bio séduisent par leur qualité. Le Semaine Bio mettra en avant le bio, bon pour la santé, bon pour le palais.

    En 2013, la campagne mettra une fois encore la production régionale à l’honneur. La Wallonie compte à elle seule 980 producteurs et 434 transformateurs bio Wallons à la fin 2011. La Semaine Bio est l’occasion de mettre en avant ce fort potentiel et un savoir-faire de qualité.

    La Semaine Bio 2012 en 4 questions

    1. Qui peut participer?

    Que vous soyez producteur, transformateur, point de vente, association, collectivité, école ou particulier, vous pouvez proposer une activité, à condition qu’elle soit en lien avec l’agriculture biologique.

    Pour participer, pas besoin de gros moyens, ni de déplacer des montagnes, tous les projets comptent, qu’ils soient à destination du grand public ou des professionnels! Il vous suffit d’avoir une idée.

     

     

    2. Comment participer?

    Vous devez vous inscrire en ligne via www.semainebio.be/inscriptions.php ou compléter le formulaire en pièce jointe et le renvoyer au plus tôt et avant le 10 avril par fax (081/390 691) ou par courrier postal à BioForum Wallonie (98, rue Nanon, 5000-Namur). Une fois votre dossier d’inscription complété, BioForum Wallonie reprendra contact avec vous. Après acceptation de votre dossier, vous recevrez des outils de communication pour faire connaître votre action.

    3. Quelle activité?

    Soit vous vous adressez au grand public,

    Quelques exemplesd’activités en lien avec la thématique:

    • dégustation de produits locaux, test goût à l’aveugle
    • atelier culinaire pour apprendre à cuisiner vos produits
    • démonstration avec participation du public
    • conférences et soirées débats
    • visite ou portes ouvertes: faire découvrir, au détour d’une ballade, vos installations et en quoi consiste votre quotidien
    • promotions
    • animations pédagogiques
    • expositions
    • projections et débats
    • etc.

    Soit/Et vous vous adressez aux professionnels,

    Quelques exemples:

    • conférences et soirées débats
    • formations
    • rencontres en réseaux
    • dégustations
    • etc.

    Si vous désirez organiser une conférence ou un atelier pédagogique, BioForum Wallonie peut vous aiguiller vers des intervenants.

    Toute activité ayant pour thème le goût et les saveurs des produits locaux sera particulièrement encouragée!

     

    4. Comment communiquer votre activité?

    Pour donner de l'ampleur à la campagne et sensibiliser le grand public, la Semaine Bio bénéficiera d'une couverture médiatique.

    Pour assurer la visibilité de votre action, Nous mettons à votre disposition plusieurs outils. A vous de vous en servir pour promouvoir votre activité:

    1. Votre activité sera répertoriée sur le livret «Programme de la Semaine Bio» et sur le site internet www.semainebio.be

    2. Nous vous offrons un kit communication (à commander lors de votre inscription) reprenant:

    • des flyers personnalisables pour y inscrire votre activité (GRATUIT)
    • des livrets «Programme de la Semaine Bio» reprenant votre activité (GRATUIT)
    • des folders généraux sur le bio (GRATUIT)
    • des livrets de cuisine bio, réalisé en collaboration avec le magazine Télépro, à offrir à vos visiteurs. (GRATUIT) (Sous réserve de l’obtention des subsides du Ministre de l’agriculture)
    • des sets de table sur la thématique bio (uniquement pour les activités comportant dans leur programme un repas bio) (GRATUIT)
    • des bâches «Semaine Bio», format 50 cm x 150 cm avec 4 œillets(8 euros/ unité+ frais de livraison à inclure)

    3. Vous pouvez également télécharger sur le site www.semainebio.be:

    • Des banners pour votre site internet
    • Un communiqué de presse personnalisable

    La mobilisation locale est toujours la plus efficace, nous vous invitons à utiliser massivement les outils cités ci-dessus, mais aussi à faire connaitre votre activité via vos réseaux (clients, amis, fournisseurs, associations…) par courrier, email, SMS

    Quelques autres astuces pour diffuser votre activité:

    • Informerles médias locaux (presse, radio, télé,...), invitation des journalistes à vos événements, annonces publicitaires…
    • Encoder votre action sur le site Quefaire.be: c’est gratuit et ça vous assure une excellente visibilité
    • Diffuser votre activité via les réseaux sociaux(Facebook, ...)





    Contact : BioForum Wallonie - Rue Nanon, 98 - 5000 Namur
    Tél. : 081/ 390 690 Fax. : 081/ 390 691
    wallonie@bioforum.be - www.biowallonie.be


  • vêtements « propres »

     

     


     

    Greenpeace s’en prend à Zara

    Greenpeace reproche à Zara de ne pas avoir proscrit les substances toxiques de ses vêtements.
    Aux yeux de Greenpeace, Zara est encore loin du compte en matière de protection de l'environnement et des consommateurs.

    Les processus de fabrication de la célèbre marque espagnole ne sont pas du goût de l’association.

    C’est un sujet qui lui tient beaucoup à coeur. Greenpeace veut des vêtements « propres » et ne lésine pas sur la contre-publicité et les rapports à charge pour parvenir à ses fins. Les Lacoste et autres Nike en savent quelque chose, eux qui se sont retrouvés dans l’oeil du cyclone et ont décidé de « verdir » leurs gammes sous la pression des environnementalistes.

    D’une façon générale, même si l’époque est à la « fast fashion », pléthore de grandes marques ont pris des dispositions importantes pour réduire leurs consommations d’eau, de déchets, de produits toxiques et leurs rejets de gaz à effet de serre. Il subsisterait néanmoins un canard boiteux et pas des moindres puisqu’il s’agit de Zara, qui compte pas moins de mille huit cent trente magasins dans soixante pays.

    « Depuis le lancement de la campagne Detox, Greenpeace a mené des actions devant les magasins Zara de quatre-vingt villes du monde […] Samedi, c’est dans dix-neuf villes de France que les militants étaient mobilisés afin d’alerter les consommateurs sur la présence de substances chimiques dangereuses dans les vêtements Zara et de les inciter à exiger de la marque espagnole qu’elle renonce à ces substances toxiques », relate l’association de protection de l’environnement sur son site Internet.

    L’exemple d’H&M

    Une initiative qui a fait mouche et a été « doublée » par la mise en ligne sur le web d’une pétition ayant récolté la bagatelle de deux cent quarante mille paraphes en l’espace de trois jours. De quoi persuader la direction de la multinationale espagnole de lâcher du lest. Si cette dernière a proclamé sa « volonté » de cesser tout rejet de produit toxique dangereux, Greenpeace et ses soutiens attendent cependant des mesures et des engagements significatifs.

    De leur point de vue, l’objectif de ne plus émettre le moindre rejet toxique à l’horizon 2020 est accessible, « mais (il) passe par des actions concrètes à plus court terme telle que la transparence immédiate sur les produits chimiques utilisés, les rejets occasionnés et les sites de production concernés ; et un plan d’action pour éliminer rapidement les produits dangereux », énumère l’ONG. Son « matraquage » a fini par faire plier le groupe suédois H&M, l’un des principaux concurrents de Zara, qui a notamment promis de proscrire les perfluorocarbures (PFC) de sa chaîne de production à compter de 2013.

    L’entreprise espagnole, qui vend plus de huit cent cinquante millions de vêtements chaque année dans le monde, sait ce qu’il lui reste à faire…

  • Semaine bio 2012

     Pour son développement, le bio mise sur la confiance

    Le bio ne connaît pas la crise !  Le secteur représente plus de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit une augmentation annuelle d’environ 20%, basée essentiellement sur l’engouement des consommateurs et sur la demande d’une gamme de plus en plus variée de produits bio. Mais si l’augmentation de la consommation des produits bio est une opportunité pour l’ensemble de la filière, ce succès peut aussi initier des voies de solutions aux multiples enjeux sociétaux auxquels notre agriculture et notre modèle alimentaire doivent faire face. A l’échelle mondiale, il s’agit notamment des enjeux climatiques, de la restauration de l’environnement, de la biodiversité et de la fertilité des sols. Au niveau social, les déséquilibres entre coûts de production et prix de vente, accentués par les difficultés d’accès à la terre, ont
    pour conséquence l’abandon de l’activité par un grand nombre de petits agriculteurs.

    A l’échelle régionale, notre agriculture est aussi à la croisée des chemins et est amenée à se positionner sur le plan social (une perte de 1000 emplois/an en agriculture depuis 20 ans), économique (les exploitations les plus petites et donc les moins rentables disparaissent progressivement) et environnemental.

    Résumer le bio à un simple marché de niche est beaucoup trop réducteur. Par sa spécificité et sa logique, l’agriculture biologique est au cœur même des objectifs du développement durable. A ce titre, elle se positionne comme modèle agricole crédible pour tous les agriculteurs qui veulent maintenir une activité et un(des) emploi(s) sur l’exploitation tout en faisant évoluer le
    mode de production vers un équilibre sol- plante-animal. Elle doit gagner la confiance de tout le secteur agricole qui doit y voir, non pas une concurrence envers l’agriculture conventionnelle, mais un système crédible et un choix d’avenir.

    L’agriculture biologique cherche aussi à maintenir la confiance des consommateurs et des citoyens qui choisissent des produits bio, soucieux d’une alimentation saine, en maintenant un niveau d’exigence très élevé en termes de production, de produits et de contrôle.

    Les pionniers du secteur bio avaient déjà bien compris que la confiance en leur projet était capitale pour assurer la pérennité du système. Cette confiance est édifiée sur le respect de valeurs fondamentales : des pratiques culturales durables, le respect des générations futures, des produits sains et des revenus équitables sont au cœur du bio. Par ailleurs, le bio s’appuie sur la
    réglementation européenne et répond à un cahier des charges strict fixant les règles de production et de conversion. Enfin les règles de contrôle et de certification, l’indépendance et la transparence des organismes de contrôle et de certification sont garantes du mode de production et de la qualité des produits bio. Aujourd’hui tout le secteur bio se donne pour objectif de transmettre les valeurs et le savoir-faire aux acteurs qui le rejoignent.

    On produit bio à l’échelle mondiale. Les pratiques agricoles et culturales varient nécessairement d’un pays à l’autre. Mais elles ont au moins un socle commun, celui des normes de production, de contrôle et de certification édictées par une réglementation officielle. Ceci signifie que tout produit bio mis sur le marché chez nous, y compris de provenance extra-européenne, doit respecter les règles et est soumis aux contrôles. L’achat à l’étranger de produits bio est lié
    notamment à la demande plus importante que la production. Paradoxalement, on importe des produits que l’on peut cultiver ou élever dans notre région sous notre climat. Le secteur bio, pour assurer sa crédibilité et maintenir la confiance que lui accorde la société, ne peut souffrir trop longtemps des incohérences existant sur le plan environnemental (quelle est la plus-value
    écologique d’un produit bio qui parcourt 6000 km ?), sur le plan économique (pourquoi la plus-value ne profite-t-elle pas aux agriculteurs et à des entreprises de la région) et sur le plan social (on reproche souvent aux produits bio d’être trop coûteux alors que les produits bio, locaux, de saison et vendus en circuits courts ne sont pas nécessairement plus chers que des produits conventionnels). Parce que le bio est bien plus qu’un produit « bon pour la santé ».

    Le nombre d’agriculteurs bio en Wallonie est en croissance  Une chance pour les citoyens-consommateurs qui peuvent trouver, à proximité de chez eux (à la ferme, sur des marchés locaux, dans des groupements d’achats collectifs ou solidaires - les GAC ou GAS-, chez les détaillants spécialisés…), des produits locaux, frais, sains, savoureux et de saison.

    Tout autant que la perspective économique qui permet d’assurer l’existence et la pérennité d’une ferme et du secteur bio dans son ensemble, les agriculteurs et, en même temps, l’ensemble de la société peuvent y trouver un intérêt mobilisateur : celui d’offrir la possibilité de tisser un lien fort entre agriculture de proximité et une alimentation durable, gage de confiance
    et de cohérence dans la logique du développement durable

     

     

    http://www.semainebio.be

     

     

     

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  • Vaccination - La Grande Illusion

     

    BICKEL - Vaccination - La Grande illusion  

     http://www.bickel.fr/nouveausite/index.php

     

    Présenté d’une manière originale, les livres de BICKEL nous invitent à sortir de l’hypnose collective en nous faisant rire.
    BICKEL est un spécialiste de la BD illustrant la vie, la santé et la médecine.

    Après le scandale de la vache folle, du sang contaminé, des hormones de croissance, etc... il est temps de faire éclater un des plus gros scandales de l’histoire de la médecine ; celui des vaccinations dangereuses et inutiles !

    L'humour ravaguer de René Bickel est peut être bien plus efficace, que la rhétorique scientifique, pour déprogrammer dans les cerveaux les croyances que la médecine assène depuis des décennies. Cet ouvrage offre une détente éducative par le plaisir pour remettre joliment les pendules à l’heure concernant les vaccins. Michel DOGNA (Horizons Virtuels)

    Un livre indispensable à tout couple qui a, ou attend, un bébé. Un cadeau utile pour toute personne concernée par le problème des vaccinations, c’est-à-dire quasiment tout le monde.

     

     

     

  • mécanismes des marchés et le rôle des banques.

     

    Entretien exceptionnel de Myret Zaki qui explique exactement les mécanismes des marchés et le rôle des banques.


    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6phVnSiZE60

  • Peintures Naturelles AURO à Theux 087 530 519

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    Information sur le niveau d’émission de substances volatiles dans l’air intérieur, présentant un risque de toxicité par inhalation, sur une échelle de classe allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions)

     

    Dès maintenant, AURO est à même de vous offrir des produits de la classe A + pour tous les domaines d'application dans la maison.

    Que vous souhaitiez décorer vos murs, traiter vos parquets, laquer vos meubles, lasurer vos fenêtres ou coller un revêtement de sol, AURO a les produits adéquats, classés A + selon la nouvelle loi française.

     

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    La peinture lavable N° 324 est une peinture mate en dispersion, à base d'huiles naturelles. Comme tous les produits AURO, elle laisse respirer les murs et garantit ainsi un climat ambiant sain. Blanche à la base, on peut la colorer avec les colorants pour peinture murale AURO N° 330. Grâce à ses propriétés de lavabilité, elle est particulièrement adaptée à une application dans un couloir ou dans une chambre d'enfants.
    Forte de sa transparence, la société AURO déclare toutes les matières premières utilisées pour la fabrication du produit, sur l'étiquette.

    Pour tout renseignement technique, consultez notre fiche technique ou renseignez-vous auprès de votre revendeur AURO local.

    Magasin BIO   www.clairdeterre.be                                                                                               37 rue hovémont   Theux                                  087 530 519

     

     

     

     

  • Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste

    LIBERTÉ DE LA PRESSE

    Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste



    GASLAND par latelelibre

    PAR SOPHIE CHAPELLE (3 FÉVRIER 2012)

    Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive "Gasland", qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux États-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence.

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    Enquêter sur les gaz de schiste dérange le monde industriel et politique. Le 1er février, Josh Fox, le réalisateur du documentaire Gasland, a été arrêté alors qu’il assistait à une audience à la Chambre des représentants des États-Unis. Le sous-comité de la Chambre sur la science, l’espace et la technologie devait examiner un rapport [1] de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publié en décembre 2011, dont les conclusions sont sans appel : la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste représente un danger pour les eaux souterraines.

    D’après Josh Fox, « les dirigeants républicains voulaient utiliser cette audience pour attaquer l’enquête menée par l’EPA, qui implique des centaines d’échantillons et d’analyses de l’eau ». À l’origine de cette enquête, des habitants de Pavillion, dans le Wyoming (166 habitants), se plaignent au printemps 2008 auprès de l’agence environnementale de la qualité de leur eau potable. L’odeur et la couleur de l’eau leur paraît suspectes. Et ils s’interrogent sur le lien éventuel avec les 169 puits de forage qui entourent leur ville… L’industrie gazière – menée par la compagnie canadienne EnCana, qui possède les forages à Pavillion – nie que ses activités puissent être responsables de la pollution. Après l’interdiction, en 2010, par le ministère fédéral de la Santé, d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation, EnCana prend en charge la fourniture en eau potable des 21 foyers les plus touchés.

    Eau « potable » cancérogène

    L’enquête diligentée par l’EPA de mars 2009 à avril 2011 révèle de fortes concentrations de phénols, une substance cancérogène dangereuse, de potassium, de composés organiques synthétiques ainsi que des traces de gazole ! Le réseau d’eau potable contient par ailleurs des concentrations de benzène 50 fois supérieures aux normes du Safe Drinking Water Act, le règlement portant sur la pollution des eaux potables aux États-Unis ! Comme le souligne le site Propublica, les composés chimiques détectés par l’EPA – dont le solvant 2-Butoxyethanol (2-BE) – font partie de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

    « Nous suivons cette affaire depuis trois ans, et il nous semblait que cette audition pouvait constituer une attaque contre l’Agence de protection environnementale, alors nous voulions être là », a déclaré Josh Fox. « Nous voulions que cela soit transparent pour le peuple américain. » Mais le président de séance, un Républicain, n’est pas de cet avis. Il demande à Josh Fox d’éteindre sa caméra en expliquant qu’il ne dispose pas d’accréditation pour enregistrer l’audience. Cette dernière était pourtant consultable sur le site Internet du comité, comme la plupart des comités du Congrès. « Au moment où ils m’ont dit d’éteindre les caméras, je ne pouvais pas. Je connais mes droits et j’ai senti qu’il était impératif de les exercer. » Menotté manu militari [2], Josh Fox est alors escorté à l’extérieur de la salle.

    Violation de la liberté de la presse

    Arthur Spitzer, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles à Washington, rappelle qu’« il est systématiquement permis aux journalistes professionnels d’enregistrer les audiences des comités du Congrès, même quand ils n’ont pas leur carte de presse officielle. Exclure un journaliste parce qu’il ne partage pas les vues politiques de la présidence du comité est scandaleux ». Les Démocrates ont forcé la tenue de deux votes, un premier visant à permettre à Josh Fox de filmer les discussions, et un second pour suspendre les audiences pendant une semaine afin de permettre au cinéaste d’obtenir les autorisations nécessaires au cours de cette période. Rien n’y fait : les deux motions sont défaites par un vote soumis à la discipline de parti [3].

    Relâché plus tard par la police du Capitole sans avoir eu à verser de caution ou d’amende, Josh Fox est cité à comparaître le 15 février prochain pour « entrée illégale ». Bien qu’il ait été ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (l’équivalent du ministère de l’Intérieur aux États-Unis, ndlr), Josh Fox ne veut pas reculer devant les pressions exercées. Il réalise actuellement la suite du documentaire Gasland, nominé aux Oscars en 2011.

    Sophie Chapelle